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Château

Dossier IA17003392 réalisé en 1998

Fiche

Parties constituantes non étudiéesgrange, écurie, portail, cour
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
Hydrographiesla Boutonne
AdresseCommune : Dampierre-sur-Boutonne
Adresse : 10 place du
Château
Cadastre : 1834 C1 583 585 ; 2016 AA 5 6

Un premier château, appelé le Château Gaillard, devait s'élever à Dampierre-sur-Boutonne sur les hauteurs du village, à proximité de l'église. Un castrum est mentionné vers 1028 par le cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. Vers 1045, une charte établit les frères Rabiol, seigneurs proches des vicomtes d'Aulnay, comme fondateurs du bourg (plusieurs églises y existent déjà néanmoins). De ce premier château, il ne reste aucune trace.

Après avoir appartenu aux seigneurs de Surgères, Dampierre échoit à la famille de Clermont. C'est François de Clermont qui entreprend, vers 1475, la construction du nouveau château de Dampierre, sur une île du lit de la Boutonne. Le vieux Château Gaillard, devenu inconfortable ou menaçant ruine, fut abandonné et démoli. Le projet initial devait être celui d'un château fort, dont la rivière devait constituer les douves. Le château, à quatre ailes autour d'une cour, était cantonné de tours. Une gravure de Chastillon de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle montre l'aile autrefois parallèle au bâtiment actuel : elle comprenait une tour d'angle circulaire à clocheton et une grosse tour maîtresse carrée, flanquée de deux tourelles à pans coupés et garnie de mâchicoulis.

Dans la 1ère moitié du 16e siècle, le projet initial évolue en demeure de plaisance inspirée de la première Renaissance. Le corps de logis est pourvu de deux galeries à l'italienne ouvertes sur la cour et ornées de plafonds à caissons. L'ornementation sculptée, qui aurait été achevée à la fin des années 1540, est typique de cette période. Les murs sont ouverts vers l'extérieur par de grandes fenêtres à meneaux, visibles sur le bâtiment actuel et sur la gravure de Chastillon. Celle-ci figure également les communs, probablement construits à la même période, ainsi qu'un pigeonnier circulaire aujourd'hui disparus. Les jardins s'étendaient sur une troisième île. Les travaux de construction du château seraient ainsi l'oeuvre de trois générations de Clermont : François, Jacques et Claude. L'épouse de ce dernier, Jeanne de Vivonne, aurait commandé la construction des galeries.

Au cours des guerres de Religion, le château, devenu par mariage propriété du duc de Retz, fut assiégé à plusieurs reprises par les Huguenots en 1586 et 1587. Occupé par la Ligue, il fut pris par Condé qui le fit piller et en partie démanteler. Le château à demi-ruiné fut ensuite vendu à David Fourré, seigneur de Beaulieu et gouverneur de Saint-Jean-d'Angély nommé par Henri IV. Devenu baron de Dampierre, il fit abattre les parties ruinées du château et restaurer l'aile aux galeries. Ses armoiries figurent au-dessus d'une porte. A partir de 1670, le château passe rapidement dans les mains de plusieurs familles. La terre, élevée au rang de marquisat au début du 18e siècle, est vendue en 1752 aux Gallifet. A cette époque, le corps de logis était encore flanqué de deux ailes en retour (toujours visibles sur le cadastre napoléonien de 1834), l'une abritant un monumental escalier en pierre. Le pigeonnier et le porche avec pont-levis étaient encore en place. Un marché de 1754 prévoit la démolition d'une partie des bâtiments.

En 1791, le château est vandalisé et pillé par les Révolutionnaires. Les Gallifet émigrent en 1793 et leurs propriétés sont saisies comme bien nationaux : il s'agit du château et de ses dépendances, le moulin qui en relevait et les métairies de la Brassière et Saint-Giraud. Le château comprend alors six chambres basses, six chambres hautes, corridor et galerie, écuries, ballet, le pigeonnier qui est encore debout, petit, grand et vieux jardins, garenne, grange, chais, terres, etc. Le domaine est vendu en 1795 à François Dubois, cultivateur à Courant, qui l'aurait acheté en assignats, à renfort de tonneaux d'eau-de-vie et grâce à la vente des plombs de la toiture. Dans les années 1840, son fils fait démolir les restes des deux ailes en retour du château, le pont-levis, les cheminées et reconstruit la tour nord (celle-ci ne figure pas sur le cadastre de 1834).

