Eglise collégiale puis paroissiale Saint-Dominique
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Commune de Monpazier

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
  • Commune Monpazier
  • Adresse rue Notre-Dame
  • Cadastre 1845 SU 328  ; 1986 AC 238, 537
  • Dénominations
    église, collégiale, église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Dominique

La construction de l'église Saint-Dominique a débuté à la fin du 13e siècle, peu après la fondation de la bastide (1284), par l'édification du chevet, du transept et de la chapelle latérale sud attenante. La construction de la nef n'est achevée que vers 1462. A l'extrême fin du 15e siècle les chanoines, installés dans la localité voisine de Capdrot malmenée durant la guerre de Cent Ans et menacée par le seigneur de Biron, délaissent leur collégiale et s'installent à Monpazier, bastide fortifiée jugée plus sûre. Ce transfert, autorisé par l'évêque de Sarlat en 1490, a d'importantes conséquences : soixante-huit paroisses sont désormais rattachées à l'église de la bastide, qui devient un centre religieux important. Les chanoines s'emploient à transformer l'édifice en installant des stalles dans le chœur en 1506-1507, puis en aménageant dans la façade ouest un nouveau portail de style Renaissance, datable des années 1520-1530. C'est également au début du 16e siècle que l'église, auréolée de ce prestige nouveau, est agrémentée de chapelles latérales commanditées par des familles nobles des environs ou des congrégations : la première chapelle sud, dite de Fargues, paraît ainsi datée par une inscription de 1521. Excepté quelques modifications très ponctuelles (clocher, chapelles, sacristie), l'édifice ne connaît plus de transformations majeures après le milieu du 16e siècle. Il est classé au titre des Monuments historiques en 1865 et ses maçonneries extérieures sont progressivement restaurées depuis 2009, d'abord par le chevet puis par les parements du clocher.

  • Période(s)
    • Principale : limite 13e siècle 14e siècle
    • Secondaire : 3e quart 15e siècle
    • Secondaire : 4e quart 15e siècle
    • Principale : 1er quart 16e siècle
  • Dates
    • 1521, porte la date

L'église adopte un plan en croix latine, avec une nef de trois travées, un transept peu saillant et un chevet à pans coupés. Des voûtes d'ogives quadripartites parfois agrémentées de liernes couvrent l'édifice, à l'exception de certaines chapelles seulement charpentées. A l'entrée du chœur et dans le transept, les chapiteaux qui somment les piliers et colonnes engagées affectent un style gothique assez archaïque. Les murs gouttereaux de la nef sont ajourés de grandes arcades au premier niveau, qui ouvrent sur les chapelles latérales. Au nord, une porte aujourd'hui murée et partiellement obturée par la chaire assurait initialement la communication avec le cimetière voisin. Le clocher est implanté au nord-ouest ; l'escalier en vis à rampe hélicoïdale qui dessert son troisième niveau est inséré dans une petite tourelle d'escalier demi-hors-œuvre assise sur une console.

  • Murs
    • calcaire moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe polygonale
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour suspendu, en maçonnerie
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • rinceau peuplé, candélabre peuplé, médaillon
    • ange, animal fantastique
    • rose
  • Précision représentations

    Le portail Renaissance de la façade occidentale est sculpté de rinceaux et d'ornements en candélabres peuplés de personnages ; deux bustes en médaillon, bûchés, sont affrontés sur le tympan. Les chapiteaux de l'arc triomphal sont sculptés d'animaux fantastiques et d'anges. Les claveaux de trois des arcs des chapelles latérales sont ornés de roses sculptées.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    portail
  • Protections
    classé MH, 1862
  • Précisions sur la protection

    Église : classement par liste de 1862.

Bibliographie

  • GARDELLES Jacques. Aquitaine gothique. Paris : Picard, 1992.

    p. 206-209
  • LEMASSON Evelyne. Recherches sur les églises de bastides en Périgord (Monpazier, Beaumont, Molières). Bordeaux : mémoire universitaire, 1984.

Périodiques

  • PRADALIER Michèle. "Les églises des bastides du Périgord méridional (Molières, Monpazier, Beaumont)". Congrès archéologique de France, 156e session tenue à Périgueux en 1998. Paris : Société française d'archéologie, 1998.

    p. 73-82
  • CHARRIER Gustave. "Pièces relatives aux diverses communautés religieuses de Monpazier". Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, t.23. Périgueux : 1896.

  • CORVISIER Christian. "Monpazier : Église Saint-Dominique". Congrès archéologique de France, 156e session tenue à Périgueux en 1998. Paris : Société française d'archéologie, 1998.

    p. 367-368
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2013
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Commune de Monpazier
Articulation des dossiers