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Cimetière

Dossier IA86009700 réalisé en 2018

Fiche

  • Vue générale.
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  • Parties constituantes

    • mur de clôture
    • portail
    • tombeau

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesmur de clôture, portail, tombeau
Dénominationscimetière
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : Le bourg
Cadastre : 2017 AS 104, 229, 234, 235

Pendant l'Ancien Régime, le cimetière de Leigné-les-Bois était situé à proximité de l'église paroissiale Saint-Rémi. Bien que la tradition locale le situe souvent au nord du bâtiment, des fouilles réalisées en 2019 par l'INRAP ont révélé que des sépultures se trouvaient devant le portail occidental. D'après la tradition orale, des ossements auraient aussi été retrouvés au sud de l'église, lors de travaux de voirie.

En 1810, le cimetière commence à manquer de place et la population se plaint des mauvaises odeurs dégagées par les sépultures. La municipalité décide donc de le transférer dans un lieu plus éloigné des habitations. Le maire Courtault fait part de cette démarche à la préfecture le 3 décembre 1810, qui répond quelques jours plus tard que la commune ne dispose pas d'assez de fonds pour faire face à la dépense. Le projet est donc ajourné.

D'après le plan du cadastre de 1833, le cimetière se trouvait à cette date dans une parcelle entourée de murs située à l'ouest de l'église, devant les maisons n° 20 et 22.

Le 9 mai 1848, les habitants du bourg de Leigné-les-Bois rédigent une pétition adressée au conseil municipal et réitèrent leur plainte au sujet de la proximité du cimetière avec les maisons. Les inhumations ne sont réalisées qu’à 80 ou 90 cm de profondeur car les fosses trop profondes se remplissent immédiatement d’eau. Cela occasionne aussi des émanations nuisibles les jours de grande chaleur. L’eau de pluie, qui s’infiltre dans le sol des fosses, contamine aussi les puits du bourg. Auparavant, les tombes étaient creusées dans la partie du cimetière la plus éloignée des habitations, ce qui n’est plus le cas depuis quelque temps, probablement par manque de place. Les pétitionnaires demandent donc que le cimetière soit transporté en dehors du bourg.

Le 21 mai de la même année, le conseil municipal reconnaît la plainte des habitants et décide de déplacer le cimetière. Le terrain de 20 ares (en comptant le chemin) sur lequel a été construit le cimetière a été vendu à la commune par Jean-Baptiste Goutière, ancien juge de paix et habitant de Marolles, à Leigné-les-Bois pour que le nouveau cimetière puisse être installé. Le terrain est situé à l'est du bourg, à proximité de Marolles. Le transfert des sépultures vers la nouvelle parcelle a ensuite dû s'effectuer en 1848, comme en témoigne l'épitaphe de la tombe la plus ancienne du cimetière.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Dates1849, porte la date

L'ensemble du cimetière est entouré d'un mur de clôture en pierres calcaire enduites. Deux portails, l'un au sud et l'autre à l'est, permettent d'accéder à l'intérieur.

L'une des tombes les plus anciennes à avoir conservé une date portée est celle de Louise Adélaïde Vergier. Épouse de Joseph Roffay, propriétaire de La Grande Maison, elle est décédée à Leigné-les-Bois le 13 octobre 1848 à l'âge de 72 ans. La pierre tombale étant envahie par le lierre, il est impossible de voir si elle porte un décor ou une épitaphe.

À l'inverse, la dalle funéraire de Joseph Papin, curé de Leigné-les-Bois, présente une longue inscription, dont voici la transcription : " Ici repose en attendant la glorieuse résurrection le corps de Joseph Papin, curé de cette paroisse de Leigné-les-Bois, décédé le 28 avril 1861 à l'âge de 70 ans. Pasteur plein de zèle et de sollicitude pour son troupeau et les siens, il emporte avec lui les regrets unanimes de sa paroisse et sa famille. Priez pour le repos de son âme." La dalle présente aussi un décor sculpté, sous la forme d'étoiles à cinq branches inscrites dans un cercle et encadrant une croix. Une plaque, située dans la sacristie de l'église Saint-Rémi, précise que Joseph Papin avait donné à l'église une somme de 1000 francs, dont la rente devait servir à payer des messes annuelles "pour le repos de son âme et celles de ses parents".

Le tombeau d'André Pichon (décédé le 21 avril 1871) et Clémence Prévost (décédée le 14 janvier 1941), présente un style néoclassique, ce qui est rare pour une tombe aussi tardive. Le tombeau, en pierre calcaire, est constitué d'une base carrée couverte de mitres d'amortissement à chaque angle et surmontée d'une croix.

Les sœurs de la communauté des Ancelles, anciennement installées à La Grand Maison, étaient enterrées au cimetière de Leigné-les-Bois. Leur tombeau se présente sous la forme d'une grande stèle en béton portant une plaque. Au pied de celle-ci, une autre plaque est dédiée à la fondatrice de la communauté, la Bonne Mère Marie-Véronique du Très Saint Sacrement, née Marie Noémi Duchatellier (1862-1941). D'après la tradition orale, ses dernières paroles auraient été : " Mes bonnes petites sœurs, je vous demande à toutes de beaucoup vous aimez...".

Le tombeau de Marie Crochu, décédée le 3 janvier 1935, est constitué d'une stèle en béton surmontée d'une croix. Il présente un décor sculpté reprenant des motifs de fleurs.

Le tombeau de la famille Deletang est similaire à celui de Marie Crochu. Il présente une stèle couverte d'une croix, le tout en béton. La sépulture est délimitée par une chaîne supportée par des poteaux métalliques.

La tombe d'Eugène et Armand Guilloteau présente aussi le même style que les deux précédemment citées. Le décor sculpté est constitué d'arabesques et de croix pattées.

Murscalcaire moellon enduit
Couvertures
Escaliers
Techniquessculpture
Représentationsfleur, croix, croix pattée, arabesque
Mesures:
Précision dimensions

Environ 2310 m².

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 2 O 152 6 (1810-1931) : Leigné-les-Bois, biens communaux bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 152 6
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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