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Dépôt pétrolier, Ancienne raffinerie des Pétroles Jupiter puis Shell-Berre, actuellement dépôt pétrolier

Dossier IA33008660 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesbureau
Dénominationsraffinerie de pétrole, réservoir industriel
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
AdresseCommune : Pauillac
Lieu-dit : Trompeloup
Cadastre : 2016 AE 133 à 208 ; 2016 OC 1309 à 1425

En 1931, une raffinerie de pétrole est construite sur l’emplacement d’un entrepôt pétrolier datant de 1923. La raffinerie comprend les unités de fabrication, les réservoirs et une cité ouvrière.

La Société des Pétroles Jupiter est issue de la fusion de la Société Maritime des Pétroles et des Fils de A. Dutch de la Meurthe.

En 1934, l’usine traite 450.000 tonnes de pétrole par an.

Des agrandissements importants sont réalisés en 1938 : la capacité passe alors à 630.000 tonnes.

Détruite par des bombardements en 1940 et en 1944, l’usine est reconstruite en 1947 puis en 1952. Des installations plus modernes sont mises en place pour abriter les unités de raffinage et de stockage ainsi que les bureaux des services généraux. Les travaux sont conduits selon les plans du bureau d'étude Pétrotechna et sous la direction de M. Lauret, du service "Construction" de la Compagnie Shell-Berre. En 1952, la capacité de raffinage est portée à 1 million de tonnes par an : l’usine est spécialisée dans les bitumes et les cut backs, dont elle fournit tout le Sud-Ouest.

Entre 1968 et 1970, la raffinerie est rasée pour être reconstruite avec de nouveaux bureaux. En 1970, le site emploie 300 personnes.

A partir de 1983-1984, la centrale du Blayais entre en fonction et se substitue à la centrale du Bec d’Ambès qui était alimentée au fuel provenant des raffineries. Cela entraîne le déclin de l'activité de raffinage sur place, qui est arrêtée en 1985. Le démantèlement des unités de raffinage s’achève en 1988. En en 1990, il ne reste que 38 salariés.

Le site ne conserve que sa fonction de stockage pour la Société Shell ; il peut accueillir jusqu’à 150 pétroliers par an.

En 2007, le groupe CIM-CCMP rachète le dépôt de Shell. Lors du rachat, il est décidé de mettre à disposition un outil pérenne (au moins pour 20 ans) avec un programme de 20 millions d’euros d’investissement pour construire notamment des réservoirs neufs. Il est également décidé de produire des produits peu dangereux : gazole et bio-gazole (= esters méthyliques d’huiles végétales ou EMHV). Le dépôt est cependant classé Seveso seuil haut. Les produits proviennent d’Angleterre, des Pays-Bas, de Russie et de France, à 100 % par bateau. La réexpédition se fait par principalement par pipe vers Bassens.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle

Le site de 70 hectares est implanté à Trompeloup, le long de l'estuaire de la Gironde, au nord du bourg de Pauillac. Dépôt pétrolier depuis le démantèlement de la raffinerie en 1986, il est composé de bureaux, de 24 cuves de stockage de 1190 à 49.300 m3 (total de 400.000 m3 de stockage), de quelques entrepôts et d'un appontement pétrolier.

D'anciens bâtiments antérieurs aux années 1970 sont conservés :

-pomperie

-appontement

-laboratoire : analyses chimiques au temps de la raffinerie ; aujourd’hui contrôle de densités des produits

-anciens réservoirs (cuves rouillées)

-centrale à vapeur

La salle de contrôle actuelle a été édifiée en 1970 ; elle comporte les anciens postes de contrôle et le nouveau poste. Les autres bâtiments sont postérieurs (à partir de 1988).

L'appontement est propriété du GPM mais en concession :

-Poste 711 : plus en service actuellement, autrefois dédié aux approvisionnements (ou exportation ?) en gaz et produits raffinés.

-Poste 710 : toujours en service ; permet l’approvisionnement du dépôt dans une fourchette de 3000 à 30 000 tonnes d’hydrocarbures.

La structure en béton a été reprise en 2011 et deux bras de transfert doivent être installés en 2012.

Les canalisations sont de 2 types : celles pour les hydrocarbures ; celles pour l’eau de refroidissement et de protection (on ajoute à l’eau un émulseur pour éteindre les incendies d’hydrocarbures).

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Fonds d'archives privées

    Les documents sont issus de ce fonds d’archives (voir dossier d'Inventaire Patrimoine industriel réalisé par Marie Kabouche, 1988, IA00135933, Documentation, Service du patrimoine et de l'Inventaire, Région Nouvelle-Aquitaine, site de Bordeaux).

