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Demeure

Dossier IA17044184 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, parc, portail, pigeonnier
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Fort-sur-Gironde
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : 16 rue des
Ecoles
Cadastre : 1834 C 2594 nord ; 2009 AB 399

Le pigeonnier et, semble-t-il, une partie de la maison semblent dater du 18e siècle, de même que le portail. La porte murée, en plein cintre, sur le mur de clôture nord, impasse des Oiseaux, peut remonter au 17e siècle. Dans la seconde moitié du 18e siècle, la propriété, qui englobe les bâtiments situés au sud (18 rue des Ecoles et 2 rue de la Fontaine), appartient à Marie-Anne-Elisabeth Faure, qui la vend en 1786 à Pierre Guichard (1749-1799), notaire, et à son épouse, Marie-Anne Bérard. Lors du partage de leurs biens, en 1801, et après la mort de Marie-Anne Bérard, la propriété échoit à Jean Pierre André Guichard (1778-1854), sieur de Préfontaine, maire de Saint-Fort de 1797 à 1835, époux de Suzanne-Charlotte-Larousserie Raboteau. Sa demeure et les dépendances apparaissent sur le plan cadastral de 1834, occupant une grande partie de la cour actuelle. Après la mort de Jean Pierre André Guichard, selon le cadastre, et conformément à un acte de donation-partage de 1854, la propriété est divisée en deux : la partie nord passe à son fils, Edouard Guichard (1801-1872), demeurant à Epargnes. Son bien passe ensuite à son neveu, le docteur Henry Chapparre, maire de Saint-Fort de 1884 à 1905 et qui, selon le cadastre, fait en partie reconstruire la maison en 1877 et 1882. Après lui, la maison échoit en 1911 à ses neveux, Joseph et Jaenk Daene.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1877, daté par source
1882, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La maison est placée en alignement sur la voie, avec une cour sur le côté et un parc à l'arrière. La propriété est délimitée au nord par un mur de clôture, interrompu sur la rue des Ecoles par un portail. Ce dernier comprend une porte cochère en arc srubaissé, avec clé et sommiers saillants, sous un petit toit souligné par une corniche à modillons. Cette porte est encadrée par deux portes piétonnes, dont l'une, à gauche, est aveugle. A droite du portail, sur l'impasse des Oiseaux, le mur de clôture présente une ancienne porte en plein cintre murée.

La maison est couverte d'un toit à longs pans et à croupes. Sa façade sur la rue, orientée au nord-est, est entièrement constuite en pierre de taille. Elle est rythmée par un solin, des bandeaux d'appuis, dont celui de l'étage est mouluré, et par une corniche qui enserre tout le bâtiment. La façade présente six travées d'ouvertures, aux encadrements saillants. La porte possède un encadrement mouluré. Les fenêtres de l'étage sont surmontées chacune par une corniche.

Le pigeonnier se situe dans le parc, au sud-ouest de la maison. De plan carré, il est couvert d'un toit en pavillon, à égoût retroussé et en tuile plate. Souligné par une corniche, le toit est percé de quatre lucarnes pendantes à fronton triangulaire. Dans le parc également se trouve un petit bâtiment orné d'une corniche et d'un fronton en arc segmentaire : il s'agirait d'un tombeau.

Murscalcaire
pierre de taille
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiesmaison de maître
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Partage des biens de feu Pierre Guichard, notaire, et de son épouse, Marie-Anne Bérard, 29 avril 1801 (9 floréal an 9) (A. D. Charente-Maritime, 3E 54/555) :

    Sont présents Marie-Anne Bérard veuve de Pierre Guichard, notaire, demeurant au bourg de Saint-Fort ; Thomas Pierre André, époux Turpaud, Jean Pierre André, époux Raboteau, et Marie-Anne Guichard, épouse Emery-Desbrousses, leurs enfants. Ils font le partage des biens acquis durant la communauté ayant existé entre les époux Guichard, consistant en la maison, jardin et servitudes où réside la dite Bérard (= 16 et 18 rue des Ecoles), et en une borderie située à Camaillaud.

    Par testament du 20 ventôse an VII, passé devant Héard, notaire à Saint-Thomas-de-Cônac, Pierre Guichard a légué à son épouse l´usufruit de la moitié de ses biens meubles et immeubles, tant propres qu´acquets.

    La veuve Guichard née Bérard obtient la moitié de la maison où elle réside (= 16 et 18 rue des Ecoles), achetée par acte du 5 décembre 1786 passé devant Faure, notaire à Cônac, de Marie-Anne-Elisabeth Faure ; elle conserve l´usufruit de l´autre moitié ;

    plus la moitié de la borderie achetée de Pierre Lambert le 21 nivôse an VI devant Héard, notaire ;

    plus une métairie au lieu de Civrac, avec les bestiaux de l´exploitation ;

    plus la métairie appelée Pradelle avec son bétail ;

    plus et finalement la portion du jardin acquise de Pierre Robert avec un chaix au bout, venant de la succession paternelle, ledit jardin adjacent et contigu à celui qui vient de l´acquisition de la citoyenne Faure, ensemble une fosse à fiante qui est devant un chaix qui appartenait autrefois à la maison curiale.

    Thomas Pierre André Guichard époux Turpaud reçoit une maison située à Floirac composée de deux chambres basses, greniers au-dessus, fournière, grange, toits à brebis, cochons et volailles, avec un petit jardin au derrière ;

    plus une maison près la halle de Saint-Fort, composée de chambres basses, hautes et greniers, avec les issues et servitudes qui en dépendent, confrontant du midi à l´écurie du citoyen Gazon, aubergiste, et du couchant à la rue publique.

