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Demeure des Chaumes

Dossier IA86009702 réalisé en 2018

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesdépendance, portail, jardin
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : Les Chaumes
Cadastre : 1833 F 89 ; 2017 BD 17

L'ancienne ferme des Chaumes est visible sur le cadastre de 1833. À cette époque, elle comprend deux bâtiments et appartient à Jean-Baptiste Hilaire Benjamin Gaborit de Montjou. Né en 1768 et issu d'une famille vendéenne, il émigra lors de la Révolution et rejoignit l'armée de Condé. En 1801, il est membre de la 4e compagnie du régiment noble à cheval d'Angoulême.

Après le décès du propriétaire en 1841, les Chaumes appartiennent à son beau-fils, Génie Mascarel de la Corbière. Médecin habitant à Châtellerault, il fait agrandir les bâtiments en 1865.

Le propriétaire suivant est Émile Hérault, maire de Pleumartin de 1896 à 1908. Il fait construire la ferme située au nord de la propriété en 1874. Il fait ensuite reconstruire le logis des Chaumes entre 1877 et 1879 pour lui donner son aspect actuel et en faire une véritable demeure. Il reste propriétaire des lieux au moins jusqu'en 1882. À cette date, d'après les matrices cadastrales, une remise est construite à proximité du logis.

Plusieurs familles de cultivateurs, travaillant pour les propriétaires, se succèdent aux Chaumes dans la seconde moitié du 19e siècle : Charaudeau, Tricoche et Beaufils.

Des extensions accolées aux murs pignons du logis ont été réalisées au 20e siècle.

La demeure appartient à la famille Brissonnet, au moins depuis la première moitié du 20e siècle.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 20e siècle
Dates1874, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le lieu-dit des Chaumes est situé au sud-ouest du bourg de Leigné-les-Bois, à mi-chemin entre celui-ci et la route départementale n° 14 reliant Châtellerault à Pleumartin.

Les différents bâtiments sont construits au bout d'une allée plantée d'arbres. Le portail d'entrée est accessible depuis la route départementale n° 15, reliant Chenevelles et Leigné-les-Bois.

Le logis est construit en calcaire, partiellement enduit, et couvert d'ardoises. L'élévation nord-est présente trois travées d'ouvertures couvertes de plates-bandes. La porte principale est située au niveau de la travée de droite. L'extension, vers le nord, est visible par le chaînage en pierre de taille qui la sépare du reste du bâtiment. Cette extension présente deux fenêtres couvertes de plates-bandes et une lucarne couverte d'un arc segmentaire. Un oculus est visible à droite de la fenêtre du rez-de-chaussée. Cette extension est couverte d'un toit à longs pans et à croupes en ardoises.

L'élévation sud-ouest est maçonnée en pierre de taille calcaire. Elle est ajourée par cinq travées d'ouvertures couvertes d'arcs segmentaires. Les avant-corps des angles sont couverts de toits polygonaux leur donnant un aspect de tourelles. Une porte, située au centre de l'élévation, est couverte d'un arc segmentaire délardé. Il présente un décor sculpté constitué d'un cuir portant un motif trilobé et flanqué de rinceaux. La frise régnant en partie haute de l'élévation est constituée de motifs à denticules. Couronnant la travée centrale, une lucarne couverte d'un arc en bâtière est flanquée d'ailerons à volutes.

Accolée au mur pignon nord-ouest, une extension contemporaine est construite de plain-pied et couverte d'un toit de tuiles plates. Une autre extension est accolée au pignon sud-est. Elle est couverte d'un toit plat.

Une dépendance est située à proximité du logis. Orientée vers le sud-est, elle a peut-être accueilli les familles de cultivateurs qui travaillaient pour les propriétaires. Le bâtiment est construit en moellon calcaire et couvert d'un toit à croupe en tuiles plates. Le grenier est accessible par deux lucarnes pendantes, protégées par des toits à croupe. Un hangar est accolé perpendiculairement à cette dépendance.

Murscalcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
béton (?)
silex
Toitardoise, tuile plate, tuile plate mécanique
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
toit polygonal
Techniquessculpture
Représentationscuir découpé, rinceau, ornement géométrique, denticule
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 4 P 5471-5479, 1833 : Leigné-les-Bois, plans parcellaires.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5471-5479
  • AD 86. 8 M 3 145. 1836-1936 : Recensement de population de Leigné-les-Bois.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 8 M 3 145
  • AM. non côté. Matrices des propriétés foncières de Leigné-les-Bois.

Bibliographie
  • Beauchet-Filleau H. ; Chergé Charles de ; Beauchet-Filleau, Paul [éditeur]. Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou : t. 3. Poitiers : S.F.I.L., 1905.

    p. 645
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 105 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
  • Simmat, Gérard, Juchault, Pierre, Dubout, Jean-Paul. Le Pays des Vals de Gartempe. Joué-lès-Tours : Alan Sutton, 2000. 126 p., ill. (Mémoire en Images). ISBN 2-84253-512-X.

    p. 47
Multimedia
  • geneanet.org - Base collaborative Pierfit

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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