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Château Marbuzet

Dossier IA33008620 inclus dans Hameau de Marbuzet réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Précision dénominationchâteau viticole
AppellationsMarbuzet
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographiesla Gironde
AdresseCommune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Marbuzet
Cadastre : 1825 C1 1027 à 1033 ; 2015 OC 1396, 1259

Le bâtiment ne figure pas sur le plan cadastral de 1825.

Le Château-Marbuzet est mentionné dans l'édition de 1874 de l'ouvrage de Cocks et Féret ; il appartient alors à Jules Merman et produit 50 tonneaux.

Jules Merman avait reçu le domaine du partage de succession de sa mère, Marie Caroline dite Coraly Batre, veuve de Antoine Merman (1786-1843), décédée en 1852 ; son frère Georges reçoit lui le domaine voisin du Crock.

Sur un plan du domaine du Crock dressé par Georges Merman en février 1862, les hameaux de German et de Marbuzet sont représentés : à cette date, le château de Marbuzet ne semble pas encore construit.

Jules Merman, né en 1829, est juge de commerce de Bordeaux de 1872 à 1878 ; il a fondé une maison de commerce à Bordeaux "Jules Merman et Bernos aîné". Il fait construire le château en 1890 ou 1891, selon les plans de l'architecte Achille Monginoux. L'édifice est illustré dans l'édition de 1893 de l'ouvrage de Cocks et Féret, aux côtés du château du Crock, détenu par Georges Merman.

En 1922, Marbuzet appartient à F. Ginestet.

La demeure avec son porche est souvent comparée à la Maison Carrée d'Arlac, édifiée à Mérignac pour le banquier Peixotto, entre 1786 et 1789.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Monginoux Achille
Monginoux Achille (1862 - )

Ingénieur issu de l’École nationale des Ponts et Chaussées ; fait ses débuts dans l'atelier d'Alphonse Blaquière à Bordeaux (Châteaux Bordeaux, 1988, p. 255).


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architecte attribution par travaux historiques

Le château Marbuzet est implanté sur "une croupe" de vignes dominant l'estuaire, à l'est du hameau de Marbuzet.

De plan carré, il présente des façades avec quelques décrochements de volume. Campée sur un imposant niveau de soubassement, la demeure est accessible à l'est par un escalier en pierre menant à une terrasse à balustrade. La façade est composée de 7 travées. Les trois travées centrales délimitées par deux pilastres cannelés d'ordre colossal, à chapiteaux corinthiens, sont traitées en bossage : la porte principale est en plein-cintre ornée d'une agrafe sculptée, encadrée de deux fenêtres également en plein-cintre.

Les autres ouvertures du rez-de-chaussée présentent un chambranle mouluré, tandis que les fenêtres de l'étage, à crossettes et agrafes, sont dotées de balcons en pierre à balustres.

Un porche hors-oeuvre, composé de colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens supportant un entablement avec corniche à denticules et attique orné de guirlandes végétales, vient magnifier cette façade.

La toiture en tuile creuse est dissimulée par une balustrade d'attique qui règne sur l'ensemble des façades.

La façade postérieure est composée en partie centrale de trois travées d'ouvertures traitées en bossage et en retrait par rapport aux parties latérales. La porte centrale à chambranle mouluré est encadrée de deux étroites fenêtres ; à l'étage, une triple baie est composée de pilastres d'ordre toscan. Les parties latérales sont percées, au rez-de-chaussée, de fenêtres à chambranle mouluré et balustres en allège ; à l'étage, de fenêtres à crossettes et tables décoratives en allège.

Côté estuaire, une balustrade délimite en arrondi le parterre aménagé devant le château.

Murscalcaire pierre de taille
Toittuile creuse
Étages1 étage carré, en rez-de-chaussée surélevé
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
terrasse
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Techniquessculpture
Représentationsguirlande, ruban, balustre

Estuaire

TRAVEE5
FORBAIEarc plein-cintre (porte) ; crossettes (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; agrafe (fenêtre) ; agrafe ornée (porte)
POSRUEperpendiculaire
POSPARCen retrait
POSTOPOplateau
ORIENTest
VUEvue étendue
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Éléments biographiques sur la famille Merman

    d'après : Famille Merman ou de Meerman (Hollande et France), notice généalogique et biographique 1480-1896, par Ariste Ducaunnès-Duval, Bordeaux : imprimerie G. Gounouilhou, 11 rue Guiraude, 1897.

    -Pierre Merman : fils aîné de Jean-Baptiste Merman et de Catherine Bellacla, né le 28 mars 1750 ; succède à son père dans la qualité de bourgeois de Bordeaux et exerce la profession de courtier.

    9 juin 1785 : mariage avec Marie Tallarie, née le 11 janvier 1758 dans la paroisse de Lamarque en Médoc, fille légitime de sieur Antoine Tallarie, chirurgien-major du fort Médoc et de feu demoiselle Marie-Anne Daron de Maisonneuve ; contrat de mariage le 10 mai 1785, notaire Deyrem à Soussans.

    Le 29 octobre 1785, par lettres patentes du roi Louis XVI, Pierre Merman est pourvu du brevet de courtier royal pour les vins et eaux-de-vie, avec pouvoir d’exercer sa charge dans la ville de Bordeaux et tout le bordelais.

