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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Dax nord
  • Commune Herm
  • Emplacement dans l'édifice sacristie
  • Dénominations
    ciboire
  • Numérotation artificielle
    1

Cet objet fut exécuté par l'orfèvre parisien Jean Gabriel André Bompart entre 1803 et 1809. Il s'agit probablement du ciboire acquis en 1807 par la paroisse auprès de l'orfèvre et marchand bayonnais "Morlets" (certainement Charles-François Mortet, reçu maître-orfèvre à Bayonne en 1782). Le "Registre des comptes, recettes et dépenses de la Fabrique..." mentionne en effet "quatre cent onze francs au sieur Morlets [...] pour la valeur d'argenterie consistant en un ostensoir, un ciboire et une custode".

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
  • Dates
    • 1807, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Édifice ou site : Ile-de-France, 75, Paris
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bompart Jacques Gabriel André
      Bompart Jacques Gabriel André

      Orfèvre à Paris, rue de Thionville (poinçon insculpé en 1803-1804). Né à Orléans le 10 septembre 1770, fils de Jacques Bompart et de Marie Magdeleine Huquier ; marié le 30 vendémiaire an X (22 octobre 1802) à Marie Joséphine Lefèvre (Nogent, 1782 - ?), fille de François Joseph Lefèvre et de Marie Sophie Delaunay. Source : Geneanet.

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      orfèvre
    • Auteur :
      Mortet Charles-François , dit(e) Mortet Père
      Mortet Charles-François

      Charles-François Mortet (fautivement orthographié "Morlet" par Jacques Helft, Le poinçon des provinces françaises, p. 70), né à Arc-en-Barrois le 17 septembre 1753, est le neuvième fils de Charles François Mortet (1707-1753), marchand, greffier au grenier du sel, procureur fiscal et syndic d'Arc-en-Barrois, et de Lucrèce Lambert (1714-1790), et le frère cadet de l'orfèvre Jean-Marie Mortet (Arc-en-Barrois, 2 mai 1743 - Bayonne, 2 mars 1805 / 11 ventôse an XIII), officier de la Monnaie de Bayonne, et de Louis-Martin Mortet (Arc-en-Barrois, 10 novembre 1745 -Bayonne, 22 décembre 1815), maître-horloger à Bayonne. Charles-François, reçu maître-orfèvre à Bayonne en 1782, épouse en premières noces dans cette ville, le 20 août de la même année, Jeanne Maisonnave (Bayonne, 1754 - Bayonne, 21 septembre 1784), fille de Pierre Maisonnave, marchand, et de Jeanne Laborde, et nièce par alliance de l'orfèvre bayonnais Joseph Duchemin (1729-après 1793). Il se remarie à Bayonne, dès le 5 février 1785, avec Marie Pelletier (Bayonne, 26 juillet 1759 - Bayonne, 8 vendémiaire an XIII / 30 septembre 1804), fille de Bertrand Pelletier (1759-1784), apothicaire à Bayonne, et de sa première épouse Marie Sabaton (1733-1763). Il eut un fils du premier lit, Simon (Bayonne, 13 juin 1783 - Bayonne [40, rue Pont-Mayour], 29 décembre 1827), à son tour marchand-orfèvre (mort célibataire), filleul de son oncle Simon Mortet et de Marie Drouillet-Laborde. Du second lit naquirent cinq filles et trois fils : 1) Marie (née à Bayonne le 19 juin 1786, filleule de Michel Maisonnave et de sa grand-mère maternelle Marie Lassalle) ; 2) Bertrand (né à Bayonne le 10 juin 1787, filleul de son oncle maternel Bertrand Pelletier et de Marguerite Sedillo, décédé après 1825), marchand-orfèvre à Bayonne, marié à Bayonne, le 20 février 1816, à Saubade Angélique Plantié (1798 - Bayonne, 19 décembre 1857), fille du boulanger Jean Plantié et de Saubade Save Lafitte ; 3) Jean-Baptiste (né à Bayonne le 11 décembre 1789, filleul de son oncle Jean-Baptiste Casalis, négociant, et de sa tante Marie Pelletier) ; 4) Marie dite Nancy (née à Bayonne le 16 février 1792, filleule de son oncle maternel Charles Pelletier et de sa tante maternelle Marie Pelletier Casalis, morte à Bassussary le 24 mars 1882), mariée à Bayonne, le 1er juillet 1811, à Auguste Salvat Loupy (1785-?) ; 5) Simon Charles Victorin (né à Bayonne le 11 octobre 1793) ; 6) Josèphe Prospérine (née à Bayonne le 23 brumaire an V / 13 novembre 1796), mariée à Bayonne, le 27 août 1816, à Jean Maumus (1789-?), officier d'origine bordelaise ; 7) Victoire (Bayonne, 4 floréal an VII / 23 avril 1799 - Bayonne, 21 novembre 1825), mariée à Bayonne, le 23 janvier 1823, à Mathieu Mirassou (Sauveterre-de-Béarn, 1793-?), marchand en gros ; 8) Marie Rosalie (née à Bayonne le 17 fructidor an VIII / 4 septembre 1800 et morte à Coutras le 5 mars 1867), mariée à Bayonne, le 19 septembre 1825, à Germain Pierre Maumus (1800-1858), agent d'affaires d'origine bordelaise et frère de Jean [source : AD Pyrénées-Atlantiques, état-civil de Bayonne]. Charles-François, témoin au mariage de sa fille Rosalie en 1825, était encore vivant au décès de son fils aîné en 1827.