A partir de 1851, le château appartient à la famille Rabaud-Texier-Hédelin. En 1923, il est attribué au docteur Jean Texier, amoureux du patrimoine, qui en fait l'étude et se consacre à son entretien. Il obtient en 1926 le classement comme Monument Historique et procède à des travaux de restauration. Des réfections sont également nécessaires suite à l'occupation allemande du bâtiment pendant la Seconde guerre. L'instabilité du sol dégrade le monument, qui s'enfonce dans la Boutonne, ce qui disloque les maçonneries. Il a donc fait l'objet d'importants travaux de sous-oeuvre et de restauration globale dans les années 1980. Les galeries ont notamment été démontées et certains éléments remplacés par des copies. Les communs sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1990. Le château est la proie d'un incendie en 2002 qui détruit les toitures, les charpentes et les décors peints du 17e siècle. L'édifice a été restauré dans les années suivantes pour effacer au mieux les traces du sinistre. Le monument, propriété privée, est ouvert à la visite.

Période(s)Principale : 4e quart 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Le corps de logis du château, posé sur une île de la Boutonne, est un bâtiment rectangulaire flanqué, aux angles extérieurs, de deux tours circulaires. Trois travées de fenêtres à meneaux éclairent la façade arrière, tandis que, devant les trois travées de la façade sur cour, ont été plaquées deux galeries superposées, à arcades surbaissées, séparées par des piliers ronds à chapiteaux feuillagés. Les piliers des deux niveaux reposent sur des socles carrés et des bases moulurées. Une frise de rinceaux et une corniche à denticules séparent les étages, tandis qu'une corniche moulurée couronne la façade, au-dessus de laquelle se trouvent trois lucarnes en œil-de-bœuf. Deux statues de personnages (en costume Renaissance) sont positionnées aux extrémités de la corniche. Des statues de quadrupèdes assis prennent place plus haut sur les rampants des pignons.

Les deux tours du château sont pourvues de chemins de ronde sur mâchicoulis et de toitures en poivrières à épis de faîtage, mais la tour nord est une reconstitution du milieu du 19e siècle. La tour sud est percée de deux grandes fenêtres à meneaux, d'oculi et de canonnières. Elle est flanquée d'une tourelle d'escalier polygonale dont le sommet émerge de la toiture du corps de logis. Le pignon sud de celui-ci présente une porte moulurée à corniche, décor végétal sculpté et armoiries des Fourré, surmonté d'une fenêtre à meneaux. Une autre petite fenêtre à pilastres et fronton triangulaire éclaire l'étage de comble. Le pignon nord possède deux travées d'ouvertures à encadrement mouluré, dont une fenêtre à meneaux, ainsi qu'une petite fenêtre pour l'étage de comble.

Pièces maîtresses de l'ornementation du château, les deux galeries en anse de panier présentent un réseau de nervures à clés pendantes délimitant des caissons. Les 93 caissons de l'étage sont sculptés de motifs assortis de phylactères portant des proverbes, devises ou citations (en latin, français et espagnol). On trouve également les monogrammes d'Henri II et de Catherine de Médicis. Cet ensemble unique en France a fait l'objet de nombreuses études. Il s'inspirerait principalement du Recueil des emblèmes d'André Alciat, ouvrage en vogue au 16e siècle, mais aussi de la Bible ou de l'Enéide. Certains y ont vu un ensemble de symboles alchimiques dont la lecture codée aurait été réservée aux initiés.

La porte principale du logis, située sous la galerie, est ornée d'une frise végétale, d'un fronton triangulaire et d'amortissements. Quelque peu mutilée, on y lit néanmoins l'inscription : «Si tu viens partager notre lumière blonde, salut, mais si tu veux la partager longtemps, ne viens qu'avec ton cœur, n'apporte rien du monde et ne raconte pas ce que disent les gens». La décoration intérieure a été en grande partie emportée par l'incendie de 2002. Il subsiste des bribes de peinture du 17e siècle (encadrements des fenêtres notamment). L'escalier actuel a été aménagé au 19e siècle : l'escalier primitif se trouvait dans une aile latérale aujourd'hui disparue. Une cheminée peinte de l'étage présentait la devise des Fourré : «Se cognestre, estres, et non parestre». Les cheminées du rez-de-chaussée proviendraient des logis de Saint-Georges de Longuepierre et Voissay et du prieuré de Cherbonnières.

