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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Estèphe
  • Lieu-dit Lafon-Rochet
  • Cadastre 1825 D2 1589 à 1592  ; 2015 OD 262, 279
  • Dénominations
    demeure
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    Lafon-Rochet
  • Parties constituantes non étudiées
    chapelle, cuvage, chai

D'après l'abbé Baurein, "il en existait autrefois un [village] placé à l'extrémité méridionale de la Paroisse, connu sous la dénomination de Rochet, dont les fonds ayant été acquis par un seul propriétaires, ne forment plus que la demeure d'un seul et même particulier".

En 1868, Alfred Danflou indique que le Château Rochet faisait partie de l'ancien fief de Valéee-Rousseau et "appartenait, avant l'année 1658, à M. de Lafon, ancien conseiller au Parlement de Bordeaux, qui le tenait d'Antoinette de Quillemotte, son épouse ; il le transmit à ses descendants, représentés aujourd'hui par Mme veuve Lafon de Camarsac et son fils, inventeur de la photographie sur émail [il s'agit de Pierre Michel Marie Alcide Lafon de Camarsac (1821-1905)]".

Une photographie représente maison basse avec une porte surmontée d'un fronton triangulaire avec couronnement cintré, pouvant dater de la 2e moitié du 17e siècle.

Ces terres faisaient partie des possessions de Antoine Branes de Cours écuyer, seigneur de la maison noble de la Grange, de Monteil, du fief de Valée et Roussillon. Ses neveux héritent de ses biens de Leyssac et de Rochet, à sa mort en 1771.

Sur le plan cadastral de 1825, le lieu-dit se nomme "Rouchet".

En 1850, Lafon-Rochet appartient à Camarsac et produit 35 tonneaux.

En 1898, le château Rochet appartient à Lafon de Camarsac et Normand, ingénieur.

En 1908, le Château Rochet appartient à Frédéric Audon qui l'a acheté à la famille Lafon de Camarsac. Une illustration propose une représentation des bâtiments.

Entre 1963 et 1973, Guy Tesseron engage la reconstruction de la chartreuse : il fait appel à l'architecte bordelais Paul Moreau qui propose des plans datés 1968 (conservés dans les archives administratives du château). Il reprend le modèle de la chartreuse bordelaise enrichie d'un pavillon central et entièrement construite en béton. L'édition de 1969 illustre le bâtiment nouvellement construit.

En 2007, de nouveaux chais et cuvier sont construits. En 2010, de nouveaux bureaux sont aménagés par les architectes Sarthou et Michard. En 2015, un nouveau cuvier est installé et le domaine s'oriente vers une production de vin bio.

La "chartreuse" de Lafon-Rochet présente une façade au nord percée de 11 ouvertures. En rez-de-chaussée surélevé, elle se compose d'un pavillon central à étage et de deux pavillons aux extrémités, couverts d'ardoise. Une balustrade d'attique règne sur l'ensemble de la façade. Un escalier à double volées permet d'accéder à la porte principale cintrée.

La façade postérieure, côté jardin, est identique : seul le pavillon central diffère, légèrement arrondi. Sous l'escalier d'accès à double volées, une porte conduit au niveau de soubassement.

Au sud, dans le jardin, se trouve une chapelle de plan carré, construite en moellons. On y accède par une porte en plein-cintre avec voussure en brique reposant sur deux piliers en pierre de taille calcaire. Un bandeau marque une séparation avec le niveau supérieur qui devait servir de citerne : à l'arrière, des barreaux métalliques fichés dans un massif contrefort servent d'échelle pour accéder à ce niveau de réservoir.

A l'intérieur, la voûte d'ogives est ornée d'un décor peint et d'une clé de voûte sculptée avec les motifs du chrisme, de l'alpha et de l'oméga. Des fleurs de lys sont sculptées et peintes au revers du portail sur les chapiteaux des pilastres.

A l'ouest, un vaste bâtiment réunit chais et cuvier ; d'autres constructions abritent bureaux et salles de réception.

  • Murs
    • béton
  • Toits
    ardoise, tuile creuse
  • Étages
    en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit brisé en pavillon
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval en maçonnerie

Estuaire

  • TRAVEE 11
  • FORBAIE arc segmentaire (porte) ; linteau droit (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre)
  • POSRUE autre
  • POSPARC en retrait
  • POSTOPO plateau
  • ORIENT sud
  • VUE vue étendue
  • CLOT
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

    p. 287
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 221
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

    p. 184
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 398-399
  • DANFLOU Alfred. Les grands crus bordelais, Bordeaux : Librairie Goudin, 1867, t. 1 et 2.

    p. 27-28
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 137

Annexes

  • AD Gironde, 3 E 20934, Guillaume Jautard, notaire à Listrac, 1771-1772
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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Articulation des dossiers