      Charles-François est probablement identifiable au "Morlets (sic), marchand-orfèvre à Bayonne" signalé en 1807 et 1814 pour des fournitures à l'église d'Herm près de Dax. L'église de Beylongue conserve un ciboire et celle de Mugron un encensoir et une navette de sa période ante-révolutionnaire (1784-1789), celle de Goos un ciboire de 1819-1838 portant un poinçon losangique, insculpé après 1797. Ce dernier pourrait toutefois appartenir à son neveu Charles-Guillaume Mortet (1781-1828, fils de Jean-Marie). Une carte publicitaire (avec inscription datée de 1833) porte la raison sociale "Aux attributs de l'église, Ch. MORTET Père, marchand orfèvre joaillier bijoutier rue Mayour 32", qui est celle de Charles-François (il résidait déjà à cette adresse en 1804). En mai 1833, un orfèvre Mortet (Charles-François ou le fils de Charles-Guillaume, Louis-Martin ?) livre un "soleil tout argent" à la paroisse Saint-Esprit (aujourd'hui commune de Bayonne). Un orfèvre "Morlet" (certainement une mauvaise transcription de "Mortet") fournit des objets à l'église de Rivière (Rivière-Saas-et-Gourby, Landes) en 1842.

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Entièrement en argent, ce ciboire se compose d'un pied circulaire, d'un nœud piriforme, d'une collerette, d'une coupe nue et d'un couvercle surmonté d'une croix sommitale fondue. Le pied, le nœud et le couvercle sont ornés d'un décor gravé et ciselé, la collerette est décorée à la molette. Seul l'intérieur de la coupe et du couvercle est doré.

  • Catégories
    orfèvrerie
  • Structures
    • pied, circulaire
  • Matériaux
    • argent, fondu, ciselé au mat, ciselé ou gravé, décor à la molette, doré
  • Mesures
    • h : 22,7
    • d : 9,8 (diamètre de la coupe)
    • d : 11,2 (diamètre du pied)
  • Iconographies
    • ornementation, feuille d'eau, pampre, rinceau, entrelacs, fleuron, épi
    • croix tréflée
  • Précision représentations

    Fleurons sur le cavet du pied ; pampres, rinceaux et entrelacs sur le talus ; feuilles d'eau sur le nœud ; épis de blé, entrelacs et croix tréflée sur le couvercle.

  • Inscriptions & marques
    • 1er titre Paris 1798-1809
    • moyenne garantie Paris 1798-1809
    • grosse garantie Paris 1798-1809
    • poinçon de fabricant
  • Précision inscriptions

    Poinçon de fabricant (coupe) : J G A B, un casque entre deux drapeaux (losange horizontal). Grosse garantie sur la coupe et le pied, moyenne garantie sur la croix du couvercle.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date d'enquête 2011 ; Dernière mise à jour en 2011
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel