Dossier d’œuvre architecture IA33001664 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Château Lanessan
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
  • Commune Cussac-Fort-Médoc
  • Lieu-dit Lanessan
  • Cadastre 1827 D2 1529, 1552  ; 2010 AB 113
  • Dénominations
    demeure
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    château Lanessan
  • Parties constituantes non étudiées
    parc, kiosque, chai, cuvage, ferme, écurie, roseraie, serre

Le lieu-dit Lanessan et des bâtiments organisés autour d'une cour en U apparaissent sur des cartes anciennes dès 1716. Le plan cadastral de 1826 montre des bâtiments organisés selon un plan en T, qui doivent correspondre à la lithographie de l'Album vignicole de Gustave de Galard vers 1835 : on y voit un logis en rez-de-chaussée, avec une tour circulaire, encadré par deux ailes. Les bâtiments de dépendance formaient une cour fermée par un portail.

Ces bâtiments font l'objet de remaniements en 1844 : l'architecte G. J. Grellet les transforme dans un style néogothique. Une gravure, signée et datée, montre le rhabillage de la tour existante et l'ajout d'une deuxième, couronnées de créneaux. Les ouvertures sont cintrées et agrémentées de frises d'arceaux. Édouard Guillon mentionne ces travaux en 1866 : "une simple maison bourgeoise qui (...) a été flanquée, il y a quelques années de deux tours surmontées de pierres isolées imitant des créneaux". L'illustration publiée dans l'ouvrage de Cocks de 1874 permet également de voir ce château avant la reconstruction a novo de 1876-1878. La famille Delbos en est propriétaire depuis 1793. En 1874, il comprend 277 hectares dont 99 hectares de bois de pins et de chênes, 72 de prés, 49 de terres labourables, 47 plantés de cépages fins. Si des constructions sont mentionnées dans les matrices cadastrales dès 1866 (construction nouvelle d'une maison en 1866, parcelle D1529, et en 1875, parcelle D1554), le château actuel, de style néo-élisabéthain, est édifié à la demande d'André Delbos par l'architecte Henri Duphot en 1876-1878. Les matrices cadastrales indiquent la construction nouvelle du château achevée en 1878 (parcelle D1552, Pierre Delbos). Toutefois les travaux semblent se poursuivre jusqu'en 1881 (R. Coustet). L'aménagement du parc se prolonge jusqu'en 1883, date à laquelle le porche est élevé et le mobilier intérieur installé. La terrasse de la façade nord-est aurait été ajoutée en 1905, dans le prolongement du grand salon. Le nouveau château est représenté dans l'édition de l'ouvrage de Cocks en 1886. L'éolienne, qui était installée le long du chemin menant au château La Chesnaye, a été détruite lors de la tempête de 1999.

Le château, à étage carré et étage de comble, est composé d'un noyau central flanqué de deux corps de bâtiment couverts de toits à longs pans en ardoise avec pignons découverts à rampants chantournés. La façade principale (sud-ouest) est composée de trois travées ouvertes de fenêtres à traverse et meneau. Dotée d'un porche hors-œuvre, la travée centrale en ressaut forme un pignon dont les rampants sont chantournés. Des lucarnes passantes éclairent l'étage de comble. La façade sud-est reprend les décrochements des différents volumes de l'édifice : le noyau central est en retrait par rapport aux pignons des deux corps de bâtiment ; sur l'un d'eux se greffe un bow-window surmonté d'une terrasse avec garde-corps en pierre. La façade nord-est, également composée de trois travées, laisse apparaître plus nettement le niveau de soubassement. On accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier à double volée. La travée centrale forme un avant-corps avec un porche hors-œuvre constitué de quatre colonnes soutenant une terrasse à balustrade. Les ouvertures sont plus larges que sur la façade principale : certaines présentent des doubles meneaux. Les toitures en ardoise supportent de hautes souches de cheminée octogonales en pierre, groupées en tuyaux d'orgue. A l'intérieur, le niveau de soubassement est réservé au personnel (cuisine, lingerie, chaudières du chauffage central, logement des domestiques). Le vestibule, auquel on accède par le porche de la façade sud-ouest, abrite l'escalier qui conduit au niveau d'une galerie de part et d'autre de laquelle se répartissent les pièces de vie privée et officielle. Le premier étage est celui des chambres de la famille. L'étage de comble n'est desservi que par l'escalier de service qui s'élève du niveau de soubassement. On y trouve les chambres des enfants, des domestiques ainsi qu'une chapelle privée. Le château est entouré d'un parc planté d'arbres aux essences variées, agrémenté d'allées, de pelouses et de parterres. Un kiosque en ciment rustique, servant également de réservoir d'eau, y est installé. Une roseraie et une serre complètent l'ensemble.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • raisin
    • couronne
    • feuille
    • chêne
  • Précision représentations

    Couronne de raisin au-dessus du porche ; couronne de feuilles de chêne sur la façade opposée au-dessus de la fenêtre qui domine la terrasse.

  • Statut de la propriété
    propriété privée