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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Confolentais - Champagne-Mouton
  • Commune Alloue
  • Lieu-dit Beau-Chêne
  • Cadastre 1986 A3 850
  • Dénominations
    château
  • Parties constituantes non étudiées
    four à pain, four, étable, grange, logement, puits, cour, mur de clôture, passage couvert, bassin, lavoir

Les corps de bâtiments les plus anciens sont vraisemblablement le logis ainsi que la tour sud-est près du pavillon d'entrée qui peuvent dater du 16e siècle. Si le bâtiment représenté sur l'aquarelle de Brouillet est l'aile nord disparue du château, celle-ci daterait probabalement du 16e siècle aussi.

Selon les recherches historiques réalisées par les propriétaires, la seigneurie de La Rivière Beauchêne semblerait être une fusion entre La Rivière (Mathurine du Rethail, Dame de La Rivière, 1473) et Beauchêne (Jean de Barsan qui épouserait l’héritière de Beauchêne un peu plus tard). François de Lage de Volude, frère cadet de René de Lage de Volude, seigneur de Volude, a épousé vers 1510 Françoise de Barsan, dame de La Rivière Beauchesne, dont la descendance habite le château de Beauchêne jusque vers 1685. La seigneurie dépendait du château d’Ordières ; le seigneur de La Rivière Beauchêne devait foi et hommage au seigneur d'Ordières.

On trouve le blason des de Laage de Volude remployé sur le mur est de la cour du logis. Sur une pierre en remploi qui soutient le palier de l'escalier extérieur du bâtiment sud est gravée l'inscription "FPPD LAGE 1656". Avant 1689 Jean Louis Gracieux a acquis le château et seigneurie de Beauchêne qui est resté dans cette famille jusqu'en 1792, date à laquelle les frères Gracieux sont émigrés pour combattre dans l'armée des princes.

Suite à la Révolution, Beauchêne est vendu comme bien national, et pendant la plupart du 19e siècle appartient à la famille Du Verdier de Boulsat qui le louait à des métayers. Au 19e siècle, des bâtiments agricoles et un four à pain se joignent à l'ensemble, mais le château subit de graves dommages. En 1873, l'aile nord de la cour est démolie, mais une aquarelle de Brouillet du milieu du 19e siècle témoigne de son apparence. Les tours sud-ouest et sud-est sont arasées et les tours nord-ouest et nord-est sont détruites. Ces dernières ont été remontées partiellement à la fin du 20e siècle, époque à laquelle des rénovations de l'ensemble des bâtiments seront effectuées. Vers la fin du 19e siècle, Beauchêne est acheté par Léon Duredon, dont la descendance est restée au château jusqu’en 2000.

Le château comprend deux unités. La première, de plan carré et cantonnée de quatre tours, comprend un logis à l'ouest avec une aile en équerre au nord. Une troisième aile disparue, mais probablement représentée sur une aquarelle de Brouillet, était située au nord. La cour est close de murs. Sur la porte du mur est se trouve le blason orné d'un aigle bicéphale.

Au rez-de-chaussée du logis se trouve une cheminée au manteau peint d'une scène de chasse du milieu du 18e siècle, portant la devise "In Deo et virtute spes mea". L'escalier intérieur est en pierre. La charpente est en carène de bateau renversée. Sur l'aile sud sont accolés à droite et à gauche des escaliers en pierre permettant l'accès à l'étage. Le palier de gauche est orné d'une petite balustrade à balustres en pierre. Les deux pièces sont pourvues de cheminées à manteau de pierre et piédroits à consoles moulurées. En rez-de-chaussée, la pièce de gauche est éclairée d'une fenêtre à encadrement chanfreiné. Dans la cour, devant cette aile, se trouve un puits circulaire à margelle carrée monolithe. Les tours sud-est et sud-ouest portent de nombreuses meurtrières.

Les dépendances agricoles sont rassemblées autour d'une seconde cour accessible par une tour-porche, de plan carré, couverte d'un toit en pavillon. La porte est couverte en arc segmentaire. Le four à pain se trouve à gauche de l'entrée du pavillon.

A droite est un logis secondaire, en rez-de-chaussée et comble à surcroît de deux travées et porte centrale. Accolé à ce logis se trouve la longue grange à façade en pignon, dont la charpente (remplacée par une charpente métallique dans les années 1980) portait selon les propriétaires la date 1698. A l'est de l'entrée se trouve un corps de bâtiment, vraisemblablement une ancienne porcherie, qui a été réaménagée en habitation.

Devant cette partie agricole, au sud, se trouve un grand bassin à l'entourage maçonné. Au nord de l'ensemble, au fond d'un chemin se trouve une source et un lavoir à entourage maçonné.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit partiel
  • Toits
    tuile plate, tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant en maçonnerie
  • Typologies
    grange à façade en pignon
  • Techniques
    • sculpture
    • peinture
  • Représentations
    • chronogramme
    • armoiries
    • scène de chasse
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Foi et hommage

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : E 238
  • Notes et papiers de Maurice Pouliot

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 J 480

Bibliographie

  • Association Promotion Patrimoine. Châteaux, manoirs et logis. La Charente / dir. de recherches Pierre Dubourg-Noves. Philippe Floris, Pascal Talon. Dir. Niort : A.P.P., 1993 (Sans lieu : Aubin).

    p. 72
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

    p. 122
Date d'enquête 2003 ; Dernière mise à jour en 2004
Articulation des dossiers