    • COMPAGNIE SHELL-BERRE PAUILLAC. Historique de la raffinerie de Pauillac, Shell-Berre, 1948.

    -Bref historique de 1920 à 1949 (photocopié 1)

    -cartes avec points de chute de bombes en 1940 et 1944

    -reproduction de photos de l’incendie après le bombardement du 15/08/1940

    -reproduction de photos des destructions après le bombardement du 4 août 1944

    -plan d’ensemble de l’entrepôt mis en exploitation en décembre 1945 (photocopié 2)

    -plan d’ensemble de la raffinerie et de l’entrepôt en 1948 (photocopié 2 bis)

    -perspective de l’installation de distillation sous vide (photocopié 3)

    -graphiques avec activité de reconstruction et de trafic à Pauillac de 1945 à 1948

    -carte de la propriété bâtie et non bâtie de la Cie de raffinerie Shell-Berre

    -image des œuvres sociales à Pauillac (comité d’entreprise)

    • COMPAGNIE SHELL-BERRE PAUILLAC. Raffinerie de Pauillac, Paris, Shell-Berre, 1955.

    (pas de pagination)

    La Compagnie de Raffinage Shell Berre (constituée le 13/11/1947) a été formée par la Société Shell française et la Compagnie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, désireuses de concentrer leurs moyens de raffinage dans le cadre du Plan de modernisation et d’équipement de l’industrie du pétrole. Shell française est l’ancienne Société anonyme des Pétroles Jupiter, elle-même issue des la Société « Les Fils d’Alexandre Deutsch de la Meurthe » et de la Société Maritime des Pétroles, qui possédait la raffinerie de Petit-Couronne et celle de Pauillac. La Compagnie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, du Groupe Saint-Gobain, était propriétaire de la raffinerie de Berre.

    En France, les produits fins, carburants, fuels, bitumes et produits spéciaux sont distribués par la Société des Pétroles Shell-Berre. La distribution en Union française et à l’étranger est assurée par Shell française et par la Compagnie des Produits Chimiques et Raffinerie de Berre.

    Bombardements

    Reconstruction en 1948, puis :

    -construction de postes spéciaux de déchargement, ainsi que de nouveaux bacs de stockage pour traiter une partie de la production du site de Lacq

    -construction d’une unité adaptée au traitement du pétrole brut du Moyen-orient, complétée par des installations de raffinage et de stockage correspondantes (suite au décret du 18/10/1950 prévoyant le traitement sur la côte Atlantique d’un important pourcentage de la production française d’essence)

    Plan de la raffinerie en 1955 (photocopié 4)

    Description de la raffinerie (qui correspond au plan) :

    • Les unités de fabrication :

    Traitement des pétroles bruts en provenance du Moyen-Orient et du Venezuela et près de 18000 tonnes/mois de pétrole brut de Lacq.

    1/ distillation-distillation dans une colonne de fractionnement (topping) : le pétrole brut chauffé se subdivise en produits de volatilité décroissante : gaz, essence, kérosène, gas-oil.

    -les fractions les + lourdes, recueillies à l’état liquide en fond de colonne, sont redistillées sous vide dans une seconde colonne d’où l’on extrait le gas-oil lourd, des distillats d’huile et des bitumes

    -le topping bitume traite les pétroles bruts de Lacq et du Venezuela et permet la production de bitume

    -le topping fuel a été construit pour le traitement des pétroles bruts du Moyen-Orient, riches en hydrocarbures légers et permet de produire de l’essence

    2/ raffinage

    La plupart des produits obtenus directement des unités de distillation ne peuvent être utilisés tels quels : traitements chimiques nécessaires. Par ex. l’éthylation : l’adaptation des carburants aux taux de compression des moteurs est généralement obtenue par l’addition à l’essence d’une faible quantité de plomb tétraéthyle.

    • Les service généraux :

    -ateliers de mécanique, de chaudronnerie et d’électricité

    -chaufferie avec 5 chaudières pouvant produire près de 500 T/jour de vapeur destinée au traitement des produits et au fonctionnement de certaines pompes. L’électricité est fournie par la Régie d’Electricité de la Gironde.

    -station de pompage des eaux en Gironde

    -le laboratoire = effectue plusieurs milliers d’analyses /mois d’échantillons de produits intermédiaires et finis (par ex. sur l’indice d’octane des essences) ; grâce à des appareils spéciaux (moteurs CFR) on contrôle les phénomènes qui peuvent influencer la détonation des carburants à l’intérieur des moteurs

    • Les stockages

    Capacité de stockage totale de la raffinerie = 175 000 m3 + 50 Km de conduites pétrolières dans lesquelles la circulation des produits est assurée par l 6 salles équipées de nombreuses pompes électriques et à vapeur.