    Jean Pierre André Guichard époux Raboteau reçoit une petite maison à Mageloup composée de deux chambres basses, grenier au-dessus, chaix, grange, fournière, fuie, issues et dépendance ;

    et finalement la moitié de la maison où demeure sa mère, commune avec les servitudes, cour, jardin qui en dépendent, échue en usufruit à sa mère, ensemble la portion de jardin venant d´acquisition du sieur Robert, et le chaix au bout venant de la succession patrimoniale du père, confrontant le dit chai à un autre chai attribué au lot suivant, et du nord à la rue publique ; il est question des "issues qui se trouvent au midi du jardin et au devant une petite porte d´icelui, il est convenu que la partie qui joint immédiatement le susdit jardin et longe le mur de clôture appartiendra au présent lot jusqu´au chemin, et que l´autre partie qui forme une fosse à fiante demeurera à la citoyenne Guichard épouse Desbrousses, et fera partie de son lot, les issues de la porte du chai de la maison ci-devant curiale préalablement distraites".

    Marie Anne Guichard ép Emery-Desbrousses obtient "la maison ancienne où ses aïeux faisaient ordinairement leur demeure", située au bourg de Saint-Fort (= 7 rue des Roses Trémières), composée de plusieurs chambres basses et hautes, cour, chai, écurie, autres servitudes et jardin, avec deux petites granges détachées, confrontant du levant aux bâtiments de Rangin, et du nord à ceux de Crépaud et Leneau ; plus un petit chai venant de l´acquisition de Robert et dont il a été parlé ; plus une petite maison à Saint-Romain.

  • Donation partage des biens de Suzanne Charlotte Raboteau, veuve de Jean Pierre André Guichard, 21 décembre 1854 (A. D. Charente-Maritime, 3E 30/354) :

    Suzanne Charlotte Raboteau, veuve de Jean Pierre André Guichard fait la donation partage de ses biens propres et de ceux de la communauté ayant existé avec son mari, entre ses trois enfants : Pierre-Edouard Guichard, propriétaire demeurant à Epargnes, Esther-Hortense Guichard, épouse de Pierre Petit, demeurant à Talmont-sur-Gironde, et Esther-Eugénie-Amélie-Larousserie Guichard, épouse de Marguerite Honoré Chapparre, médecin à Saint-Fort. Le partage concerne aussi les biens propres de leur défunt père.

    - 1er lot à Esther-Eugénie épouse Chapparre : 18691 francs de rentes, 18231 francs de créances ; une maison avec servitudes et jardin, située au chef-lieu de la commune de Saint-Fort, portée au plan cadastral sous les numéros 2831, 2838 et 2840 de la section C (25 à 29 rue du Commerce) ;

    le domaine de Fief-Doré soit des maisons, des bâtiments d´exploitation, des servitudes, cours, chais, jardins, charmilles, prés, terres labourables, vignes, le tout contenant environ 44 hectares, avec de nombreuses terres, dont une grange dans les herbages de Beaumont, plus le cheptel, deux chaudières et leurs apparaux en cuivre rouge, deux pressoirs, un moulin à fouler la vendange, 194 futailles en bois d´essence diverse, des tonneaux, cuves, bailles à eau-de-vie, entonnoirs, tire-vin ; le tout d´une valeur de 150.334 francs.

    - 2e lot à Esther-Hortense épouse Petit : des rentes, des créances, une maison avec cour, jardin, servitudes et puits située au bourg de Saint-Fort, parcelles C 2588, 2592, 2593, et partie de 2594, confrontant du levant au chemin qui conduit à l´abreuvoir public, du couchant à la maison, aux servitudes, à la cour et au jardin du 3e lot, murs mitoyens entre deux, du midi à l´abreuvoir public, et du nord à la rue publique (= 2 rue de la Fontaine et 18 rue des Ecoles) ;

    plus la métairie de Jousselin comprenant une maison avec quéreux, servitudes, jardin, parcelles G 617 et 618, avec la grange, parcelle G 608 ;

    plus la métairie de Mageloup, commune de Floirac, parcelles D 1150, 1152, 1230 et 1231.

    - 3e lot à Pierre-Edouard Guichard : des rentes, des créances, "une maison avec cour, servitudes, puits, pigeonnier, jardin, vivier et pré", soit les parcelles C 2585, 2587, 2589, 2590, 2591, partie de 2594, 2596, 2598 et 2599, constituant la partie ouest de la propriété décrite au 2e lot (= 16 rue des Ecoles) ;

    plus la métairie de la Chausserie, parcelles C 959, 960 ;

    plus les métairies de Camailleau dite la haute et la basse, soit deux maisons, les bâtiments d´exploitation, servitudes, quéreux, jardins, le tout en un tenant, parcelles E 2456, 2457, 2458, 2459, 2462.

    La veuve Guichard se réserve la jouissance jusqu'à sa mort des deux parties de la maison 2594.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3E 30/354. 1854, 21 décembre : donation partage des biens de Suzanne Charlotte Raboteau, veuve de Jean Pierre André Guichard.

  • A. D. Charente-Maritime. 3E 54/555. 1801, 29 avril (9 floréal an 9) : partage des biens de feu Pierre Guichard, notaire, et de son épouse, Marie-Anne Bérard.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 3358 à 3368. 1834-1966 : état de section et matrices cadastrales. A. D. Charente-Maritime. 3P 4918. 1834 : plan cadastral de Saint-Fort-sur-Gironde.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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