Une seconde île, en avant de celle du château, abrite la basse cour, avec des bâtiments de communs (anciennes écuries) disposés en U et couverts de tuiles plates. Un pavillon carré en forme l'extrémité gauche. Plusieurs éléments de remploi, comme les lucarnes, ont été placées sur ces bâtiments par les Texier. On remarque des ouvertures à meneaux et accolades, une large porte en arc segmentaire et une porte en plein cintre. Deux ponts dormants relient les deux îles et la rive. Un portail à piliers marque l'entrée de la basse-cour, un autre sculpté de bucranes presque effacés se trouve à droite de l'entrée et permettait d'accéder aux jardins. Les jardins ont été restitués dans l'esprit Renaissance, avec notamment un labyrinthe de buis circulaire.

Murscalcaire pierre de taille
moellon
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans pignon découvert
toit conique
Escaliersescalier intérieur : escalier en équerre en maçonnerie
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
Représentationsornement végétal, rinceau, feuillage ornement animal ornement figuré, homme, femme ornement en forme d'objet, armoiries
Précision représentations

Chapiteaux des colonnes et frise de la galerie ornés de décors végétaux. Statues de personnages (en costume Renaissance) aux extrémités de la corniche, statues de quadrupèdes sur les rampants des pignons. Portes principale et du pignon sud à décors végétaux sculptés et armoiries des Fourré. Voir annexe pour le décor des caissons des galeries.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Éléments remarquablesélévation
Protectionsclassé MH, 1926/05/18
inscrit MH, 1990/09/02
Précisions sur la protection

Château : classement par arrêté du 18 mai 1926 ; Communs ; ponts et murs d'enceinte entourant les îles et les douves ; deux îles dont le sol peut renfermer des vestiges archéologiques : inscription par arrêté du 21 septembre 1990.

Annexes

  • Le décor des caissons sculptés du château de Dampierre sur Boutonne.

    Texier, Jean. Le château de Dampierre, son histoire, ses seigneurs. Recueil de la Commission des Arts et Monuments de Charente-Inférieure, t. 21, 1932. p. 335 à 341

    « Ces caissons sont par séries de neuf, portant chacun un motif sculpté et souvent un phylactère avec une inscription (55 en latin, 2 en français, 2 en espagnol), séparés par une rangée de trois représentant au milieu un H et deux D entrelacés, chiffre de Henri II entre deux triples croissants entrelacés, armes de Catherine de Médicis, ou inversement.En commençant du côté sud, nous allons voir ce qu'ils représentent.

    1re Section

    1° Deux arbres croissent dans la même terre, l'un est couvert de feuilles, l'autre, desséché :

    Sorte non omnibus oegue (Le sort n'est pas le même pour tous)

    2° Une tour sous une pluie d'or :

    Auro clausa patent (L'or ouvre les portes fermées)

    3° Cinq têtes de fleur sur le tranchant d'une épée :

    Nutri etiam responsa feruntur (Personne ne reçoit de réponse)

    4° Une prison dont la porte est renversée et les entraves des prisonniers dispersées :

    Nunc scio vere (St-Pierre A. op XII 2) (Maintenant je sais vraiment)

    5° Une pierre angulaire au milieu des flots :

    Modice fidei quare dubitasti (Homme de peu de Foi, pourquoi as-tu douté ?) (Math. AV 31)

    6° Un dé sur une table qui repose sur un tapis de verdure émaillé de fleurs :

    Ut cumque (Au hasard !)

    2e Section

    1° Une fleur penchée languissante sur laquelle un nuage intercepte les rayons du soleil :

    Revertere et revertar (Reviens et je renaîtrai)

    2° Une poire ?

    Merces digna labore (Récompense digne du travail)

    3° Un serpent placé sur une colonne, se mord la queue :

    Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)

    4° Un flambeau allumé sous un boisseau :

    Sic luceat lux vestra (Qu'ainsi brille votre lumière) (St-Mathieu Ch. V)

    5° Une main armée d'une pique :

    Non son tales nus amores (Ce ne sont pas là mes amours)

    6° Un animal pris dans une cage :

    Ampansa liberta vera capi intus (La vraie liberté ne peut être prise là-dedans)

    7° Une chandelle tombe de la lanterne qui la gardait allumée et s'éteint :

    Sic perit inconstans (Ainsi périt l'inconstant)

    8° Deux vases, l'un richement orné, l'autre grossier, un vase de nuit :

    Aliud vas in honorem aliud in contumeliam (Un vase pour l'honneur, un autre pour la mépris)

    9° Un serpent dont la tête est séparée du tronc :

    Dum spiro sperabo (Tant que je respire, j'espère)

    3e Section

    1° Une meule de rémouleur sur son affût aiguise un couteau :

    Discipulus potior magistro (Le disciple est supérieur au maître)

