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Ecole primaire

Dossier IA79001537 réalisé en 2002

Fiche

Dossiers de synthèse

Genrede garçons, de filles
Parties constituantes non étudiéescour, logement, préau, puits
Dénominationsécole, école primaire
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Lieu-dit : Montigné
Adresse : les
Euchettes
Cadastre : 1981 ZE 61, 62

A partir de 1829, Jean Papot, le premier maître d'école connu à Montigné a fait la classe chez lui à la Moutonnerie. En 1834, le conseil municipal loua une maison pour servir d'école dans le même village, puis à partir de 1840 au bourg de Montigné. Les bâtiments ne figurent pas sur l'ancien plan cadastral. Après Papot, un certain Vinatier a été instituteur jusqu'en 1870. Après sa retraite, le conseil municipal fit le projet de faire construire une école. Après révision, à la demande de la Commission des bâtiments civils, du projet de l'architecte Guillaud de Vernoux, l'école a été bâti en 1875 par Pierre Boinot, entrepreneur à Souchon, commune de Montigné. En 1898, les travaux pour la construction d'un puits ont été adjugés à Frédéric Martin, maçon à Montigné. Le garage a été ajouté en 1935 entre le puits et le préau. D'autres bâtiments sont venus s'accoler et s'adosser à l'ensemble primitif qui est resté reconnaissable.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1875, daté par source
Auteur(s)Auteur : Guillaud Jean-Baptiste architecte attribution par source

Le logement présente sa façade, à trois travées porte centrale, sur le mur gouttereau à l'ouest. Cette élévation est couronnée par une corniche moulurée. Le chaînage est harpé. Le logement est couvert par une toiture à longs pans et croupes. Un bâtiment a été accolé à l'élévation gauche du logement ; il est couvert d'une toiture à longs pans. Un bâtiment bas, probablement l'ancienne remise et bucher, est accolé à l'élévation droite du logement. Ce bâtiment a une couverture à longs pans. La classe est adossée au logement. Les fenêtres ont été remaniées mais la porte a conservé son encadrement d'origine en arc segmentaire qu'on trouve fréquemment chez Guillaud. La classe est couverte par une toiture à longs pans et croupe. Un autre bâtiment a été adossée à la classe ; ce bâtiments est couvert par une toiture à longs pans en matériau synthétique. Tous les autres bâtiments sont couverts en tuile creuse.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse, matériau synthétique en couverture
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
croupe
pignon couvert
Typologiesbâtiments perpendiculaires ; logement à façade en gouttereau ; trois travées ; porte centrale
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Rapport sur le projet de construction d'une école mixte dans la commune de Montigné,

    signé Apffeln, commandant du génie, 3 septembre 1873.

    "Le projet consiste dans la construction :

    1°. D'une maison d'habitation pour l'instituteur, composée d'une cuisine et d'une salle à manger au rez-de-chaussée ; de deux chambres à coucher et d'un cabinet au premier étage. Les dimensions dans oeuvre de ce bâtiment seraient de onze mètres de longueur sur six mètres de profondeur.

    2°. D'un bâtiment contenant les salles d'école, placé perpendiculairement contre la façade postérieure du premier ; chacune des salles aurait sept mètres sur six mètres, elles seraient séparées par une cloison en planches de un mètre soixante de hauteur.

    3°. D'une buanderie, d'une écurie et de lieux d'aisance pour l'instituteur dans la cour qui précède le bâtiment d'habitation.

    4°. De cabinets de latrines et d'un préau couvert pour les enfants de chaque sexe.

    Les matériaux des constructions seraient extraits de l'emplacement des deux premiers bâtiments et l'excavation qui en résulterait serait organisée en caves.

    Avec les dimensions adoptées pour la maison d'habitation, chacune des pièces du logement de l'instituteur aurait quatre mètres sur six mètres. Il semble qu'on pourrait, sans inconvénient, diminuer d'un mètre la longueur et la profondeur de ce bâtiment, ce qui réduirait les pièces du logement à trois mètres cinquante sur cinq mètres, dimensions très suffisantes encore. Cette modification entraînerait sans doute la suppression du cabinet du premier étage, dont l'utilité est contestable ; le logement de l'instituteur, composé de quatre pièces de dix-sept mètres cinquante de surface, des servitudes projetées dans la cour et des caves sous les deux bâtiments serait suffisamment vaste sans ce cabinet ; l'escalier se trouverait éclairé par la fenêtre destinée au cabinet et il deviendrait inutile de lui donner du jour au moyen d'un vitrage placé sur la toiture. On pourrait également supprimer le faux grenier au-dessus de l'étage et descendre la charpente à hauteur du plafond de cet étage ; même observation pour le faux grenier au-dessus de la classe.

    Les économies qui résulteraient des modifications que nous indiquons permettraient sans aucun doute d'employer dans la maçonnerie de moellons du mortier composé de un tiers de chaux et de deux tiers de sable, à la place de celui qu'on se propose d'employer et qui ne contiendrait que un cinquième de chaux et quatre cinquième de sable.

    Les pièces écrites sont complètes et très bien rédigées, on s'est strictement conformé dans leur rédaction au programme arrêté par M. le Préfet.

    Le conseil départemental appelle l'attention de la commission des bâtiments civils sur l'emplacement des préaux, qui lui paraissent difficiles à surveiller ; il semble difficile, étant donné le terrain dont on dispose, de les établir ailleurs.

    En résumé, nous sommes d'avis : qu'il y a lieu de renvoyer le projet avec recommandation de modifier le bâtiment d'habitation et celui de la classe d'après les indications ci-dessus et d'employer pour la maçonnerie de moellons le mortier de un tiers de chaux et deux tiers de sable".

Références documentaires

Bibliographie
  • A.D. Deux-Sèvres : 2 O 1537. 1er juillet 1873 : projet de construction d'une école mixte. Devis et cahier des charges signé Guillaud, architecte à Vernoux. 1873, 3 septembre : rapport de la Commission des bâtiments civils sur le projet. 13 janvier 1874 : rapport de la Commission des bâtiments civils sur le projet... "le projet ayant été modifié conformément aux observations faites... nous sommes d'avis qu'il y a lieu de l'approuver..." 8 janvier 1875 : procès-verbal d'adjudication des travaux ; adjudicataire Pierre Boinot, demeurant à Souchon, commune de Montigné, moyennant 10.361 francs. 1876, 9 janvier : procès-verbal de récolement des travaux, d'un montant de 11.725 francs, signé Guillaud, architecte, et Pierre Boinot. 6 avril 1875 : vente, madame Louise Gibouin, veuve Charruyer, d'une maison avec grenier, un petit bâtiment devant la maison, toit, cour et jardin... et d'un jardin ; acte passé devant Me Fouillade, notaire à Périgné (terrain de l'école). 30 janvier 1898 : procès verbal d'adjudication des travaux à exécuter pour la construction d'un puits à la maison d'école. Adjudicataire Frédéric Martin, maçon puisatier à Montigné.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Pon Charlotte - Liège Aurélie