    Le 8 nivôse an II (28 décembre 1793), Pierre Merman figure sur le tableau des 600 plus forts contribuables de la Gironde et est inscrit sur la liste des 550 plus imposés.

    23 fructidor an IX (10 septembre 1801) : ordonnance de Bonaparte, premier consul, portant nomination du citoyen Pierre Merman en qualité de courtier de commerce pour marchandises diverses : vins, eaux-de-vie, assurances et conduite de navires, pour en remplir les fonctions près la Bourse de commerce de Bordeaux.

    Décès de Pierre Merman le 22 août 1818, dans sa maison cours du Jardin Public n°126.

    Il a eu 6 enfants dont Antoine, né le 24 février 1786

    [et Marie-Nancy née le 29 novembre 1791 mariée à Bernard Capdeville, négociant, le 18 mai 1815 ; décédée le 27 octobre 1846].

    Les domaines du Médoc furent attribués : Le Crock à son fils unique Antoine ; le domaine de Gillet, commune de Ludon, à sa fille Thérèse-Delphine, épouse de Frédéric Focke ; le domaine de Lamarque à sa fille Marie-Nancy, épouse de Capdeville ; le domaine de Taffard, commune de Blaignan divisé en deux parts, à Jenny, épouse Peychaud et à Jeanne-Mary-Clary, épouse Gorsse.

    -Antoine Merman (p.76) - portrait

    Né le 24 février 1786

    Le 4 septembre 1816, par ordonnance royale, Antoine Merman fils est nommé courtier de vins pour en remplir les fonctions près la Bourse de Bordeaux, en remplacement du sieur Pierre Merman, son père, démissionnaire en sa faveur.

    Mariage, le 1er avril 1820 avec Marie-Caroline Batré, née à Bordeaux et y demeurant avec son père rue du jardin public, n°46, fille légitime de Charles-Henry Batré et de la feue dame Elisabeth-Félicité Laffiteau de Gimon. Contrat de mariage chez Despiet notaire à Bordeaux : mention du domaine de Saint-Estèphe.

    Le 6 novembre 1824, Antoine Merman, courtier de vins et eaux-de-vie, demeurant à Bordeaux, cours du jardin public, n°80 vend à dame Françoise-Georgette Lawton, sans profession, épouse du sieur Jean-Baptiste-Thomas Mac-Carthy, chevalier de la Légion d’honneur, un domaine avec maison de maître, chai, cuvier, jardin, bâtiments pour les colons, etc, le tout situé au lieu de German, pour la somme de 8000 francs. Ce contrat est signifié le 13 novembre suivant à la dame Marie-Coraly Batré, sans profession, épouse du sieur Antoine Merman, à raison des droits qu’elle peut avoir à exercer sur les biens de son mari.

    Le 19 mai 1843 : testament : Me Despiet, notaire ; décède le 29 mai de la même année.

    6 enfants, dont Charles Henri Georges et Simon-Adolphe-Léon-Paul-Jules.

    -Georges Merman (p.79)

    A la mort de son père, il acheta à ses cohéritiers le brevet de courtier de vins dont il devint titulaire en juillet 1843. A partir de 1892, se consacre à ses deux domaines Le Crock, pour lequel il a obtenu la grande médaille d’or ministérielle donnée au vignoble le mieux soigné du département et le château Clarke à Listrac.

    Mariage le 25 janvier 1853 avec Elisabeth-Clémence Abiet, née le 14 avril 1833 ; 3 enfants.

    -Jules Merman (p. 80)

    Formé aux affaires par son frère Georges ; fonde une maison de commerce Jules Merman et Bernos aîné, puis à la mort de ce dernier continue les affaires de vins sous la raison : Jules Merman.

    De 1872 à 1878, Jules Merman a exercé les fonctions de juge au tribunal de commerce de Bordeaux.

    En 1868, fit l’acquisition d’une propriété située à Marbuzet et à laquelle il a réuni les vignes provenant de sa part dans le domaine du château du Crock, par succession paternelle. Il y a pratiqué d’importantes améliorations et y a fait construire en 1891 une très belle habitation dans le style italien. Cette propriété porte le nom de : Château Marbuzet.

    Mariage en octobre 1856 : Jeanne-Henriette-Louise-Berthe Dubois, fille de Paul Dubois, négociant en vins et propriétaire du Château de Sans à Sainte-Eulalie-d’Ambarès et d’Estelle Francez, de Limoges.

    3 enfants.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 174
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

    p. 221
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 222-223
  • DETHIER Jean (dir.). Châteaux Bordeaux. Paris : Centre de création industrielle [Centre Georges Pompidou], 1988.

    p. 255
  • DUCAUNNES-DUVAL Ariste. Famille Merman ou de Meerman (Hollande et France), notice généalogique et biographique 1480-1896. Bordeaux : imprimerie G. Gounouilhou, 11 rue Guiraude, 1897.

    Archives départementales de la Gironde : BIB 4 L 1210
  • FERET Edouard. Personnalités et notables Girondins de l'antiquité à la fin du XIXe siècle. Bordeaux : Féret et L'Entre-deux-mers, 2009, fac-similé de l'édition de 1889.

    p. 447
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 153-154
  • MAFFRE Philippe, BERIAC Jean-Pierre. Le Bordelais néoclassique : itinéraires en Aquitaine. Bordeaux : Éditions IACA, 1983.

    p. 122-123
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire