• inventaire topographique
Château La Sirène-Valrose
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Gironde
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Blaye
  • Commune Saint-Androny
  • Lieu-dit île de Patiras
  • Cadastre 1832 A 59, 60, 62 à 64  ; 2010 A 53, 78
  • Dénominations
    ferme
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    Château La Sirène-Valrose
  • Parties constituantes non étudiées
    cuvage, chai, logement, port

Une métairie existe au milieu du 18e siècle au nord de l'île, au lieu nommé "Saint-Paul". Au début du 19e siècle, de nouvelles constructions sont réalisées. Selon Michel Aka, "en 1820, les nouveaux propriétaires font construire deux maisons, sur la propriété qui deviendra Valrose, l’une à l’est pour y loger l’ouvrier agricole et sa famille pour un coût de 3 400 francs ; l’autre, sans précision du lieu de construction, destinée au métayer, construction couplée d’un parc à bestiaux, pour un total de 4 000 francs." Puis, au cours des années 1830, Armand Dolley y fait bâtir une "nouvelle maison pour un ouvrier et sa famille", ainsi qu’un chai et un cuvier.

Sur le plan cadastral de 1832, plusieurs constructions figurent à Saint-Paul dont une maison, un bâtiment rural et un jardin. Puis, au lieu nommé "La Sirène", des maisons et leurs jardins sont entourés des seules parcelles de vignes de Patiras. Selon les états de sections des matrices cadastrales de 1832, ces terres et ces bâtiments appartiennent conjointement aux familles Dolley et Buret.

Le domaine Sirène-Valrose est formé par la réunion de deux propriétés agricoles et viticoles distinctes mais se jouxtant. L'ensemble comprenant les domaines de Valrose et de la Trinité, est mis en vente en 1862. Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, le vignoble produit notamment les crus Sirène et Valrose.

A La Sirène, à la fin des années 1880, le propriétaire Amaury de la Monneraye dote son domaine d’installations modernes faisant passer la production de 80 tonneaux en 1886 à 400 en 1893. L’édition de 1893 de Bordeaux et ses vins où apparaît pour la première fois l’appellation "Château Sirène", indique que "ce domaine est devenu un vignoble modèle et l´un des plus remarquables de la Gironde. Ses vastes chais et cuviers sont supérieurement installés, et leur agencement est aussi pratique que perfectionné. Tous ces travaux d´irrigation, de submersion, d´outillage et constructions nouvelles ont été conduits admirablement par les soins de M. l´ingénieur Théodore Leysen". Le domaine est alors desservi par un chemin de fer Decauville. Les installations d’irrigation et de submersion permettent à Amaury de la Monneraye de lutter efficacement contre le phylloxéra.

Parallèlement, à Valrose, c’est vers 1881 que les propriétaires Lapierre et Carrère font construire un bâtiment tripartite abritant des chais et un cuvier et un autre dédié au logement des ouvriers. Au début du 20e siècle, dans l’édition de 1908 de Bordeaux et ses vins, la description des chais de ce domaine indique qu’ils ont "reçu tous les perfectionnements modernes. Ils occupent une superficie de plus de 2000 mètres carrés. Ces chais sont voûtés comme des caves, ce qui permet d’y conserver les vins dans d’excellentes conditions". L’appellation "Château Valrose", au nom de Paul Alibert, n’apparaît que dans l’édition de 1922, avec une production égale de vins rouge et blanc de 150 tonneaux chacun. A la fin des années 1920, le cru nommée "Château La Tour Blanche" fait partie du vignoble de Valrose et La Sirène.

Il ne subsiste plus aujourd’hui de l’ensemble des deux domaines qu’une partie des chais de Valrose, quelques logements d’ouvriers et une tour à La Sirène.

  • Période(s)
    • Principale : milieu 18e siècle , (détruit)
    • Principale : 1ère moitié 19e siècle , (détruit)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Auteur(s)

Des bâtiments du domaine viticole subsistent les vestiges d’une tour (ancien château d'eau ?) de plan carré, s’élevant sur trois niveaux et dont le sommet est couronné de créneaux, une partie des bâtiments d'exploitation et des logements d’ouvriers.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Refus de visite

Documents d'archives

  • Matrices cadastrales, 1857-1891.

    Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : 3 P

Bibliographie

  • AKA, Michel. Une île de l'estuaire. Cussac-Fort-Médoc : Société Archéologique et Historique du Médoc, 2011.

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    P. 881.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1929 (10e édition).

Périodiques

  • L´ESPERANCE. Journal de l´arrondissement de Blaye, littérature, beaux-arts, commerce, agriculture et annonces, 1836-1904.

    [collection numérisée en ligne sur le site Gallica.fr : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32768861f]

    5 janvier 1862, p. 4 ; 13 avril 1862, p. 4.

Documents figurés

  • Plan cadastral, section A dite de l'île de Patiras. Encre couleurs, par Delâge-Dumoulin, mars 1832.

    Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : 3 P 370

Annexes

  • Annonce de la vente d'une partie de l'île de Patiras ou la Sirène, 1862
  • Compléments bibliographiques
Date d'enquête 2011 ; Date(s) de rédaction 2011
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde
Articulation des dossiers