Logo ={0} - Retour à l'accueil

Châteaux et manoirs du Lencloîtrais

Dossier IA86013581 réalisé en 2018

Fiche

Voir

Aires d'étudesLencloître
Dénominationschâteau, manoir
AdresseCommune : Lencloître

Décompte des œuvres : 16 repérés dont 6 étudiés.

Bien que située sur la commune de Saint-Genest-d’Ambière, la motte de Gironde, siège d’une châtellenie relevant de la vicomté de Châtellerault, est liée à la constitution du territoire de Lencloître. En effet, c’est sur une partie de ces terres données par le vicomte Aimery, qu’est fondé le prieuré fontevriste au début du 12e siècle. Jusqu’aux années 1780 l'appellation de Cloître ou La Cloistre est associée à celle de Gironde (La Cloistre en Gironde, 1280, Lencloytre en Jaronde, 1303 ou Lencloître sous Gironde, 1781).

Cinq seigneuries au moins sont mentionnées à partir du 15e siècle (Ligueil, La Grand Cour et La Coue) et au 16e siècle (Varenne, Le Bouchet). Deux autres manoirs sont également édifiés au 15e siècle : l'hostel du Dognon et celui de la Chaume. Répartis principalement sur la partie ouest du territoire, les seigneuries comprennent un manoir ou hostel, résidence du seigneur, une ou plusieurs fermes, un pigeonnier, un étang ou des fossés en eau et de nombreuses terres.

L'architecture manoriale se distingue de l’habitat rural par la présence d’un corps de logis sur deux ou trois niveaux, parfois fortifié (douves, archères), par une ornementation architecturale plus travaillée (baies chanfreinées, croisées aux fenêtres) et par des escaliers de distribution extérieures (balets et tours demi hors œuvre). L'exemple le mieux conservé sur la commune est celui du Dognon.

Les pigeonniers, dès lors qu'ils n'ont plus été utilisés et entretenus ont été démolis. C'est le cas du pigeonnier de la Coue vraisemblablement détruit au début du 19e siècle, de ceux de Varenne, de la Grand Cour et de Ligueil, encore visibles sur le plan parcellaire du cadastre napoléonien de 1826 et détruits dans le courant du 19e siècle. Seul subsiste, partiellement effondré, celui de la Grange qui devait dépendre de la seigneurie du Bouchet toute proche. A noter également la présence d'un pigeonnier à Boussageau au centre d'une cour entourée de bâtiments appartenant au début du 19e siècle à la famille de Robreuil.

Au 19e siècle, six châteaux sont édifiés. Reprenant une architecture de style classique dans la première moitié du 19e siècle, les châteaux de La Boutière (1808) et de Gaudion (1852) sont bâtis pour la famille de Fouchier. Le château de la Grand Cour est construit à proximité de l'ancien manoir du 15e siècle pour Alexis Montaubin, conseiller municipal puis maire de Lencloître. Les châteaux du Pontreau (1877, famille Simonneau-Janin), de Cursay (1886, famille Lambert de Cursay) et Picol (1890, famille Delpont) sont de style néo-gothique.

Période(s)Principale : 15e siècle, 16e siècle, 19e siècle

Les manoirs étudiés et repérés sont situés à proximité de petites collines ou buttes de terres.

Manoirs et châteaux à Lencloître

Le manoir du Dognon (Lencloître) est adossé à une butte culminant à 90 mètres et comprend un corps de logis avec un fruit.

Les anciens manoirs de la Grand Cour et de la Chaume (Lencloître) sont édifiés à proximité de deux affluents de l’Envigne, le Gaudion et le Boussageau qui alimentaient en eau des fossés ou douves autour des bâtiments. Les fossés de la Chaume, encore visibles sur le cadastre napoléonien (1826) ont été comblés récemment. A La Coue et à Gaudion, deux maisons à balets sont encore visibles, l’une (Gaudion) possède encore son auvent, son escalier et sa baie chanfreinée. L’autre a été remaniée mais l’accès au premier étage de la maison laisse penser à la présence d’un auvent.

Les pigeonniers ou fuyes, symboles du pouvoir seigneurial étaient présents sur plusieurs fiefs dont celle de La Grand Cour, de plan circulaire ou carré, beaucoup ont disparu dans le courant du 19e siècle (La Grand Cour, Varenne) ils étaient situés sur une parcelle de terrain appelée pièce de la fuye. A Ligueil et à Boussageau les pigeonniers ont été détruits, un pigeonnier de plan circulaire est encore visible à la Grange et à la Coue. Au Dognon et à la Boutière, des pigeonniers ont été aménagés dans des bâtiments qui n’étaient pas destinés à cet usage à l’origine.

Au Dognon également la tour d’escalier présente des archères ainsi que des éléments décoratifs qui ont font le manoir le mieux conservé sur le territoire (cheminée peinte, appuis saillants, baies chanfreinées, croisée).

Les châteaux bâtis au 19e siècle sont des constructions ex nihilo qui s’inspirent d’édifices médiévaux (château de Cursay, château de Picol) ou classiques (la Grand Cour, La Boutière).

Les pigeonniers

L´élevage des pigeons permettait un apport complémentaire en viande et leurs fientes, parfois appelées « colombine », étaient récoltées pour amender les terres agricoles. Le plus souvent, ils sont installés dans un bâtiment isolé, de plan quadrangulaire (xx cas) ou circulaire (xx cas). Parfois le pigeonnier occupe la partie haute du logis ou d´une dépendance dont l´élévation est alors percée d´une rangée de trous de boulin.

(c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Lorieux Clarisse
Lorieux Clarisse (1980 - )

Chercheuse-associée au service régional de l'inventaire de la Nouvelle-Aquitaine (site Poitiers et Limoges), attachée à l'Agglomération de Grand Châtellerault à partir de septembre 2018 pour conduire l'inventaire du patrimoine du Grand Châtellerault.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.