    -les bruts sont stockés dans un parc de bacs d’une capacité de 10 000 m3 chacun

    • Installations pour les expéditions/approvisionnements :

    -Appontements

    ¾ des produits finis sont expédiés par eau

    Les appontements en Gironde sont construits en eau profonde, une branche est aménagée pour recevoir simultanément de 2 à 4 chalands de 200 tonnes ou de 3 caboteurs de 3000 tonnes ;

    Les appontements pour navires (jusqu’à 18 000 tonnes = tankers), constitués par un long ouvrage de 80 m de long formé de 2 ducs d’Albe en béton et reliés au rivage par une passerelle de 240 m, reçoivent les bruts du Vénézuela et du Moyen-orient.

    -Gare routière construite en 1954

    La gare dispose de bacs spécialisés et d’installations permettant le réchauffage des produits, qui peuvent être ensuite transportés et utilisés dans les meilleures conditions techniques et économiques.

    -Gare ferroviaire, reliée par un embranchement particulier à la ligne SNCF Bordeaux-Pointe de Grave, dispose de plus de 3000 m de voies ferrées desservant les ateliers et magasins, les rampes de déchargement du pétrole brut de Lacq et d’expédition des produits finis par wagons-citernes.

    • Cité ouvrière

    Gravement endommagée pendant la guerre, la Cité a été partiellement reconstruite et comprend une cinquantaine de maisons.

    Visible encore sur une photo de 1966, 1969.

    Détruite en 1988.

    • Installations sportives-piscine-terrains de basket-terrains de boules-2 cours de tennis-un terrain de football achevé en 1954

    • Cantine (à l’entrée de l’usine)Inauguré en 1952 (120 à 140 repas)

    • Centre social (à l’entrée de l’usine)

    Mis en service en 1954 avec bibliothèque, infirmerie 

    • PENE. « Ch. III : La superstructure pétrolière du bassin aquitain », Les hydrocarbures dans le bassin aquitain, Bordeaux, 1959, p. 89-98.

    EN 1924, une commission interministérielle choisit l’emplacement du Bec d’Ambès pour y créer un centre d’importation des produits du pétrole. Dès 1930, les travaux étaient terminés, Bordeaux était doté d’un port pétrolier à proximité duquel 2 raffineries allaient apparaître.Photocopies de l’ensemble du document car concerne aussi la raffinerie d’Ambès et les installations portuaires (5)

    Sur Pauillac, p. 97-98 :

    -800 000 tonnes de traitement en 1959

    -Traitement :

    1/ topping bitume avec 2 colonnes principales : la 1ère permettant la distillation du produit brut, la 2nde permettant la distillation sous vide des produits lourds

    2/topping fuel pour les pétroles du MO et de Parentis

    3/ raffinerie :

    Les composés sulfurés sont éliminés par brassage de l’essence avec une solution à base de crésol et de potasse appelée « solutizer »

    Kérosène et essence sont raffinés par acide sulfurique

    Mélange des différents produits entre eux ou tétraéthylation de l’essence pour ajustement aux spécifications commerciales et gouvernementales.

    + nombreux clichés des années 1950 à 1985

    Vue en 1969 (photocopié 6)

    Vue en 1985 (photocopié 7)

    • "Raffinerie de pétrole à Pauillac", Extrait de Bordeaux et le Sud-Ouest. Revue économique, 1ère année, n°1 et 2. bordeaux : Delmas, 1946.
  • AD Gironde. Fonds du Port Autonome de Bordeaux
    • ADG – 2002/086 1465

    -Décision du directeur du port autonome de Bordeaux – Autorisation B 5343

    Plan des installations construites en 1946 à la demande du directeur de la Société des Consommateurs de Pétrole, en vue de recevoir des caboteurs et des chalands porteurs d’hydrocarbures :

    un ouvrage à charpente comportant

    -un appontement

    -une passerelle de raccordement à la berge

    -2 ducs d’albe

    -un abri à usage de dépôt de matériel-une grue sur rail

    -4 canalisations

    -2 bollards placés aux angles amont et aval du front d’accostage de l’appontement

    Plan : « Ouvrage en rivière et installations diverses autorisées, en aval de Pauillac Gaët, sous le régime de l’occupation temporaire, au profit de la Société anonyme Les Consommateurs de Pétrole ».

