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Église paroissiale Saint-Laurent

Cloche (n° 1)

Dossier IM40007018 réalisé en 2018

Fiche

Dénominationscloche
Numérotation artificielle1
Aire d'étude et cantonTartas est
AdresseCommune : Audon
Emplacement dans l'édificefaçade est, beffroi

Cette cloche est l'un des rares éléments mobiliers de l'ancienne église conservés dans le nouvel édifice érigé en 1975. Elle porte la date 1826, mais le nom de son auteur (peut-être l'un des nombreux fondeurs lorrains itinérants à cette époque dans les Landes) n'a pu être repéré.

La marraine, Amélie (Marie Thérèse) de Basquiat-Mugriet (Tartas 6 mai 1795 - Lourquen 7 juin 1867), était fille unique de Joseph, dit le chevalier de Basquiat (1763-1835), maire de Tartas pendant la Restauration (frère d'Alexis, maire de Saint-Sever sous l'Empire), et de Marie Ducasse (1772-1831), fille du notaire tarusate André Ducasse. Ce dernier possédait, entre autres biens (à Lourquen, Tartas, Saint-Yaguen, Carcen et Suzan), une propriété à Audon dont sa petite-fille semble avoir hérité (comm. de Dominique Bop, juin 2018). Les cousines d'Amélie de Basquiat, Virginie de L'Abadie d'Aydrein et Marie-Elisabeth, baronne de Toulouzette, offrirent respectivement un tableau à l'église d'Horsarrieu (réf. IM40003536), des verrières et un ostensoir à l'église abbatiale de Saint-Sever.

Le parrain, dont le prénom n'est pas précisé, est certainement Jean-Joseph de Vidart d'Estibes (1766-1844), titré chevalier de Saint-Louis dans les lettres patentes du 4 août 1829 octroyant le titre vicomtal à son fils Jean-Louis, conseiller général des Landes. L'épouse de Jean-Joseph de Vidart, Marie-Louise de Maurian-Carcen, appartenait à une famille de Tartas possessionnée à Audon, où se trouve la motte féodale de Maurian, berceau de sa lignée (comm. Dominique Bop).

A noter que les mots de l'inscription "M. de Vidart ancien" sont gravés et non fondus, ce qui laisse supposer que le parrain de la cloche fut choisi après la fonte de celle-ci.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Dates1826, porte la date

Cloche suspendue de volée ; tintement par actionnement électrique ; couronne d'anses usuelle ; mouton cintré en fonte, à quatre brides rondes, scellé au premier niveau du beffroi de béton accolé à la façade de l'église. Inscription : un dossier par lettre ; un fragment est gravé et non fondu.

Catégoriesfonderie de cloches
Structuressuspendu
Matériauxbronze, fondu à la cire perdue, décor en relief
fonte de fer
Précision dimensions

Dimensions non prises.

IconographiesChrist en croix, fleur de lys, filet
Précision représentations

Sur la face du vase (actuellement) au sud : Christ en croix (croix sur socle à losanges) entre deux fleurs de lys. Filets triples sur le vase supérieur, au milieu du vase, à la faussure et à la pince.

Inscriptions & marquesdédicace, fondu, lecture incertaine
date, fondu
Précision inscriptions

Dédicace (en trois lignes sur le vase supérieur, chacune introduite par une main indicatrice ; lecture partielle) : [main] LAUDATE EUM IN CYMBALIS BENE SONANTIBUS OMNIS LAUDET DOMINUM [...] ...U CURE / [main] PN M DE VIDART ANCIEN CHEVALIER DE ST LOUIS [...] / [main] MARRAINE MELLE AMELIE DE BASQUIAT L AN 1826 BMI BAUDEANT MAIRE [...].

L'inscription latine est une citation du psaume 150, versets 5 et 6 (traduction : "Louez-le avec les cymbales sonores ! / Que tout être vivant loue le Seigneur").

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (13 février 1906).

    n° 59 Archives départementales des Landes : 70 V 19/5-6
Bibliographie
  • BOREL D'HAUTERIVE André. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Paris : Dentu, 1851.

    p. 240
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe