Dossier IA33007098 | Réalisé par
Demeure dite Château Vigneau ou des Vigneaux, actuellement Château de Talais
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
  • Commune Talais
  • Lieu-dit les Vigneaux
  • Adresse 4 route des Quatre-Passes
  • Cadastre 1833 C1 100 à 103  ; 2011 C1 381
  • Dénominations
    demeure
  • Appellations
    Château de Talais, Château des Vigneaux, Château Vigneau
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, chai, cuvage, puits, parc

Plusieurs bâtiments contigus les uns aux autres sont visibles sur un plan du 18e siècle, à l´emplacement du domaine actuel, appartenant à Guilhem Delhomme : la propriété est composée de « maison, four, fournière, parc, places, moulin à cheval, jardin, chanvrier et terre ».

Le même alignement figure sur le plan cadastral de 1833, accompagné d'une dépendance à l'ouest : les parcelles 100 à 104 appartiennent à la veuve Delhomme et se composent de bâtiments, jardins et pacage.

Selon le registre des augmentations/diminutions de la matrice cadastrale, une maison, correspondant à l'emplacement de la demeure actuelle (parcelle 103), est démolie en 1855, reconstruite en 1856 et connait une augmentation de construction en 1875. Selon La Statistique Générale d'Edouard Féret (1889), la demeure a été bâtie par l'architecte Edouard Bonnore pour la famille Bert. Le chai à l'ouest est probablement bâti également à cette période.

Les éditions de l'ouvrage Bordeaux et ses vins de 1893 et 1898 mentionnent le Château-du-Vigneau, propriété du Crédit Foncier et produisant 120 et 60 tonneaux : c'est la production la plus importante de la commune.

Selon une source orale, la vigne cesse d´être cultivée en 1933. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l´état-major de la Wehrmacht y aurait résidé. Après la guerre, le domaine redevient propriété privée entre les mains de bordelais puis est abandonné à partir de 1950.

Il faut attendre les années 1990 pour que les nouveaux propriétaires procèdent à une complète restauration et remise en état des bâtiments. La demeure est aujourd´hui convertie en chambres d´hôtes.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bonnore Jean-Édouard
      Bonnore Jean-Édouard

      FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

      "BONNORE (Jean-Edouard)

      Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."

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La demeure de plan massé comprend un étage et un comble sous un toit en ardoise, à longs pans brisés et à croupes. La façade principale donne sur une cour fermée par une grille avec portail et piliers ornés et la façade postérieure ouvre sur un jardin doté de dépendances. La façade principale tournée vers l´est est ordonnancée, avec cinq travées d´ouvertures, y compris les lucarnes du comble. La porte principale est surmontée d´un fronton curviligne orné d´un cuir découpé. Les baies de l´étage présentent une agrafe sculptée et les lucarnes à bossage équipées d'un garde-corps métallique sont sommées d´un fronton cintré. En outre, le décor comprend un bandeau médian, des balustres aux allèges des fenêtres, une corniche denticulée et des chaînes d'angle harpées.

Les élévations latérales sont traitées de la même manière. La façade postérieure ornée d'une corniche denticulée est, quant à elle, flanquée de deux tourelles circulaires traitées en bossage continu et coiffées d´un toit conique en ardoise. Les trois niveaux sont délimités par des bandeaux et percés de baies aveugles et d'une fenêtre au 3e niveau. Au centre de la façade, entre deux travées, est greffée une tour de plan polygonal, traitée également en bossage continu et couverte d´une toiture brisée en pavillon en ardoise percée de trois oeil-de-boeuf en zinc. La tour polygonale est éclairée à l´étage par trois fenêtres au chambranle à crossettes et allèges ornées de glyphes et de gouttes. Des guirlandes végétales soulignent la corniche à denticules.

Les toitures sont couronnées d'épis de faitage en zinc ; celui de la tour centrale est orné d´un vase à godrons. A l´arrière, au nord-ouest du logis, se trouve une longue aile de dépendance en rez-de-chaussée, construite en partie en moellons (ancien cuvier avec baie de décharge) et en partie en brique.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • bossage
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit conique
    • toit à longs pans brisés
    • croupe brisée
    • toit brisé en pavillon
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • denticule
    • fleur
    • cuir découpé
    • raisin
    • rosette, pointe de diamant
  • Précision représentations

    Quatre pointes de diamant soulignent les crossettes de la porte et ornent les agrafes des baies. La porte est surmontée d'un cuir découpé orné de pampres de vigne.

    Des rosettes ornent les lucarnes de la façade postérieure et les piliers du portail d'entrée.

Estuaire

  • TRAVEE 5
  • FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre) ; agrafe ornée (fenêtre) ; crossettes (porte)
  • POSRUE autre
  • POSPARC en retrait
  • POSTOPO coteau
  • ORIENT est
  • VUE vue bornée
  • CLOT portail ; piliers de portail
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1889.

    p. 82
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2012
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde
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