    2° Une tête de méduse à oeil de cyclope et cheveux de serpents :

    Custos rerum prudentia (La Prudence garde la fortune) (Devise de Marie de France)

    3° Une main droite que sur l'autel consume le feu du sacrifice :

    Felix infortunium (Heureux malheur)

    4° Une tige d'arbre avec des feuilles et des fruits :

    Melius sperare licebat (On pouvait attendre mieux)

    5° Deux pèlerins, dont l'un s'appuie sur un bâton. Ils ont une longue barbe et un chapelet est suspendu à leur ceinture. Au fond, une chapelle surmontée d'une croix et munie d'une cloche :

    Trop tard cogneu trop tost laissé

    6° Un arbre vert entre deux troncs morts :

    Si in viridi in arido quid (S'ils épargnent si peu le bois vert, que serait-il du sec?) (Luc XXXIII 31)

    7° Un Labyrinthe:Fata viam invenient (Les destins sauront bien trouver leur voie) (Virgile: Enéide III 395)

    8° Des fleurs sur un tertre :

    Michi celum (A moi le Ciel)

    9° Un croissant :

    Donec totum impleat orbem (Jusqu'à ce qu'il remplisse tout le disque : devise de Catherine de Médicis et Henri II)

    4e Section

    1° Une montagne que les flots soulevés menacent d'engloutir, mais deux anges soufflent sur la tempête et l'apaisent :

    In periculis constantia (Constance dans le péril)

    2° Dessin à demi-effacé, on distingue trois épis :

    Mihi mo (ri) lucrum (La mort est un avantage pour moi)

    3° Une main sort d'un nuage, tenant un rameau d'olivier :

    Prudentia linitur dolor (La sagesse adoucit la douleur)

    4° La sculpture très endommagée ne permet de reconnaître qu'un arc et quelques têtes. On peut lire :

    So piaca non

    5° Un serpent se mord la queue sur un semis de fleurs :

    Amicitia

    6° Une étoile au milieu des nuages :

    Lux in tenebris lucet (La lumière luit dans les ténèbres) (St-Jean, verset 5, chap. 3)

    7° Un arbre chargé de fruits, sur lequel un voyageur fixe les yeux :

    Tu ne cede malis (Ne te laisse pas abattre par l'adversité) (Virgile, En. III, 95)

    8° Un bouclier orné :

    Aut hune aut super hune(Reviens ou avec lui (vivant) ou sur lui (mort) (Devise de la mère spartiate)

    9° Un pied de fleurs et, au-dessus, une étoile. Un seul mot conservé : oras.

    5e Section

    1° Satan cornu, au corps velu, pieds et mains crochus, ailes de chauve-souris :

    Mas penado mas perdido y menos arrepantido (D'autant plus peiné, plus perdu, d'autant moins repenti)

    2° Une couronne de lauriers :

    Nemo accipit qui non legitime certaverit (Personne ne la reçoit sans avoir légitimement combattu) (St-Paul)

    3° Un canon qui part :

    Sinon percussero terrebo (Si je ne frappe pas, j'épouvanterai)

    4° Narcisse, au bord d'un bassin entouré de fleurs, cherche à retirer l'image, cause de sa métamorphose en fleur :

    Ut per quas periit vivere possitaquas (Afin qu'il puisse vivre, grâce à ces eaux qui lui ont donné la mort)

    5° L'arche nageant sur les flots du déluge et à côté, une barque chargée d'un heaume, de gantelets et d'une armure :

    Veritas vincit (La vérité triomphe)

    6° Une femme gémit sur une tombe ombragée par un arbre où on lit : T. Aiacis (Ajax) et s'arrache les cheveux de désespoir :

    Victa jacet virtus (Le courage gît vaincu)

    7° Une colombe tient dans son bec un rameau d'olivier :

    Si te fatavocant (Si les destins t'appellent)

    8° Deux mains droites qui s'étreignent :

    Accipe daque fidem (Reçois, ma foi et donne-moi la tienne) (Virgile, En. VIII, 150)

    9° Deux colombes en face l'une de l'autre :

    Concordia nutrit amorem (La concorde nourrit l'amour)

    6e Section

    1° Six boules lancées contre un mur, par une main qui en tient une autre :

    Concussus surgo (Frappé, je rebondis)

    2° Un arbre mutilé porte, suspendu par un long ruban, un cartouche où l'on voit un triangle et un niveau.

