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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Tartas est
  • Commune Tartas
  • Adresse place Saint-Martin , cours Saint-Jacques
  • Emplacement dans l'édifice clocher
  • Dénominations
    cloche
  • Numérotation artificielle
    1
  • Appellations
    dite Marie-Victoire

En octobre 1922, le curé-doyen Montaut adressa au maire de Tartas une lettre demandant à la commune de procéder à la refonte d'une cloche fêlée et "hors d'usage", ainsi qu'à l'achat d'un "vrai bourdon" sonnant le do grave. Des démarches avaient déjà été entreprises en ce sens auprès du ministre du commerce et de l'industrie pour l'obtention d'un secours, et auprès du fondeur tarbais Jean Louis Ursulin Dencausse (qui prendra sa retraite quelques semaines plus tard) pour la commande des deux instruments. La municipalité ayant donné son accord, les deux cloches furent fondues en avril 1923 par la maison U. Dencausse, nouvellement dirigée par André Darricau. La grosse cloche, nommée en souvenir de la Victoire de 1918, présente un décor très semblable à celui de l'une des trois cloches fournies la même année par Darricau au sanctuaire Notre-Dame de Buglose.

Acquises grâce à des dons particuliers, Marie-Victoire et Madeleine furent baptisées le 17 juin 1923 par l'évêque d'Aire et de Dax Charles de Cormont. La première fut parrainée par Pierre Dupin (né à Saint-Yaguen en 1852), cultivateur, et par sa femme Marie Louise Coudroy (Tartas 1854-?), fille d'Hélène Céline Lacoste et de Barthélemy Coudroy (1823-1923), le principal souscripteur de la cloche, décédé peu de temps avant son inauguration.

Les médaillons des Évangélistes qui ornent le vase sont inspirés d'une série de gravures de Joseph von Keller (1811-1873) d'après Friedrich Overbeck (1789-1869), éditée en 1842-1844.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1923, porte la date
  • Lieu d'exécution
    Commune : Tarbes
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Dencausse U.
      Dencausse U.

      Fonderie de cloches à Tarbes. Après la mort d'Ursulin Dencausse en 1910 et la retraite de son fils Jean-Louis Ursulin (1861-1931) en 1922, la maison fut rachetée par le fondeur André Darricau, qui conserva quelque temps la raison sociale "U. Dencausse" avant d'apposer son propre nom.

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      fondeur de cloches signature
    • Auteur :
      Darricau André
      Darricau André

      Successeur de Jean-Louis-Ursulin Dencausse à la fonderie de ce nom à Tarbes, de 1922 à 1930.

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      fondeur de cloches signature
    • Auteur :
      Dencausse Jean-Louis Ursulin
      Dencausse Jean-Louis Ursulin

      Fondeur de cloches à Tarbes, fils d'Ursulin Dencausse (1825-1910), auquel il succéda dès avant 1908. Retraité en 1922, il vendit alors la fabrique à André Darricau, qui conserva quelque temps encore la raison sociale "U. Dencausse".

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      fondeur de cloches attribution par source
    • Auteur de la source figurée :
      Overbeck Johann Friedrich
      Overbeck Johann Friedrich

      Peintre né à Lübeck le 3 juillet 1789, mort à Rome le 12 novembre 1869 ; fils de Christian Adolph Overbeck, sénateur-maire de Lübeck, et d'Eleonora Maria Jauch. Élève à partir de 1806 de Heinrich Friedrich Füger à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il fonde en 1809, en réaction à l'académisme néoclassique régnant, la Confrérie de saint Luc avec quelques condisciples, s'installe à Rome en 1810 et y réside jusqu'à sa mort. Converti au catholicisme en 1813, il œuvre au renouveau de l'art religieux auprès d'autres artistes romains d'origine allemande, tels Peter von Cornelius, Friedrich Wilhelm von Schadow, Philipp Veit, Julius Schnorr von Carolsfeld ou Joseph von Führich au sein du mouvement dit des Nazaréens, dont il est l'un des membres les plus connus grâce, notamment, à la diffusion de son œuvre par la gravure.

