Logo ={0} - Retour à l'accueil
Église paroissiale Saint-Michel et cimetière

Cloche (n° 1)

Dossier IM40008272 réalisé en 2020

Fiche

Dénominationscloche
Numérotation artificielle1
Aire d'étude et cantonGeaune
AdresseCommune : Lacajunte
Emplacement dans l'édificeclocher-mur, baie sud

La monographie paroissiale (1887-1888) de l'abbé Jean-Baptiste Dezest fournit plusieurs renseignements sur les cloches qui ont précédé celle ici étudiée. La plus ancienne connue fut "enlevée de l'église" et "brisée par les ennemis de notre religion" lors du sac de l'église par les troupes protestantes de Montgomery en 1569. Sans doute remplacée après la fin des guerres de Religion, la cloche, d'un poids de 133 kilos, fut refondue une première fois sous le ministère du curé Brethous (1847-1859), par un fondeur "de Samadet", certainement Jean Malet (1810-1875). Quand il fut question de la refondre à nouveau en 1876 pour en augmenter le volume, les paroissiens préférèrent la conserver et en faire fabriquer une nouvelle, d'un poids de 316 kilos, par le fondeur tarbais Ursulin Dencausse (1825-1910). La fonte eut lieu la même année ; la cloche fut bénite le 21 septembre 1876 et installée dans l'une des deux baies campanaires du clocher-mur, exhaussé de trois mètres pour l'occasion, où elle fut rejointe l'année suivante par une petite cloche également fondue par Dencausse. Pour une raison inconnue (sans doute une cassure accidentelle), la grande cloche, bien que toute récente, dut être refondue une dernière fois en 1895 par le même fondeur.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1895, porte la date, daté par source
Lieu d'exécutionCommune : Tarbes
Auteur(s)Auteur : Dencausse Ursulin
Dencausse Ursulin (1825 - 1910)

Né à Dumes en 1825, mort à Tarbes ou à Biarrotte en 1910. Fonde sa fabrique de cloches à Tarbes et à Soues. Père de Jean-Louis-Ursulin (1861-1931), qui lui succède dès avant 1908.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fondeur de cloches

Cloche suspendue, de volée ; tintement par actionnement électrique ; pas de couronne d'anses, mais un disque plat boulonné ; mouton en fonte de fer et bois, à quatre brides rondes boulonnées ; battant en poire, en fonte.

Catégoriesfonderie de cloches
Matériauxbronze, fonte au sable à découvert
Précision dimensions

Dimensions non prises.

IconographiesSacré-Coeur, saint Joseph et l'Enfant Jésus
ornementation, poste, arcature, filet, croix grecque
Précision représentations

Effigies du Sacré-Cœur et de saint Joseph à l'Enfant sur le vase ; frise de postes fleuronnées au cerveau, arcature fleuronnée néogothique sous la dédicace, filets à la faussure et à la pince ; croix grecque fleuronnée et nimbée avec calice rayonnant au milieu de la dédicace (marque de fondeur).

Inscriptions & marquesdédicace, fondu, latin, français
signature, fondu
date, fondu
marque de fondeur, fondu
Précision inscriptions

Dédicace, signature et date (sur le vase supérieur, en trois lignes) : COR JESU SACRATISSIMUM MISERERE NOBIS COR MARIÆ IMMACULATUM ORA PRO NOBIS / LEOPOLD DUMARTIN MAIRE ANICET COSTEDOAT ADJOINT LOUIS ETCHEVERRY INSTITUTEUR / AMÉDÉE PROCRES PARRAIN LUCINE DUPARC MARRAINE FONDUE A TARBES PAR URSULIN DENCAUSSE BREVETE SGDG 1895. Marque de fondeur : voir iconographie.

État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Extraits de la monographie paroissiale de Lacajunte, par le curé Jean-Baptiste Dezest, 1887-1888 (AD Landes, 16 J 17), concernant les cloches de l'église

    "M. l'abbé Brethous, curé en 1847. M. l'abbé Brethous Pierre, né à Vielle en 1808, ordonné prêtre en 1833 [...] fut nommé curé de Bats, d'Arboucave, d'Audon et puis de Lacajunte, où il arriva le 1er juillet 1847. [...] Enfin, M. Brethous fut nommé vicaire du Mas d’Aire en 1859. [...] / Il lui arrivait de revenir quelquefois à Lacajunte. Dans ses dernières années, il offrait généreusement une cloche en faveur d'une sonnerie harmonieuse telle qu'il désirait la voir établie au clocher de l'église de Lacajunte. Le desservant actuel [l'abbé Dezest] avait fini par entrer dans ses vues. Le clocher allait voir venir une nouvelle cloche déjà fondue au nom de M. Brethous, lorsque certains habitants, des principaux, toujours ennemis du prêtre, créèrent des difficultés en faisant fermer l'ouverture du clocher où devait être suspendue la nouvelle cloche. On refusa l’objet de nos générosités par pur esprit de contradiction."

