Dossier IA17050840 | Réalisé par
Chenal, puis bassin d'échouage du Parc ou de la Cloche
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  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Rochefort
  • Dénominations
    chenal, bassin d'échouage
  • Appellations
    de la Cloche

Le chenal dit du Parc ou de la Cloche est aménagé dès l'installation de l'arsenal ; il constitue la limite entre les deux parties appelées avant-garde et arrière-garde. Jusqu'en 1776, les navires marchands y opèrent toutes leurs opérations de chargement et de déchargement puisque les magasins des négociants se trouvent sur son côté nord.

Le pont en bois qui permet de franchir le chenal est remplacé par un pont en pierre en 1741 par M. Lefebure, ingénieur en chef. D'après J.-T. Viaud, le nom du chenal proviendrait d'une cloche suspendue au-dessus d'une porte en bois placée à l'entrée ouest du pont et qui servait à indiquer la reprise et la fin du travail aux ouvriers.

En décembre 1775, le roi accorde à Rochefort la liberté de commercer avec les colonies. Les négociants, alors dépossédés de leurs magasins, en installent de nouveaux à la Cabane-Carrée. Le chenal n'est dès lors plus utilisé que par la Marine royale ; il sert au transport à l'intérieur de l'arsenal.

Le chenal est élargi et transformé en bassin d'échouage vers 1890. Des dépôts de vase sont constatés très rapidement après son creusement. Complètement envasé après la Seconde Guerre mondiale, il est dégagé par les troupes américaines en 1958-1959. Dans les années 1970, il est remblayé pour permettre l'édification de bâtiments pour l'usine de construction aéronautique SOCEA - plus tard SOGERMA et actuellement Stelia Aerospace - sur sa partie nord-est.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle, 4e quart 19e siècle

Du chenal, puis du bassin, ne subsiste qu'un bout de quai dans l'alignement des vestiges du pont de la Cloche. Seul le parapet du pont du côté est demeure, en pierre de taille couronné d'un chaperon. Le long du chemin de la Charente, les anciens musoirs du chenal sont encore visibles avec deux bittes d'amarrage encore en place.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Bonnet, Laurent. Rochefort années 1930 à 1980, La Crèche : Geste Editions, 2001.

    p. 193
  • Durand, Alain. "Vue des bassins en cours de creusement de l'arsenal de Rochefort". Roccafortis, janvier 2000.

    p. 169-173
  • Extrait de Voyages en France de F. Marlin (1784-1791). Bulletin de la Société de géographie de Rochefort, T. XXIX, Rochefort : imprimerie C. Thèze, 1907.

    p. 200
  • Thomas. Mémoires pour servir à l'histoire de la ville et du port de Rochefort. Rochefort, Faye, 1828.

    p. 287
  • Viaud, J. Th. ; Fleury, E. J. Histoire de la ville et du port de Rochefort. Rochefort, 1845, ré-ed. Marseille : Laffite-Reprints, 1977.

    p. 7-10

Documents figurés

  • Port militaire de Rochefort, avant projet relatif à la transformation du chenal de la Cloche en bassin d'échouage ; plan d'ensemble dressé par l'ingénieur des travaux hydrauliques, Crahay, imprimerie de l'Ecole Centrale (Paris), 1880.

    Service historique de la Défense, Rochefort : Plans des travaux maritimes, XIII, n° 672

Annexes

  • Extrait de Voyages en France de F. Marlin (1784-1791). Bulletin de la Société de géographie de Rochefort, 1907.
Date d'enquête 2015 ; Dernière mise à jour en 2016
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