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Cuvier du Château L'Amélie

Dossier IA33008723 inclus dans Hameau de l'Amélie réalisé en 2013

Fiche

Parties constituantes non étudiéescuvage, remise agricole, logement
Dénominationschai
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographiesla Gironde
AdresseCommune : Soulac-sur-Mer
Lieu-dit : l' Amélie
Cadastre : 2017 BC 262, 263, 264

Cet ancien cuvier dépendait du Château de l'Amélie, domaine qui s'étendait sur 18 hectares, exploité par la Société des Terrains et de la Plage de l'Amélie. Les bâtiments furent édifiés en 1890 par les architectes Paul Marbeau et De Tamanhan, puis modifiés trois ans plus tard par l'architecte Labarrère.

L'édition de 1898 de l'ouvrage de Cocks et Féret indique que la Société de l'Amélie produisait alors 25 tonneaux de vin blanc et 25 de rouge. En 1908, le château l’Amélie est mis à l'honneur et illustré : "vignoble d’origine récente (1888-1889) qui offre la particularité d’avoir été créé en plein sable, dans une région jusque là inculte". Le domaine de 20 hectares produit 75 tonneaux et reçoit de nombreuses récompenses, notamment une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de Bordeaux dès 1895.

En 1922, le Château l'Amélie, appartenant à la veuve Baranger, produit 25 tonneaux de rouge et 10 de blanc.

Le bâtiment porte aujourd'hui au-dessus de la porte l'inscription Rallye-Anjou, faisant probablement référence au célèbre équipage de vénerie.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1890, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Marbeau Paul architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Labarrère P.
Auteur : Tamanhan (de)
Tamanhan (de)

Réside à l'Amélie à Soulac en 1890.


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architecte attribution par travaux historiques

Le bâtiment est composé d'un corps central formant façade pignon, encadré de deux ailes en appentis. Il abritait un chai ainsi qu'un cuvier à étage, de type médocain.

Le pignon nord alterne la pierre de taille et la brique. La porte centrale présente un linteau à coussinets et est encadrée de deux petites baies rectangulaires. Elle est surmontée d'une baie rectangulaire par laquelle était probablement réceptionnée la vendange.

Le pignon sud présente une maçonnerie en moellon enduit : la pierre de taille est utilisée pour les encadrements des baies, le chaînage d'angles et les bandeaux. Une large porte haute permettait aussi sans doute de réceptionner la vendange de ce côté.

A l'est, un logement en dépendait certainement, accompagné d'une étable-remise.

Mursbrique enduit
calcaire pierre de taille
moellon
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
Typologiescuvier médocain
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Précisions sur la protection

Ce cuvier est l'un des seuls vestiges attestant d'une viticulture pratiquée à Soulac à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle.

Références documentaires

Bibliographie
  • ARNAUD Henri Paul, LESCORCE Olivier. Guide historique et touristique, Soulac-sur-Mer et la pointe du Médoc, 2006.

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. XI-XII [ill.], 263
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 335
Périodiques
  • STEIMER Claire. « Vendanges dans le Nord Médoc : le passé viticole de Soulac ». Les Cahiers méduliens, 68, 2017.

    p. 37-46

Liens web

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