    -Appontement des Consommateurs de pétrole – Dossier préparatoire

    Dépôt de Pauillac : plan d’ensemble – plan n° 2805 du 31 juillet 1944

    Détails des installations + dessin de l’ouvrage souhaité par la Société des Consommateurs de Pétrole

    + plans de la passerelle

    -Courriers relatifs aux redevances payées au PAB par la SCP

    -PAB, Rapport de l’ingénieur sur le dépôts d’hydrocarbures, 28/08/1939

    Installation de la SCP : arrêté du 13/04/1939 : la capacité totale du dépôt est de 30700 m3 ; demande pour passer à 33800 m3

    -CCB – Séance du 30 janvier 1936 – Entrepôt d’huiles minérales à Pauillac-Gaët – augmentation de la capacité de stockage demandée par la Société des Consommateurs de pétrole : Lettre du directeur du PAB au Pdt de la Chambre de commerce de Bordeaux

    « Lors de la création du dépôt de Pauillac-Gaët, le Conseil d’administration du port autonome, dans sa séance du 5 septembre 1925, avait limité le tonnage pouvant être reçu à l’appontement en rivière de la Compagnie des Chemins de fer du Midi à 5700 tonnes par an. »

    -Réception de produits pétroliers à Pauillac par la Société des Consommateurs de Pétroles.

    -Les Consommateurs de pétrole – Assemblée générale ordinaire – 14 juin 1930 – Rapport du CA – Exercice 1929

    « Votre dépôt de Pauillac, mis en exploitation à la fin de l’exercice précédent, permet de livrer toutes les huiles et tous les produits blancs que peut nous demander la Compagnie du Midi, et une partie de ces mêmes produits que peuvent nous demander la Compagnie du P.-O. et le réseau de l’Etat. »

    -Lettre des Consommateurs de Pétrole à l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 8 avril 1930 - Dépôt de Pauillac - plan d’ensemble – au 1/200 ème

    -PAB, Installation de déchargement de produits pétroliers à l’appontement de la Compagnie du Midi à Pauillac – traité entre la Compagnie du Midi et la Société « Les Consommateurs de Pétrole » - Rapport du Subdivisionnaire – 6/02/1928

    « La Compagnie du Midi et la Société « Les Consommateurs de Pétroles » ont passé à la date du 25 juin 1927 un traité réglementant les conditions d’installation et d’exploitation d’un embranchement particulier sur la voie du Port de Pilotes, et l’usage de l’appontement que la Cie du Midi a construit pour le déchargement de ses charbons. La construction et l’exploitation de l’appontement en question ont été autorisées par arrêté préfectoral du 14 avril 1917. »

    -Société commerciale des ateliers de Bordeaux-Bassens – Service des études – Les Consommateurs de Pétroles – Passerelle métallique – Ensemble – Bassens, le 22 décembre 1927.

    -Occupations temporaires – Installation de déchargement de produits pétroliers à l’appontement de la Cie du Midi à Pauillac – Demande de la Société « Les Consommateurs de Pétrole » - Enquête nautique locale – Plan de mouillage des corps-morts – Echelle 1/20ème

    Dressé par l’ingénieur en chef des Accès, le 21 mai 1927

    -Installation à Pauillac d’un dépôt d’hydrocarbures : chemise de dossier avec plans communiqués par lettre le 18 juin 1926 : notice explicative ; carte d’état major ; projet de passerelle de service ; plan d’ensemble du dépôt ; plan de situation 

    • ADG – 2002/086 1466 : Documents sur la Société des Pétroles Jupiter

    -Chemise de Liasse 1 – 95 e 4/28

    Doc imprimé : La société des pétroles Jupiter – Notice éditée à l’occasion de l’inauguration de la raffinerie de Petite-Couronne -5 janvier 1933

    8 images de la raffinerie de Pauillac :

    -Vue des ateliers de distillation et de raffinage

    -vue de la centrale électrique, des installations de décantation des eaux, du parc de stockage des produits finis et des appontements

    -distillerie

    -colonnes à plateaux

    -4 images des la raffinerie de Pauillac au cours des travaux de la station de pompage des eaux de la Gironde

    -Chemise de Liasse 3 – 95 e 4/28

    Plan du 12 juin 1930

  • Entretien avec M. Caumont, qui a travaillé à la raffinerie de 1949 à 1989

    Entretien le 7 février 2012

    Né en 1928 ; entré à la raffinerie de Pauillac Shell en 1949 puis travaille de 1959 à 1970 à la raffinerie de Berre puis revient à Pauillac en 1970. Prend sa retraite en 1984.

