Dossier d’œuvre architecture IA33008603 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Cuvier médocain, Château Picard (ancien château Beauséjour)
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Estèphe
  • Lieu-dit
  • Adresse rue du Commerce
  • Cadastre 1825 A4 900  ; 2015 OA 1444, 1772
  • Dénominations
    chai
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    Château Picard, Château Beauséjour
  • Parties constituantes non étudiées
    cuvage, logement

Le bâtiment est probablement construit à la fin du 19e siècle, si l'on se fie à la date 1895 inscrite sur la façade. Les initiales MB renvoient sans doute à Marcel Brossard, dont le nom de famille est mentionné dans l'ouvrage de Cocks et Féret en 1898 "A Canteloup".

Dans l'édition de 1922, le bâtiment est photographié, désigné sous le nom de Château Beauséjour et appartenant à Mme Brossard. Il produit une soixantaine de tonneaux. Il est précisé que "ses chais et cuviers, très vastes, terminés en 1897, ont été munis de tous les perfectionnements modernes qui assurent à ses vins une tenue parfaite". Il s'agit effectivement d'un bel exemple de cuvier médocain ; si le niveau de plancher a été restauré, il ne reste rien des rails et du treuil qui devaient compléter l'équipement.

En 1969, il apparaît encore sous cette dénomination. Il semble que la famille Brossard détenait également le château Picard (aujourd'hui détruit). Les cuves en ciment ont probablement été installées dans les années 1970.

En 1997, il est acquis par la maison de négoce Mähler et Besse.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1895, porte la date

Le cuvier à étage est disposé perpendiculairement à la rue. Il impressionne par ses dimensions : une soixantaine de mètres de long et une organisation sur deux niveaux. La façade nord compte 15 travées délimitées par des jambes à bossage ; trois d'entre elles formant pignons percés de vastes portes hautes. Ces pignons-frontons, protégés par la toiture débordante à aisseliers sculptés, sont ornés de tables décoratives portant tantôt les initiales MB, tantôt la date 1895. Les encadrements des fenêtres sont en pierres de taille harpées. Les pignons du bâtiment présentent un chaînage d'angle et des jambes harpées qui raidissent la maçonnerie en moellons.

La façade sud est quasi aveugle ; un logement lui est accolé.

A l'intérieur, les cuves en béton sont alignées ; un mur sépare l'espace du cuvier (à l'est) et celui du chai à barriques (à l'ouest). Un niveau de plancher permet d'accéder à la partie supérieure des cuves. La charpente à entrait retroussé permet de libérer l'espace nécessaire au travail des ouvriers.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
    • charpente mixte apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Typologies
    cuvier médocain
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • monogramme, chronogramme
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 228
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 274-276
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 423-424
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 100
Date d'enquête 2013 ; Date(s) de rédaction 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde