Dossier IA17050832 | Réalisé par
Edifice logistique dit Magasin général
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Rochefort
  • Adresse 20 rue de l'Arsenal
  • Dénominations
    édifice logistique
  • Précision dénomination
    Magasin général

Le magasin général fait partie des premiers bâtiments de l'arsenal construits avant 1668. Son apparence est connue par le dessin de Berquin, daté de 1690, qui montre un vaste ensemble comparable à la corderie. Les mêmes bâtiments sont représentés par Michel Edelinck, vers 1718 ; il y mentionne 34 magasins différents où l'on place les agrès et apparaux de chaque vaisseau lorsqu'il revient de la mer, et décrit les pavillons comme étant un magasin où l'on reçoit tout ce qui sert aux constructions bâties et armement des vaisseaux et les fournitures des colonies, une salle d'armes où toutes les armes à feu et les armes blanches pour les vaisseaux sont rangées, un magasin pour les armes de retour et un atelier de peinture, sculpture, fanaux et chambre aux voiles. En 1733, Théodore de Blois le décrit comme un bâtiment de 200 toises doté de sept pavillons. La faiblesse du sol sur lequel s'élève cet ensemble entraîne sa reconstruction, au moins partielle, au milieu du 18e siècle.

La partie sud des bâtiments prend l'appellation de magasins particuliers au cours du 18e siècle, lorsque sont institués comme annexe des magasins généraux, des magasins particuliers de vaisseaux et de frégates. Chacun de ces bâtiments doit avoir un magasin exclusivement affecté à recevoir, au désarmement, la totalité des objets portés sur son inventaire, afin qu'ils soient retrouvés aisément et rapidement au premier ordre de réarmement.

Le corps de bâtiment nord date du début du 19e siècle. L'édifice, conçu par l'ingénieur Jean Nicolas Trouille, est sommairement décrit par Félix Reibell, dans son Cours de construction publié en 1841. Le rez-de-chaussée, affecté aux matières combustibles, est formé de voûtes en brique et plâtre, avec canevas métallique appuyé sur des colonnes.

Incendié par les troupes allemandes en 1944, l'ensemble de ces bâtiments tombe en ruine. Certains sont remis en état dans les années 1990 - ils correspondent aux corps nord et ouest et sud du quadrilatère figurant sur le plan de la ville et du port en 1845 -, pour accueillir un centre d'apprentissage et des entreprises.

Le magasin général s'élève à proximité de la rive du fleuve. Du bâtiment édifié au 19e siècle qui enserrait une vaste cour carrée, il ne subsiste que les ailes nord, ouest et sud. Tous ces bâtiments sont en pierre de taille.

Le corps principal, au nord, en pierre de taille, est doté d'un étage carré et couvert d'un toit en tuile creuse. Ses deux élévations sud et nord, identiques, présentent une ordonnance originale. Ces façades sont animées par un bandeau largement saillant à hauteur d'appui des fenêtres de l'étage et par une corniche à modillons. Toutes les ouvertures sont en plein cintre. Au centre s'ouvre, à la manière d'un arc monumental, une porte dont l'encadrement est en bossages à chanfrein et qui est surmontée d'une corniche plus haute que le sommet du reste de la façade. Son imposte est constituée par le bandeau d'appui décrit précédemment. De part et d'autre, cinq larges et hautes ouvertures sont ménagées au rez-de-chaussée, dont une porte pour celle du milieu, tandis que l'étage est éclairé par neuf petites fenêtres. Au rez-de-chaussée, deux rangées de colonnes en fonte supportent des voûtains.

Les ailes ouest et sud sont en rez-de-chaussée, dotées d'un toit à longs pans en tuile creuse pour celle de l'ouest, et, pour celle du sud, d'un toit brisé en tuile creuse et ardoise pour le brisis. Dans ce dernier, des fenêtres ont été percées, vraisemblablement lors du réaménagement du bâtiment.

Dans la façade sur cour du corps de bâtiment ouest sont ménagées trois portes en plein cintre dans des massifs formant de légers avant-corps. Ces trois portes correspondent à des parties intérieures séparées par des murs de refend. Ces murs sont percés d'un arc en plein cintre pour la circulation d'une partie à l'autre. Chacune de ces parties est éclairée par de grandes fenêtres rectangulaires.

Le corps de bâtiment sud est doté d'ouvertures au linteau segmentaire. Sa façade sud est épaulée par une série de contreforts.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • toit à longs pans brisés
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Bibliographie

  • Blois, Théodore de. Histoire de Rochefort contenant l'établissement de cette ville, de son port et arsenal de marine et les antiquitez de son château. Paris : Chez Briasson, 1733.

    p. 198
  • Reibell, Félix, Sganzin, Joseph. Programme ou résumé des leçons d'un cours de construction. Paris : Carilian-Goeury et Vve Dalmont, Tome 2, 1840.

    p. 222
Date d'enquête 2015 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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