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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mugron
  • Commune Doazit
  • Emplacement dans l'édifice sacristie

Un registre des recettes et dépenses de la fabrique (1839-1872) fait état, à la date du 31 décembre 1867, d'une dépense de 5,20 francs pour "port de la custode donnée par l'Empereur". Il s'agit du ciboire ici étudié, qui porte les armoiries impériales sur son pied et le poinçon (insculpé en 1863) de la maison parisienne Trioullier et fils, l'un des principaux fournisseurs de la Grande Aumônerie pour les objets destinés aux églises de province. Un objet en tout point identique fut offert la même année à l'église de Fontaine-les-Grès (Aube). Les détails décoratifs s'inspirent d'assez près du calice dit "de Troyes", découvert en 1844 dans le tombeau de l'évêque Hervée de Troyes et publié l'année suivante dans les Annales archéologiques de Didron.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1867, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Édifice ou site : Ile-de-France, 75, Paris
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Trioullier Charles-Eugène
      Trioullier Charles-Eugène

      Orfèvre à Paris (rue des Arts, puis rue du Vieux-Colombier et place Saint-Sulpice), insculpe un premier poinçon le 31 janvier 1844 (biffé le 10 octobre 1863), puis un second le 10 octobre 1863 avec ses fils (maison Trioullier et fils). Né à Paris le 1er décembre 1811 et mort le 3 janvier 1870 ; fils de Louis Trioullier et de son épouse née Bompard ; marié à Paris (Saint-Nicolas-du-Chardonnet) le 25 janvier 1834 à Eulalie Marie Eugénie Piot (1814-1892), dont il eut onze enfants, parmi lesquels les deux fils aînés, Hippolyte Charles (1836-1899) et Joseph (1838-1891) furent ses associés à partir de 1863.

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      orfèvre
    • Auteur :
      Trioullier Hippolyte-Charles
      Trioullier Hippolyte-Charles

      Orfèvre à Paris (maison Trioullier et fils, poinçon insculpé en 1863). Né à Paris le 21 mai 1836 et mort à Paris 7e le 9 décembre 1899 ; fils aîné de Charles Eugène Trioullier et de Marie Eulalie Piot, frère aîné et associé de Joseph (1838-1891) ; marié à Paris (Saint-Germain-des-Prés) le 4 août 1859 à Aline Cyprienne Fleuriot. D'abord associé à son père à partir de 1863 ("Trioullier et fils"), puis à son frère Joseph entre 1873 et 1874 ("Trioullier frères"). Le 8 octobre 1887 est fondée une société au nom de "Trioullier frères", fabricants d'orfèvrerie de bronzes, 24 rue de Grenelle à Paris. Le 5 décembre 1899, quatre jours avant la mort d'Hippolyte, l'entreprise est cédée à son neveu A. Noizeux, qui la conserve au moins jusqu'en 1904. Elle est reprise ensuite par L. Lapied, "successeur de Trioullier frères" (1907-1913), puis par A. Montagnier (1909 ou 1913-1937).

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      orfèvre
    • Auteur :
      Trioullier Joseph
      Trioullier Joseph

      Orfèvre à Paris (maison Trioullier et fils, poinçon insculpé en 1863). Né à Paris le 20 janvier 1838, mort à Paris (24, rue de Grenelle) le 26 février 1891 ; deuxième fils de Charles Eugène Trioullier et de Marie Eulalie Piot, frère cadet et associé d'Hippolyte Charles (1836-1899) ; marié à Paris, le 10 septembre 1864, à Eugénie Breton (1846-?), dont six enfants. D'abord associé à son père à partir de 1863 ("Trioullier et fils"), puis à son frère Hippolyte entre 1873 et 1874 ("Trioullier frères"). Le 8 octobre 1887 est fondée une société au nom de "Trioullier frères", fabricants d'orfèvrerie de bronzes, 24 rue de Grenelle à Paris. Le 5 décembre 1899, quatre jours avant la mort d'Hippolyte, l'entreprise est cédée à son neveu A. Noizeux, qui la conserve au moins jusqu'en 1904. Elle est reprise ensuite par L. Lapied, "successeur de Trioullier frères" (1907-1913), puis par A. Montagnier (1909 ou 1913-1937).

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      orfèvre

Style néogothique. Pied circulaire, nœud torique côtelé, tige tubulaire, une collerette, fausse-coupe découpée, couvercle à croix fondue et soudée.

  • Catégories
    orfèvrerie
  • Structures
    • plan, circulaire
  • Matériaux
    • argent, repoussé, ciselé au trait, ciselé au mat, estampage, ajouré
  • Mesures
    • h : 29
    • d : 12,6 (diamètre de la coupe)
    • d : 14,2 (diamètre du pied)
  • Iconographies
    • La Croix
    • ornementation, feuille lancéolée, quadrillage
  • Précision représentations

    Grandes feuilles lancéolées sur le pied, la fausse-coupe et le couvercle, se détachant sur un quadrillage losangé ; côtes sur le nœud ; croix sommitale fleuronnée et nimbée, avec quadrilobe ajouré à la croisée.

  • Inscriptions & marques
    • garantie gros ouvrages 1er titre Paris 1838-1973
    • poinçon de fabricant
  • Précision inscriptions

    Poinçons sur le pied, la coupe et le couvercle. Poinçon de fabricant : T F, une burette (losange horizontal). Marque de fabricant (sur une plaque ovale à bord perlé soudée sous le pied) : C. TRIOULLIER / F.ANT d'ORFEVRERIE ET BRONZE / D'EGLISE / 1 R. DU VIEUX COLOMBIER / PARIS. Inscription concernant le donateur (gravée sur le bord du pied) : DONNÉ PAR S.M. L'EMPEREUR NAPOLÉON III A L'EGLISE DE DOAZIT LANDES. Armoiries de Napoléon III (aigle impériale) : relief fondu et rapporté sur le pied.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Registre des recettes et dépenses de la fabrique de l'église du bourg de Doazit et de Saint-Martin du Mus (1839-1872).

    Archives paroissiales, Doazit
    année 1867
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 3 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 108/7
Date d'enquête 2014 ; Dernière mise à jour en 2016
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