    "Clocher et cloches de Lacajunte. / Le clocher de l'église de Lacajunte d’un seul mur a été exhaussé d’environ 3 mètres en 1877. On y a ménagé deux ouvertures égales de 2m de haut et 1m de large pour y suspendre deux cloches nouvelles, l’une d'un poids de 316 kilogrammes, l'autre du poids de 164 kilogrammes. Depuis longtemps, l'église de Lacajunte ne possédait qu'une cloche du poids de 133 kilogrammes, bien insuffisante pour le service paroissial. L'an 1876, la commune voulut la remplacer par un autre plus grande. Elle s'entendit avec M. Dencausse, fondeur de cloches à Tarbes. Lacajunte reçut une bonne cloche d'airain du poids de 316 kilogrammes, au prix de 4 francs le kilogramme, et un joug, système nouveau en fonte, au prix de 50 francs les 100 kilogrammes... prix total 1421 francs, somme que la commune trouva dans la caisse municipale, y compris 399 francs, prix estimé de la vieille cloche à raison de 3 francs le kilogramme. Lorsque le moment de payer la nouvelle cloche arriva, les gens de Lacajunte regrettèrent d'avoir engagé la vieille cloche. On désirait la conserver. Dans ce but, on proposa une souscription volontaire qui fut acceptée. Les principales familles se mirent en tête de cette souscription, en versant chacune la somme de 40 francs. M.M. le desservant, le Maire et l'Adjoint firent le tour de la commune et la collecte produisit la somme de 478 francs, plus qu'il n’en fallait pour retenir la vieille cloche. Tout le monde fut satisfait de cet heureux résultat. On restait maître de la vieille cloche. L'harmonie de ces deux cloches laissait beaucoup à désirer. Le desservant profita de cette circonstance pour offrir à la commune de lui abandonner une bonne partie de ses avances faites en son nom dans d'autres temps et pour des besoins urgents. [...] Il partit bientôt pour Tarbes. Il alla trouver M. Dencausse. Il lui demanda une nouvelle cloche, faite dans les meilleures conditions, pour la mettre en bonne harmonie avec celle déjà fournie à l'église de Lacajunte. Tout fut convenu au mieux, et une nouvelle cloche arriva. La première avait été bénie le 21 9bre 1876 [...] et la seconde fut bénie le 7 8bre 1877. [...]. Par cette nouvelle acquisition, l'église de Lacajunte jouit d’une bonne sonnerie. [...] La sonnerie de la vieille cloche ne se mêlait pas trop mal à la sonnerie des deux cloches neuves. Le desservant en profita pour faire de nouvelles propositions favorables à la commune, comme les registres de la fabrique le constatent. (La commune avait enfin consenti à laisser au desservant la propriété de la vieille cloche, en échange de la 2ème cloche neuve qu’il ferait venir). Les nouvelles propositions faites alors à la commune furent rejetées d'une façon peu convenable. Le desservant, peu satisfait, fit disparaître cette vieille cloche et en disposa en faveur de sa paroisse natale [Momuy] qui fut toute heureuse de ce bienfait. / La cloche principale est sous le patronage de la Ste Famille. Son nom est Marie Joseph avec l'inscription suivante : Cor Jesu Sacratissimum, miserere nobis – Cor Mariæ Immaculatum, ora pro nobis – Cor sancti Josephi, ora pro nobis. / La seconde cloche plus petite s'appelle : Marie-Jean-Baptiste-Michel (patron de la paroisse) Pierre et Paul (2ds patrons de l'église). Parrain : Jean Bte Dezert, curé de la paroisse et bienfaiteur. Marraine, Marie Hontang-Dezest (mère du parrain)."

    ____________________________________________________

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Lacajunte, par le curé Jean-Baptiste Dezest, 1887-1888.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 16 J 17
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Lacajunte, 22 février 1906.

    N° 116. Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 162/9
  • Église, presbytère, cimetière (1823-1940).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 2 O 988
Bibliographie
  • VIDON Jean-Claude. Lacajunte. A la recherche du passé. Orthez : ICN, 2011.

    P. 116-119, 152-153.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe