Dossier IA00043529 | Réalisé par
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Ecole primaire des filles, actuellement maison
Auteur
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
  • Commune Saint-Jean-de-Liversay
  • Lieu-dit Bourg
  • Adresse 2 rue des Sports
  • Cadastre 1811 B 857  ; 2019 OB 128
  • Dénominations
    école primaire
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, mur de clôture, portail

Le 23 avril 1739, par testament, l'ancien curé de Saint-Jean-de-Liversay (il a officié de 1686 à 1738), René Ayrault (1657-1742) effectue une donation au profit des pauvres de la paroisse. Il lègue à celle-ci la cabane de Prétebeau et ses revenus afin d'établir des maîtresses d'écoles qui auront pour mission d'instruire les filles, "surtout dans la piété", de visiter les malades "et leur fournir ce qui leur sera nécessaire tant pour les remèdes qu'elles leur donneront que par les bouillons qu'elles leur feront et autres nourritures qu'elles auront soin de leur fournir". Il donne aussi une somme d'argent pour l'achat ou la construction d'une école de garçons. Ainsi créées probablement dès les années 1740, les deux écoles sont gérées, grâce au don du curé Ayrault, par la paroisse puis, au 19e siècle, par le bureau de bienfaisance communal. A la Révolution, les deux religieuses qui géraient l'établissement doivent partir, laissant du mobilier dont une apothicairerie.

Deux bâtiments, propriétés de la commune et de ses "pauvres indigents", figurent à cet endroit sur le plan cadastral de 1811. Ils sont placés en alignement sur la voie, de part et d'autre de l'entrée d'une cour, comme aujourd'hui. L'espace en arrière n'en dépend toutefois pas à cette époque. En 1841, alors que l'école des garçons est en très mauvais état, celle des filles donne satisfaction mais dix ans plus tard, sa reconstruction est décidée : en effet, on déplore le fait que le niveau du sol de la salle de classe soit inférieur à celui de la rue, provoquant des écoulements d'eau, sans compter l'ouverture directe de la même salle sur la rue, l'éloignement des latrines, l'insalubrité du logement de l'enseignante. Un devis de travaux est présenté le 8 novembre 1850 par M. Coiffé, de Courçon, puis un autre par Achille Fragnaud, agent voyer également à Courçon (qui dirigera aussi bientôt les travaux menés à l'école des garçons). Retardée par le manque d'argent (à la même époque, d'importants travaux ont lieu à l'église), l'opération est enfin réalisée en 1854 par Joseph Nalin, entrepreneur et maréchal-ferrant à Saint-Jean-de-Liversay.

Par la suite, d'importants travaux d'entretien sont réalisés en 1875. Un plan des lieux en 1883 montre que la maison est occupée au rez-de-chaussée, à l'est d'un couloir central, par la classe de la directrice, à l'ouest par un salon, un vestibule et une autre classe, avec des chambres à l'étage pour les enseignantes ; le bâtiment alors situé à l'ouest de la cour, en simple rez-de-chaussée, comprend une cuisine, un cellier et une troisième salle de classe. En 1910, la classe enfantine, de plus en plus fréquentée au point de ne plus pouvoir être prise en charge par les institutrice, est transférée à l'école de garçons. En 1921, un nouveau préau est aménagé dans une servitude.

En 1959, après le transfert de l'école dans le nouveau groupe scolaire, le bâtiment est racheté par la Laiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay pour y loger son directeur.

L'ancienne école est située au coeur du bourg, près de la mairie et de la place de l'église. Elle comprend pour l'essentiel un corps de bâtiment placé en alignement sur la voie, avec cour latérale. Couvert d'un toit à croupes, ce bâtiment présente en façade cinq travées d'ouvertures, réparties symétriquement autour de la porte centrale. La façade est soulignée par un solin, et les appuis des baies sont saillants. Cette construction adopte ainsi les caractères architecturaux d'une habitation classique, loin de l'architecture scolaire normée de la seconde moitié du 19e siècle.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • 1743, 1er mai : accord entre Antoine Penigot de Grandchamps, conseiller du roi, magistrat au siège présidial de Poitiers, et Marie Ayrault son épouse, d'une part, et Pierre Marteau, curé de Saint-Jean-de-Liversay, pour clore le procès entre eux au sujet du testament de René Ayrault, ancien curé de Saint-Jean-de-Liversay (avec copie dudit testament).

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 4 J 246
  • 1806-1931 : gestion du personnel communal, travaux, aménagements, transfert de la mairie et des écoles de garçons et de filles de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1946
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
  • Registres des délibérations du conseil municipal de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives municipales, Saint-Jean-de-Liversay
  • Dossier de notes et documentation de Robert Nalin, historien.

    Archives municipales, Saint-Jean-de-Liversay

Documents figurés

  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Centre vendéen de recherches historiques
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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