    3° Une pyramide où pend l'attirail de guerre : couronne, casque, gantelets, livre, cuirasse :

    Sic itur ad astra (C'est ainsi qu'on monte aux astres) (En. IX, 641)

    4° Une tirelire, ou peut-être l'urne du destin :

    Intus fit sola manifesta ruina

    5° Une main armée d'un glaive et d'un stylet :

    Percutiam et sanabo (Je frapperai et je guérirai) (Deutéronome, XXXIII, 39)

    6° Un arbre meurt sous l'étreinte d'un lierre :

    Inimica amicitia (Amitié ennemie)

    7° Une bannière flotte, portant brodé le dieu Pan aux pieds fourchus :

    S. P. Q. R. (Le Sénat et le peuple romain)

    8° Un guerrier détruit avec son épée des gâteaux de miel dans une ruche :

    Melitus gladius (Un glaive enduit de miel)

    9° Un oeil en face du soleil :

    Nec te nec sine te (Il ne peut te voir ni rien voir sans toi)

    7e Section

    1° Un livre ouvert, celui des destins ou de l'histoire :

    En rien gist tout

    2° Le chiffre de Henri II H surmonté de la couronne royale :

    Inte omnis dominata recumbit (Tout le pouvoir retombe sur toi)

    3° Un dauphin entortillé autour d'une ancre (signe de calme) :

    Sic tristis aura resedit (Ainsi s'apaise cette terrible tempête)

    4° Un dragon ailé garde la pomme d'or dans le jardin des Hespérides, figurant la vigilance :

    Ab insomni non custodita dracone (Elle n'a pu être gardée par le dragon vigilant)

    5° Un cygne dont le cou est transpercé d'une flèche :

    Propriis pereo pennis (Je péris par mes propres plumes)

    6° Un caducée entre deux cornes d'abondance :

    Virtuti fortuna comes (La fortune accompagne le courage)

    7° L'amour, les yeux bandés, domptant Cerbère à trois têtes :

    AEternus hic dominus (Voilà le maître éternel)

    8° Une hermine enfermée par une barrière :

    Mori potius quam fedari (Plutôt mourir que de se déshonorer)

    9° Des torches nuptiales entrecroisées et opposées deux à deux :

    Frustra (En vain)

    10° Un cartouche très orné et, au centre, une tête de lion

    11° Quatre petits cartouches rectangulaires ornés de rubans.

    12°, 13°, 14° Rinceaux d'ornement15° Le dernier montre des flammes :

    Donec ignes erunt (Tant que le feu durera)

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1712 : arrêts concernant l'adjudication de la terre de Dampierre sur Boutonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 4 J 3699
  • 1926-1929 : dossier de classement et de restauration du château de Dampierre sur Boutonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 540
  • 1795, 8 avril : premières enchères du domaine de Dampierre sur Boutonne provenant de Galiffet émigré.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Q 155
  • 1795, 24 avril : adjudication du domaine de Dampierre sur Boutonne à François Dubois, cultivateur à Courant.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Q 158
  • 1943-1950 : dossiers de restauration du château de Dampierre sur Boutonne (dégâts de l'occupation allemande, toiture de la tour sud).

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 4 T 55
Bibliographie
  • Arsonneau, André. Chronique dressée sur le Château-Gaillard et Dampierre sur Boutonne. Niort, 1875.

  • Association Promotion Patrimoine. Châteaux manoirs et logis. La Charente-Maritime. Patrimoine et Médias, 1993.

    p. 118-119
  • Audiat, Louis. « Dampierre sur Boutonne, église et château ». Bulletin de la Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, t. 4, 1884.

    p. 282-299
  • Baudry, Marie-Pierre. Châteaux « romans » en Poitou-Charentes. Xe - XIIe siècles, Collection Cahiers du Patrimoine, n° 95. Geste éditions, 2011.

    p. 234
  • Chapacou, Denis. Aulnay, un voyage dans l'histoire du canton, 1995.

    p. 25
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

    p. 84-86
  • Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime. Paris : Flohic, 2002.

    p. 120-121
  • Musset, Georges. Dampierre sur Boutonne. Paysages et monuments du Poitou photographiés par Jules Robuchon, t. IX. Paris, 1894.

    p. 1-9
  • Noguès, abbé J.-L.-M. Dampierre sur Boutonne, monographie historique et archéologique. Saintes, 1883.

    p. 10-33, 42-64
  • Texier, Jean. Le château de Dampierre, son histoire, ses seigneurs. Recueil de la Commission des Arts et Monuments de Charente-Inférieure, t. 21, 1932.

    p. 324-342
  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély : Canton d'Aulnay, t. 2. Saint-Jean d'Angély : Brisson, 1970.

    p. 5-10
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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