Dossier IA17046311 | Réalisé par
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.

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Cimetière des Bois, Saint-Georges-de-Didonne
Auteur
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.

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Copyright
  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde
  • Commune Saint-Georges-de-Didonne
  • Lieu-dit
  • Adresse rue du Commandant Henri-Cousin
  • Cadastre 1837 D 2331 et 2332  ; 2009 BC 695
  • Dénominations
    cimetière
  • Parties constituantes non étudiées
    mur de clôture, port, portail

Le cimetière de Saint-Georges-de-Didonne se trouvait probablement, jusqu'au début du 19e siècle, près de l'église. Suivant un arrêté préfectoral du 17 novembre 1811, il est transféré à la sortie du bourg, en direction de Didonne, sur un terrain donné par le maire, M. de Saint-Légier, et malgré les vives réserves émises par les autorités catholiques. Délimité par des fossés et des haies, il comprend une partie catholique et une partie protestante (ce qui déplaît au curé de Royan, desservant de la paroisse).

Le cimetière des Bois ainsi créé apparaît sur le plan cadastral de 1837. Il est alors divisé en deux parcelles, séparées par une allée : la parcelle ouest correspond à la partie catholique, la parcelle est à la partie protestante. Ces deux parties, aujourd'hui fondues, occupent les deux tiers ouest du cimetière actuel, de part et d'autre de deux des trois allées principales.

Dès 1851, le conseil municipal décide d'agrandir le cimetière en prenant des bandes de terrain sur chaque côté, en particulier au nord et vers l'ouest, le long de l'actuelle avenue Mocqueris. Les travaux de construction du mur de clôture sont adjugés le 7 mars 1858 à Jacques Thomas, entrepreneur à Royan. Pour les chaînes et les angles, on a recours à de la pierre de taille de Bourg-sur-Gironde. La nouvelle enceinte, surélevée de 60 centimètres par rapport au projet initial, est réalisée pour un montant de 4388,50 francs. Les travaux sont réceptionnés le 4 juin 1862.

Un nouvel agrandissement a lieu en 1911, vers l'est, là où se trouve aujourd'hui le carré militaire. Le devis pour la construction du mur de clôture de cette extension est établi le 5 décembre 1911 par Georges Vaucheret, architecte à Royan, connu pour la réalisation de plusieurs villas. Les terrains sont acquis en 1912. Parmi eux, certains contiennent déjà des tombeaux, notamment celui de la famille de Jean Soulard, capitaine au long cours, qui fait don de son terrain en échange de la préservation de ce tombeau. Les travaux de construction du mur de clôture sont adjugés le 22 juin 1913 à Eugène Cartron, entrepreneur à Saint-Georges-de-Didonne.

Le 11 décembre 1920, le conseil municipal décide de prendre dans cette nouvelle partie du cimetière, un espace destiné à inhumer les enfants de la commune morts pendant la guerre 1914-1918, si les familles le souhaitent. C'est probablement l'origine du carré militaire qui, finalement, a reçu les dépouilles de combattants de la Seconde Guerre mondiale, notamment.

En 1960, le cimetière des Bois étant trop petit, et l'urbanisation empêchant tout nouvel agrandissement, un nouveau cimetière est ouvert au nord de la ville, chemin d'Enlias.

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle, 20e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Vaucheret Georges
      Vaucheret Georges

      Originaire de Lyon, Georges Vaucheret (1867-1957) est connu pour plusieurs projets et réalisations, publics et privés, autour de Royan où il s'est établi au début du 20e siècle. Maire de Royan juste avant 1940, il participa à la réflexion sur la reconstruction de la ville après 1945.

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      architecte attribution par source

Le cimetière des Bois se trouve près du centre-ville, entre les anciens bourgs de Saint-Georges et de Didonne. Il est délimité par un clos de murs, interrompu au sud par trois portails. Trois allées principales, d'axe nord-sud, le structurent, ainsi qu'une allée qui en fait tout le tour.

  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents d'archives

  • Archives départementales de Charente-Maritime, 2 O 1841. 1851-1938 : agrandissements du cimetière de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1841
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 58 V1. 1811-1812 : translation du cimetière de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 58 V1

Documents figurés

  • AD17, 3P 4983. 1837 : plan cadastral de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4983
Date d'enquête 2014 ; Dernière mise à jour en 2014
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel
Suire Yannis
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Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.

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