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      peintre
    • Auteur de la source figurée :
      Keller Joseph von
      Keller Joseph von

      Graveur allemand, né à Linz am Rhein le 31 mars 1811 et mort à Düsseldorf le 30 mai 1873. Membre de l’École de Düsseldorf, il grava notamment d'après Raphaël (La Dispute du Saint-Sacrement, Madone Sixtine), Friedrich Overbeck et Ernst Deger.

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      graveur

Cloche suspendue, de volée ; tintement par actionnement électrique ; pas de couronne d'anses, mais un disque plat encastré dans un mouton en fonte de fer, de forme cintrée à oreilles ; battant en fonte, en poire. Inscription et décor avec dossiers.

  • Catégories
    fonderie de cloches
  • Structures
    • suspendu
  • Matériaux
    • bronze, fondu
  • Mesures
    • h : 110 (hauteur au cerveau, à la tangente)
    • d : 148
  • Iconographies
    • Calvaire, Les Evangélistes, Agneau mystique
    • ornementation, remplage flamboyant, feuille de chêne, grappe
  • Précision représentations

    Calvaire (Christ crucifié entre la Vierge et saint Jean, la Madeleine éplorée au pied de la croix) sur une face du vase ; effigies en buste des évangélistes (avec leurs symboles dans des écus), d'après Overbeck, dans des médaillons circulaires brochant sur le bandeau de la faussure, orné des branches de chêne avec feuilles et glands ; au cerveau, une frise de grappes de raisin stylisées ; sous la dédicace, une frise de remplages losangiques de style gothique flamboyant, encadrant alternativement des fleurons et des médaillons circulaires avec l'effigie de l'Agneau mystique. Croix grecque fleuronnée et nimbée avec calice rayonnant dans le médaillon central (marque de fondeur) sur le vase supérieur, au milieu de la dédicace.

  • Inscriptions & marques
    • signature, fondu
    • date, fondu
    • dédicace, fondu, partiellement illisible
    • marque d'auteur, fondu
  • Précision inscriptions

    Dédicace, signature et date (en cinq lignes sur le vase supérieur, en caractères inspirés de l'onciale ; lecture partielle) : DON POUR LA PLUS GRANDE PART DE MR BARTHELEMY COUDROY [...] / JE M'APPELLE LA VICTOIRE EN SOUVENIR DE L'ARMISTICE [...] 1918 [...] / FONDUE A TARBES EN AVRIL 1923 PAR U. DENCAUSSE [...] / MONTAUT CURE DOYEN MARRAINE MME MARIE LOUISE DUPIN NEE COUDROY [...].

    Marque de fondeur (au milieu de la dédicace) : voir iconographie.

  • État de conservation
    • bon état
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Bibliographie

  • LACROUTS Christian. Tartas et ses églises. Les Cordeliers, Saint-Jacques du bout du pont, Saint-Martin, Saint-Jacques. Dax : Centre généalogique des Landes, 2008.

    p. 27

Périodiques

  • Semaine religieuse du diocèse d'Aire et de Dax, XXXIVe année, 29 juin 1923, n° 26.

    p. 345-348 (Bénédiction de deux cloches à Tartas)

Annexes

  • Lettre du curé-doyen Montaut au maire de Tartas Dominique Portères, octobre 1922 (transcrite par Christian Lacrouts, "Tartas et ses églises", p. 27)
  • "Bénédiction de deux cloches à Tartas", article paru dans "La Semaine religieuse du diocèse d'Aire et de Dax", XXXIVe année, n° 26, vendredi 29 juin 1923, p. 345-348 (communiqué par l'abbé Dominique Bop)
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Saint-Jacques

Église paroissiale Saint-Jacques

Commune : Tartas
Adresse : place, Saint-Martin, cours Saint-Jacques