Dépendances agricoles et logements d'ouvriers de La Grande Canau
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Vivien-de-Médoc
  • Lieu-dit la Grande Canau
  • Cadastre 2014 B1 156
  • Dénominations
    ferme, logement d'ouvriers
  • Parties constituantes non étudiées
    abreuvoir, poulailler, écurie, porcherie, fenil

Émile Bariquand, qui acquiert les terres de la Grande Canau à la fin des années 1890, fait construire un domaine modèle au cœur des mattes du Bas-Médoc. Il fait appel à l'architecte Ernest Minvielle qui dresse des plans à partir des années 1887-1888.

Le plan général comporte une partie agricole à l'ouest avec granges, écuries, remises, volière organisées autour d'une cour ; de logements d'ouvriers formant également une cour ; de la partie vinicole avec cuvier et chais à l'est.

La cour des colons est aménagée à l'emplacement de l'ancien alignement réunissant maison, écurie et remise. Ernest Minvielle détaille l'organisation de chaque logement de colon sur des plans dressés entre 1888 et 1890. En 1892, l'ensemble semble être construit.

D'après Jean Balde : "En vain, lui proposa-t-on, en Médoc, de fastueux châteaux. À l'étonnement de tous, il acheta à Saint-Vivien, de vastes étendues de terres désolées. C'est qu'il voulait créer son domaine. Il fit donc construire une porcherie, beaucoup trop grande pour les porcs qu'il avait fait venir d'Angleterre ; un cuvier, beaucoup trop grand pour les vignes. Il y eut aussi beaucoup plus de maisons de paysans que de paysans".

De cet ensemble ambitieux ne sont conservés que quelques éléments : la partie sud-ouest de la cour des logements d'ouvriers ; les écuries ; la volière ; l'abreuvoir.

Les autres bâtiments ont été détruits dans les années 1950.

Situés au nord-ouest de la demeure, les bâtiments de dépendance de la Grande Canau se composent d'un cuvier médocain, d'écuries avec fenils, d'un poulailler ou de soues à cochons et de logements d'ouvriers disposés en L.

Le bâtiment abritant les écuries et un fenil en surcroît présente une travée formant pignon et percé d'une porte haute. Des boxes en bois sont encore conservés. A l'ouest, un bâtiment construit en brique servait peut-être de volière ou poulailler.

Les logements d'ouvriers, également construits en brique avec encadrements de baies en pierre de taille calcaire, sont composés de deux ailes disposées perpendiculairement avec toiture débordante formant auvent. Chaque cellule d'habitation est double en profondeur et dotée d'une cheminée en pierre, parfois disposée en angle. A l'arrière, se trouvent des espaces annexes (cellier, resserre).

Au sud de l'ensemble, un vaste abreuvoir empierré s'étend sur environ 80 m de long.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • brique
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • BALDE Jean. La maison au bord du fleuve, souvenirs bordelais. Avant propos de Jean-Marie PLANES. Bordeaux : L´Horizon Chimérique, 1990.

    p. 187

Documents figurés

  • Fonds Minvielle, plans Soulac et Le Verdon

    Archives municipales, Bordeaux : 150 S 233
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2014
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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Articulation des dossiers