    Le pétrole de Lacq a été raffiné (acheminé par camions) entre 1949 et 1951. En 1949 : M. Caumont est chargé de la production puis à son retour en 1970, il met en route la nouvelle raffinerie (distillation et cracking) + pilote un arrêt programmé (temporaire) ; il participe à la construction d’une unité de Cumène (carbure benzénique) en 1972.

    Habitant un logement de fonction à Berre, on lui propose en 1970 un logement construit par la Shell et dont le loyer est payé par la Société. Cependant, la Shell ne paye pas les fluides comme à Berre. La partie « cracking » a été démantelée et reconstruite à l’identique à Berre fin années 1980.

    En ce qui concerne l’ancienne cité ouvrière édifiée après la Seconde Guerre mondiale, elle a été détruite fin années 1980 car cela coûtait trop cher à la Shell. Il reste 3 sites avec logements de personnels de la Shell.

  • Documentation sur la raffinerie de Pauillac

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Projet d'installation d'une raffinerie et d'un dépôt pétrolier, 3 décembre 1894.

    La compagnie internationale des huiles minérales et dérivés ayant son siège à Bordeaux, cours de Gourgue n°10, expose par lettre qu'elle est dans l'intention d'établir dans la commune une raffinerie et un dépôt pétrolier. Mais avant de présenter à l'administration compétente sa requête et des plans, comme avant d'acquérir un terrain convenable, elle demande au conseil s'il serait disposé en principe à accueillir favorablement le projet : avis favorable du conseil.

    AD Gironde, SP 1206, Registre des délibérations du conseil municipal de Pauillac : terre-plein américain, 30 septembre 1922.

    Par suite d'accords conclus entre un propriétaire de la commune limitrophe du Domaine Maritime et les principales compagnies productrices d'huiles combustibles, le port de Pauillac se classe désormais comme l'une des stations pétrolières les plus importantes de l'Atlantique ; le choix de cet emplacement préférable pour leurs dépôts a été déterminé de la part de ces puissantes compagnies par la profondeur et la tenue des fonds de la rade permettant l'accès et les évolutions des plus grands navires de haute mer, d'un tonnage et d'un tirant d'eau tels que l'exigent les besoins actuels et croissants des transports maritimes d'huiles combustibles par tankers-réservoirs : décision de régulariser, d'aménager et d'utiliser comme quai d'accostage du terre-plein américain qui relie l'appontement maritime public à l'embranchement des Chemins de Fer du Midi et qui occupe sur le domaine maritime un front d'eau de 2km.

    AD Gironde, SP 1206, Ponts et Chaussées, travaux maritimes, rapport de l'ingénieur : demande de dragages au droit du terre-plein des américains présentée par le conseil municipal de Pauillac, 27 octobre 1922.

    Pour permettre l'utilisation de cet ouvrage comme quai d'accostage pour permettre la réalisation rapide de la station pétrolière de Pauillac.

    AC Pauillac, Registre des délibérations 1925-1936, Avis favorable à une demande faite par la Société des consommateurs de pétrole pour l'installation sur le territoire de la commune et sur un terrain appartenant à ladite société d'un établissement destiné à la réception, à l'entreposage, à la manutention et à la distribution de produits pétroliers, 15 février 1926.

    AC Pauillac, Registre des délibérations 1925-1936, Demande faite par la Société Jupiter pour la création d'une raffinerie à Trompeloup, 24 mars 1932.

    Avis favorable.

    AC Pauillac, Registre des délibérations 1925-1936, Demande de Louis Pierrot et Jacques Vidal, administrateurs de la Société anonyme des Pétroles Jupiter pour l'installation, 25 mars 1934.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1936-1945, Projet de modification de limites entre la commune de Pauillac et de Saint-Estèphe, 11 décembre 1937, du fait du redressement envisagé, l'usine de la Société des Pétroles Jupiter serait entièrement dans Pauillac et celle de la Société pour l'utilisation rationnelle des gaz serait intégralement dans Saint-Estèphe.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1936-1945, Demande de la Société des Consommateurs de pétrole d'augmenter de 1250 m3 le stockage de son installation pour le fractionnement des produits blancs raffinés, à l'intérieur du dépôt de Pauillac, 17 décembre 1938.

    Accordé.

Références documentaires

Bibliographie
  • MOUCHEL, Guy. Pauillac (Mémoire en images). Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2001.

    p. 101-106
  • MOUCHEL, Guy. Pauillac (Mémoire en images), tome 2. Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2007.

    p. 83
  • PENE Marie-Françoise. Les hydrocarbures dans le bassin Aquitain. Éditions Bière, 1959.

Périodiques
  • Bulletins Shell, raffinerie de Pauillac, 1953-1954.

    Archives départementales de la Gironde : BIB 6 I/L 311

Liens web

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