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Demeure

Dossier IA17000654 réalisé en 1998

Fiche

Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Saint-Martin-de-Juillers
Adresse : Cadastre :

L'analyse des maisons et fermes ou anciennes fermes prend en considération les constructions antérieures aux années 1950. En l'absence de documents et de peu de dates portées sur les bâtiments, la datation se base principalement sur l'étude et la comparaison des formes architecturales et des décors.

Hormis l’église, qui date du 12e siècle, la commune de Saint-Martin-de-Juillers n’a révélé aucun élément du Moyen Age. Les constructions de la période moderne (17e ou 18e siècle) sont un peu plus nombreuses. Le plus souvent, il s'agit d'éléments isolés conservés dans des bâtiments remaniés par la suite, mais il subsiste néanmoins quelques édifices de cette période conservés en l'état. Cette datation a pu être attribuée grâce à des baies chanfreinées, c'est-à-dire taillées en biseau, caractéristiques des 17e et 18e siècles. Les constructions du 18e siècle peuvent présenter des linteaux en arc segmentaire, que l'on retrouve aussi au début du 19e siècle.

Comme partout en Vals de Saintonge, une très grande partie des habitations a été remaniée, construite ou reconstruite au 19e siècle. Ce renouvellement traduit un certain essor économique, notamment lié à la culture de la vigne. On relève un ralentissement net de la construction dans le 4e quart du 19e siècle, suite à la crise du phylloxéra. Les maisons du 19e siècle sont généralement identifiables à leurs ouvertures à linteaux droits et feuillures, souvent réparties en travées, et aux décors saintongeais récurrents (double génoise, solin, bandeau et corniche).

La construction de la 1ère moitié du 20e siècle est très rare sur la commune, suite à un repli de l'économie locale et à un exode rural important. Les maisons plus récentes (non étudiées) de la 2e moitié du 20e siècle sont plus nombreuses. Beaucoup de bâtiments ont en revanche fait l'objet, au cours des dernières décennies, de remaniements plus ou moins importants pour satisfaire aux exigences du confort moderne.

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Un bourg et des hameaux de tailles égales

Saint-Martin-de-Juillers possède un habitat réparti à part égale dans le bourg et dans ses quatre hameaux, le Breuil-Malmaud, l’Epervier, les Gatineaux et Villotte.

Le bourg s'apparente aux villages de type « réticulaire », c’est à dire qu’il s’est développé sur la base d’îlots qui s’organisent de façon orthonormé. Généralement, ces îlots se sont construits autour d’un édifice majeur (l’église), mais pour Saint-Martin-de-Juillers, ils se sont implantés au sud et à l’est de son église. Normalement, leur structure bâtie est dense et est accentuée par la continuité des constructions sur les rues. Pour Saint-Martin, ces îlots sont composés de quelques propriétés avec cour, jardin et maisons tournées vers le sud. Les quatre hameaux ont à peu près la même configuration que le bourg.

L'empreinte des activités agricoles

Les fermes ou anciennes fermes représentent la majorité des éléments recensés dans cette commune où le travail de la terre a de tous temps été la première activité.

L'analyse du plan des fermes montre que la plupart d'entre elles se sont implantées et développées sans souci d'organisation préalable. Ainsi, le plan à bâtiments dispersés dans une cour ou celui à bâtiments jointifs sont de très loin les plus fréquents et représentent la quasi-totalité des ensembles recensés. Les autres types de plans, tels que les fermes à bâtiments organisés autour d'une cour, de plan en L ou de plan allongé, sont rares ou absents à Saint-Martin-de-Juillers.

Les anciennes fermes peuvent compter un ou plusieurs logements, parfois hiérarchisés. Mais il n'est pas rare de rencontrer des ensembles comportant plusieurs logements de taille modeste. On ne trouve pas ou peu de grandes exploitations viticoles telles qu'on en rencontre beaucoup autour de Matha.

Le nombre et la taille des dépendances agricoles varie selon la richesse de la propriété. A Saint-Martin-de-Juillers, elles sont généralement de petite taille et peu nombreuses. On note la présence d'étables, de granges, de toits à bêtes, de quelques hangars rarement imposants et parfois d'un four à pain ou d'une buanderie.

Certaines fermes disposent de leur propre puits, la majorité devant s'approvisionner aux puits communs que l'on trouvait dans le bourg. La plupart ont toutefois aujourd'hui disparu.

Des demeures à l'architecture simple et modeste

Les logements de Saint-Martin-de-Juillers accusent généralement une certaine simplicité. Le moellon enduit et la tuile creuse constituent la base de l'architecture locale. En effet, la totalité des façades est en moellon de calcaire, généralement enduit : aucune maison n'est édifiée en pierre de taille, matériau plus noble et plus coûteux. Même simplicité dans la couverture avec l'emploi presque systématique de la tuile creuse : l'ardoise ne concerne qu’une seule maison de maître, établie dans le bourg.

Les principales typologies utilisées pour classer l'habitat de la commune sont la cellule charentaise et la maison saintongeaise. La première est un logement de dimensions réduites, comportant généralement une pièce unique en rez-de-chaussée surmontée d'un comble à surcroît autrefois réservé au stockage des grains, et dont les façades comptent une, deux, voire aucune travée, et peu ou pas de décor. La seconde est une habitation plus vaste, souvent avec un étage habitable, voire un comble à surcroît en plus, une façade à plusieurs travées et des décors davantage présents.

Les deux catégories sont bien représentées à Saint-Martin-de-Juillers. Toutefois, la taille des logements est généralement modeste et le nombre de travées relativement restreint. Les maisons à cinq travées ou plus sont plus rares. En revanche, il n'est pas rare d'observer de petits logements à pièce unique, à une ou deux travées, voire à baies disposées sans ordre.

La décoration des façades est tout aussi sobre. Les principaux décors, typiques de la région, sont le solin (partie légèrement saillante à la base d'une façade), le bandeau (bande horizontale marquant les niveaux), la double génoise (deux rangées de tuile décoratives au sommet d'une façade) et la corniche (surplomb mouluré au sommet d'une façade). Les décors plus élaborés, tels que les encadrements d'ouvertures moulurés et les corniches de portes, sont assez présents sur l’ensemble de la commune. Même les plus grandes demeures de Saint-Martin-de-Juillers présentent des façades assez sobres.

Murs

Techniquessculpture
Précision représentations

Support : croix et stèle ; sujet : couronne d'épines ; Jésus ; têtes humaines ; drapeau.

Mesuresh : 200.0 cm
la : 90.0 cm
l : 170.0 cm
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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