Dépendances viticoles et agricoles du château Phélan Ségur
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Estèphe
  • Lieu-dit Phélan Ségur
  • Adresse
  • Cadastre 1825 A4 966, 965  ; 2015 OA 2217
  • Dénominations
    chai, hangar agricole
  • Parties constituantes non étudiées
    cuvage, fenil, logement d'ouvriers, portail

Les bâtiments de dépendance les plus anciens sont ceux qui se trouvent à l'arrière du château, formant une cour fermée. Ils sont représentés sur le plan cadastral de 1825, disposés selon un plan en U. Ils abritent les espaces viticoles, chais et cuvier.

Les façades côté cour sont soignées, percées de travées régulières de fenêtres, et scandées de larges pilastres à chapiteaux toscans. L'ensemble des bâtiments est couronné d'une balustrade d'attique. L'ensemble a probablement été rhabillé au moment de la construction du château entre 1825 et 1835.

Les augmentations et diminutions du cadastre listent les travaux réalisés par Franck Phélan. Ainsi, il fait construire en 1855 5 maisons ou logements sur la parcelle 965, correspondant au long bâtiment figurant sur le plan cadastral au nord des parties viticoles. On retrouve effectivement aujourd'hui encore un alignement de logis, composés d'une porte et d'une fenêtre avec un niveau de comble à surcroît.

Les travaux se poursuivent en 1873 avec la construction d'une maison sur la parcelle 951, ce qui correspond aux dépendances agricoles, étable-grange, hangar agricole et logement.

Puis en 1878, une maison est construite sur la parcelle 960, à côté du premier alignement de logements.

L'ouvrage de 1874 de Cocks et Féret souligne la modernité des installations dans les propriétés de la famille Phélan, qui possède également le domaine de La Chesnaye / Sainte-Gemme à Cussac-Fort-Médoc : "Le propriétaire ayant reconnu, par une longue expérience, l'importance, pour la vinification, d'empêcher l'évaporation des principes essentiels du vin, et constaté les vices du système généralement employé, établit en 1834, sur ses trois propriétés du Médoc, des cuviers d'après un plan qui obviait à ces inconvénients. La réforme fut approuvée et une médaille accordée à son auteur par la Société d'Agriculture de la Gironde, mais ce progrès eut le sort de tant d'autres, il fut longtemps discuté et même tourné en ridicule ; cependant depuis quelques années, l'exemple donné par le propriétaire de Ségur a été suivi et les cuviers de ce modèle tendent à se généraliser dans tout le Médoc". Bernard Phélan fut effectivement l'un des premiers adopter le cuvier dit médocain, avec un plancher équipé de rails et de treuil pour charger et transporter au mieux la vendange par le haut des cuves. En 1857, lors d'un comice agricole, le cuvier à "chemin de fer" servit d’écrin à un banquet offert par le maître des lieux.

Plus de trace aujourd'hui d'un cuvier médocain à Phélan, remplacé par des installations en inox.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments de vinification forment une cour fermée à l'arrière du château. Les façades côté cour sont soignées, percées de travées régulières de fenêtres, et scandées de larges pilastres à chapiteaux toscans. L'ensemble des bâtiments est couronné d'une balustrade d'attique. Les chais et l'espace de mise en bouteille sont abrités dans l'aile ouest, tandis que le cuvier se trouve dans l'aile sud. L'aile nord présente au nord une galerie à arcades en anse de panier reposant sur des piliers carrés. La trace de nombreuses ouvertures remaniées et condamnées est visible dans les maçonneries. Un caveau voûté se trouve sous l'aile nord (?).

Des logements d'ouvriers sont disposés dans une aile au nord-ouest : ils forment une cour avec l'aile nord des chais, délimitée par des piliers de portail maçonnés. D'autres logements (4 unités d'habitation) sont situés à l'ouest de cette cour : ils sont dotés d'un comble à surcroît qui vient interrompre la toiture en formant fronton.

Les parties agricoles (hangar, grange, étables) sont situées à distance au nord-ouest. Le hangar agricole présente une charpente en bois et un niveau de plancher ayant servi de grange, reposant sur des poteaux de bois fichés dans des dés en pierre.

Une aile de logements complète l'ensemble à l'ouest : un bâtiment à étage carré et une aile de logement avec comble à surcroît.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Typologies
    cuvier médocain
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • monogramme
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 174
  • MÉRIC jean-Pierre. De Ségur à Phélan. Histoire d'un vignoble du Médoc. Bordeaux : Presses Universitaires de Bordeaux, 2007.

Périodiques

  • "Fête solennelle de la Société d’Agriculture du département de la Gironde et du comice agricole de l’arrondissement de Lesparre, le dimanche 13 août". L'Agriculture comme source de richesse, comme garantie du repos social : recueil uniquement consacré aux progrès de l'agriculture, des sciences et des arts qui s'y rapportent, dans la Gironde et les départements environnants..., 1857, n° 9.

    p. 368-371

Annexes

  • Augmentations et diminutions des matrices cadastrales, Phélan Ségur
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde
Articulation des dossiers