Château Rauzan-Ségla
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
  • Commune Margaux
  • Lieu-dit Rauzan-Ségla
  • Cadastre 1826 B 269 à 282, 284  ; 2008 AE 29, 30
  • Dénominations
    demeure, manoir
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    château Rauzan-Ségla
  • Parties constituantes non étudiées
    cuvage, chai, parc, puits, cour, monument aux morts

Le nom du domaine est celui de Pierre Desmezures de Rauzan, bourgeois et négociant bordelais, qui acquiert la maison noble de Gassies en 1661. La séparation du domaine en deux, Rauzan-Gassies et Rauzan-Ségla, date du milieu du 18e siècle. A cette époque (1763), de nombreux remaniements sont apportés aux bâtiments pour constituer deux ensembles distincts. Le nom Ségla est apporté par la fille de Marie-Anne Briet et de Philippe Simon de Rauzan, Catherine, qui épouse en 1785 le baron Pierre Louis de Ségla. En 1835, Gustave de Galard propose dans son ouvrage une illustration du château Rauzan qui ressemble alors à une chartreuse, bâtiment en rez-de-chaussée surélevé avec un pavillon central et deux pavillons latéraux aux extrémités. Édouard Guillon, en 1866, en donne la même description. Il ajoute que devant "se développe une cour, entourée de constructions basses, [...] où il n'y a plus d'appartements de maîtres. A côté s'élèvent d'autres constructions diverses qui font ressembler Rauzan à un village, mais ne lui donne pas un air monumental. Derrière est un jardin potager, et devant s'étend le vignoble". De cet ensemble n'est conservée qu'une partie des chais. C'est principalement à Frédéric Cruse que l'on doit le château actuel : il prend la direction de la propriété en 1903 et fait élever de nouveaux bâtiments par l'architecte Louis-Michel Garros : travaux de remise en état entre 1904 et 1905, rénovation des bâtiments d'exploitation en 1905-1906. Le parc est dessiné par G. Le Breton en 1908-1909. Charles Skawinski est alors régisseur du domaine. Enfin, il fait ajouter à un hangar une "tour observatoire" par l´architecte Alexandre Garros en 1919-1920. En 1986, de nouveaux bâtiments techniques sont construits avec un ensemble de 20 cuves en acier inoxydable et un nouveau chai d'élevage. La maison Chanel devient propriétaire en 1994 : le cuvier a été adapté et les grandes cuves remplacées par des plus petits éléments, correspondant aux surfaces des parcelles. Les chais d'élevage ont été complètement rénovés et une salle de conditionnement (avec une chaîne de mise en bouteilles) est venue compléter l'ensemble.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
    • Principale : 4e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1904, porte la date
    • 1908, porte la date
    • 1661, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Garros Louis-Michel
      Garros Louis-Michel

      Louis-Michel Garros (1833-1911) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il installe son agence au 14 rue Lecoq à Bordeaux. Son fils Alexandre (1867-1953) prend sa suite, suivi par son propre fils Louis (1895-1956). Michel, fils de Louis, né en 1923, fait de même.

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    • Auteur :
      Garros Alexandre
      Garros Alexandre

      Dynastie des Garros : Louis-Michel Garros (1833-1911) installe son agence au 14 rue Lecoq à Bordeaux. Son fils Alexandre (1867-1953) diplômé de l’École des beaux-arts de Paris, élève de Gerhardt et de Redon, succède à son père. Ses deux fils, Louis (1895-1986) diplômé de l’École des beaux-arts de Paris, élève de Redon et Tournaire et Marcel, (1898-1956) collaborent avec lui avant de lui succéder. Michel, fils de Louis, né en 1923, diplômé en 1953 de l’École des beaux-arts de Paris, élève de Ferret à Bordeaux, succède à son oncle et à son père.

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    • Auteur : paysagiste attribution par source

Les bâtiments s'organisent autour de deux cours : on accède à la première par un châtelet d'entrée formant porche, encadré par deux bâtiments en rez-de-chaussée. Y sont greffées une tourelle circulaire en encorbellement construite en brique et une échauguette de plan carré en pan de bois. Sur le côté nord de cette cour, se déploie la façade des chais et du logis. Entre les deux, un passage voûté permet d'accéder à la seconde cour : côté sud, se trouvent les chais, à l'ouest le logis, au nord des chais (dont un appartenant au château voisin de Rauzan-Gassies) et à l'est le portail d'accès. Le logis présente un plan complexe composé de plusieurs éléments coiffés de toits en pavillon en tuiles plates.

La façade sud présente des lucarnes avec des encadrements en brique. Une arcade (avec l'inscription : "Devise de la Folie d'Artois (Bagatelle) : Sed Apta" ; référence à la citation "parva sed apta", c'est-à-dire "petite mais commode"), également en brique, donne accès à la façade occidentale du logis, complétée par un petit pavillon d'angle couvert d'un toit à l'impériale.

La façade occidentale présente plusieurs décrochements. On y trouve une pierre scellée portant la date 9Xbre 1908, correspondant probablement à la fin des travaux de l'architecte Louis-Michel Garros. Un accès sous un petit pavillon formant porche aboutit à un jardin et à la façade nord du logis. Une série d'arcades sépare ce jardin de la cour nord.

La façade orientale du logis qui donne sur cette seconde cour est marquée par une lucarne traversante en pierre calcaire et brique ; elle est également dotée d'une tourelle en encorbellement coiffée d'un toit à l'impériale, sur laquelle se trouve l'inscription suivante : "Léopard qui dominait une des tours du Château-Trompette".

On retrouve de ce côté de la cour, les chais et le passage voûté menant à la première cour : une porte présente les dates 1661 et 1904 et est surmontée d'un écu représentant une silhouette qui semble porter une épée. L'arcade du passage est surmontée également d'une inscription : DIEU PROTÈGE LA FRANCE, accompagnée des dates des deux guerres mondiales. Enfin, une autre porte est surmontée de l'inscription : "La tradition rapporte qu'en cet endroit la baronne de Ségla née de Rauzan (1761-1828) se plaisait à cultiver ses hortensias".

D'autres chais délimitent la cour au nord ; l'un d'eux appartient au château voisin de Rauzan-Gassies. Cette cour abrite un puits en pierre surmonté d'une structure métallique. Au sud de la première cour, un bâtiment se distingue avec une tour crénelée dotée d'une échauguette. Cette "tour observatoire" porte l'inscription "Tour d'Albret" surmontant un écu et la devise : GRATIA DEI SUM ID QUOD SUM. Quant à l'échauguette, elle porte l'inscription d'une strophe du poème d'Alphonse de Lamartine De la Providence à l'homme. De nouveaux cuviers et chais se trouvent au sud des bâtiments d'origine. A l'ouest, sont encore conservés les piliers et le portail d'entrée dans le parc. On trouve également un monument commémoratif à la mémoire de Louis Ier Bourbon, prince de Condé, mort en 1569 à Jarnac. Enfin, à proximité se trouvent les bâtiments du négociant Ulysse Cazabonne, qui distribue entre autres les vins de Rauzan-Ségla.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise, tuile creuse, tuile plate
  • Étages
    étage en surcroît, en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • toit à l'impériale
    • toit conique
    • croupe
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • armoiries

Estuaire

  • TRAVEE 5
  • FORBAIE linteau droit (fenêtre) ; linteau droit (porte)
  • POSRUE
  • POSPARC
  • POSTOPO coteau
  • ORIENT
  • VUE vue étendue
  • CLOT grille ; piliers de portail ; mur de clôture ; allée d'arrivée bordée de feuillus
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Skawinski Charles (régisseur).