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Fiche

Dénominationscloche
Aire d'étude et cantonTartas ouest
AdresseCommune : Rion-des-Landes
Adresse : place des Droits-de-l'Homme
Emplacement dans l'édificeclocher

Cette cloche, étudiée par Vincent Matéos dans le cadre d'un pré-inventaire départemental du patrimoine campanaire (1997), est probablement la plus ancienne du département des Landes (avec les vestiges d'une coulée découverts dans les fouilles du château de Labrit) : elle est datable du XIVe siècle grâce à son profil "en pain de sucre" et à son inscription en lettres onciales.

En dépit de son ancienneté, l'instrument est difficilement repérable dans les archives de la paroisse, en partie publiées par l'abbé Daugé dans sa monographie de 1912. En décembre 1793, les cloches de l'église semblent avoir été réquisitionnées par l'administration du district de Tartas, à l'exception d'une seule cloche laissée dans le clocher communal et "de celle de l'horloge". La première datait apparemment de 1720, puisqu'elle était "âgée de 127 ans" lors de sa refonte en 1847 par Auguste Martin pour la réalisation de deux nouvelles cloches. En 1799, c'est bien pour cet unique instrument ("la cloche") que le marguillier Jean Bellegarde acheta une corde neuve. La présence de la cloche médiévale à son emplacement actuel, s'il ne s'agit pas de "la cloche de l'horloge", n'est donc documentée que très tardivement. Son inscription, dépourvue de toute référence à sa destination comme pour la plupart des cloches du Moyen Âge, ne permet pas davantage d'attester sa provenance.

Période(s)Principale : 14e siècle , (?)

Cloche suspendue de volée ; tintement par actionnement électrique ; forme du vase "en pain de sucre" ; anse unique simple ; mouton en barre, en acier, à quatre brides rondes ; battant en fer forgé. Inscription et décor : un dossier par lettre.

Catégoriesfonderie de cloches
Structuressuspendu
Matériauxbronze, fondu à la cire perdue, décor en relief
orme
fer, forgé
Mesuresh : 49.0 (hauteur au cerveau)
h : 61.0 (hauteur avec la couronne d'anses, à la tangente)
d : 56.0 (diamètre extérieur à la pince)
Iconographiesornementation, fleur, filet
Précision représentations

Fleurs ("marguerites") entre les mots de la dédicace. Filets simples à la faussure.

Inscriptions & marquesdédicace, fondu
Précision inscriptions

Dédicace (en lettres onciales, en une ligne au cerveau) : AVE [fleur] MARIA [fleur] ORACITA [fleur] PLENA ANS.

État de conservationpartie remplacée
Précision état de conservation

Mouton et battant modernes.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
Protectionsclassé au titre objet, 2003/06/05

Annexes

  • Extrait de : Césaire Daugé, "Rion-des-Landes, son histoire", troisième partie, chapitre I ("Rion paroissial de 1803 à 1863"), p. 283-284

    "En 1847, nouvel appel à la générosité et à la piété des habitants. La cloche, qui durait depuis 127 ans (elle avait donc était [sic] fondue en 1720), se trouva entièrement hors de service. La charité publique se surpassa ; la quête par quartiers produisit 1.900 francs. Le résultat eut été plus beau encore sans une scission qui se produisit parmi les habitants. Quelques-uns opinaient pour un bourdon dont la voix sonore aurait ébranlé tous les échos de la paroisse. D'autres préféraient deux cloches s'harmonisant entre elles. Ces derniers l'emportèrent ; mais les premiers, tenant rigueur, ne décordèrent pas leur bourse. Les deux cloches furent fondues avec un plein succès, au pied même du clocher, le 11 novembre 1847, jour de Saint-Martin, par le sieur Martin, fondeur [Note : Mairie de Rion, D. I, p. 57, v.]. M. Jacques Maque arrive en tête des plus généreux donateurs avec une somme de 600 francs. A sa suite, nous trouvons M. le curé Lestage, 217 fr. ; Jeanne Lasserre, veuve Callede, à Chambret, 50 fr. ; Boré, à Chambret, 50 fr. ; Marguerite Bonnan et Boré, son gendre, à Pinache, 10 fr. [...] Nous ne citons pas les souscriptions à 5 francs ni celles qui leur sont inférieures : c'était l'obole du pauvre aussi méritoire que celle du riche. Nous ne citerons pas non plus les réfractaires ; car il y eut des réfractaires ainsi flétris sur le registre qui mentionne ce bel élan paroissial : "La liste de ceux qui au lieu d'écouter la voix de l'honneur, du bien public, de la charité, de la piété et de la générosité, n'ont écouté que la voix de l'égoïsme et de l'avarice, et ont renoncé à avoir aucune part aux avertissements des cloches qui sont, dans tant d'occasions, la voix même de Dieu, n'ont voulu rien donner - ou n'ont pu - Dieu le sait". Qu'il nous suffise de dire qu'il y eut 9 réfractaires au quartier du Cournau, autant au quartier d'Estiey, 18 au quartier du bourg, 9 au quartier de Mascous et 10 au quartier de la Gouarde."

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 22 février 1906.

    n° 85 Archives départementales des Landes : 70 V 286/7
Bibliographie
  • DAUGÉ Césaire. Rion-des-Landes : son histoire. Bergerac : Imprimerie générale du Sud-Ouest, 1912.

    p. 216-217, 223, 267
  • FAIVRE Jean-Bernard, MATÉOS Vincent. Cloches, sonnailles, carillons en pays landais. Bordeaux : Le Festin, 2011.

    p. 4-5
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe