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Château La Commanderie

Dossier IA33008608 inclus dans Hameau de Leyssac réalisé en 2013

Fiche

  • Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • jardin
    • portail
    • borne

Dossiers de synthèse

Précision dénominationchâteau viticole
AppellationsLa Commanderie
Parties constituantes non étudiéesjardin, portail, borne
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographiesla Gironde
AdresseCommune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Leyssac
Adresse : chemin de
Saint-Affrique
Cadastre : 2015 OE 2762 ; 1825 E2 2123, 2124

Un bâtiment figure à cet emplacement sur le plan cadastral de 1825.

La propriété appartient sans doute déjà à cette époque au colonel d'artillerie François Bonie (1789-1874) ; marié avec Anne Marie Toussaint Leroy vers 1815, il participa aux campagnes d'Italie, d’Allemagne et de France de 1812 à 1815 et fut décoré par Napoléon Ier pour sa bravoure sur le champ de bataille de Bautzen. Il devient en 1831 inspecteur des études à l'Ecole polytechnique, puis commande l'école d'artillerie de Vincennes. Il commande l'artillerie pour combattre les insurrections des Journées de juin 1848 à Paris. Lors de la guerre de 1870, il est encore prêt à quitter sa retraite au château de la Commanderie pour prendre le commandement d'une direction d'artillerie. Il décède en 1874, son épouse deux années plus tard. Ils laissent quatre fils qui suivent également une carrière militaire : Alphonse, colonel de cavalerie, prend sa retraite en 1882 au château de la Commanderie ; il était, comme son père, président de la Société de secours mutuel de Saint-Estèphe. Mentionnons également Edouard Bonie, grand collectionneur, qui créa à Bordeaux une maison-musée, dont les trésors furent légués à la ville de Bordeaux en 1895.

La propriété est citée dans l'ouvrage de Cocks et Féret de 1850 comme produisant 70 tonneaux.

Les augmentations et diminutions du cadastre indique que "le colonel en retraite" Bonie a fait une augmentation de construction à sa maison (parcelle E2124) et que les travaux sont achevés en 1864. C'est donc probablement à cette époque que la maison existante est rhabillée de brique et pierre. Son fils Alphonse apporte certainement des aménagements dans les années 1880 : on trouve ses initiales entrelacées AB sur la grille de clôture du jardin.

Le bâtiment est illustré dans l'édition de 1908 de l'ouvrage de Cocks et Féret : la propriété appartient à cette époque à MM. Charles Dedenis et B. F. Pécresse frères, famille de négociants originaires de Meymac en Corrèze. Ils l'avaient acquis lors d'une mise en adjudication du domaine le 16 janvier 1906 : les frères Jean-Baptiste et François Léopold Pécresse en ont chacun un quart, leur beau-frère Charles Dedenis, obtient la moitié.

En 1961, Gabriel Meffre (propriétaire des châteaux Bellegrave et du Glana à Saint-Julien-Beychevelle) achète le château et confie la distribution de la production à la maison de négoce Kressmann.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle

Le château se trouve au sud du hameau de Leyssac. Il est accompagné à l'est de bâtiments de dépendance abritant chais et cuvier et entouré d'un parc délimité par une grille avec portail à piliers maçonnés en brique et pierre.

Le corps de logis principal à étage est encadré de deux ailes basses. La façade sud s'organise selon trois travées, la travée centrale étant traitée avec un avant-corps à pans, élevé de deux niveaux. Il est ouvert d'une porte principale et de plusieurs fenêtres à traverses et meneaux séparées par des jambes alternant brique et pierre. Les baies du rez-de-chaussée sont surmontées de tables décoratives ; l'avant-corps est couronné d'un garde-corps d'attique ajouré de quadrilobes. De part et d'autre de l'avant-corps, une travée de fenêtres traitée en pierre de taille avec tables décoratives en brique. Les baies présentent des encadrements moulurés à crossettes avec agrafes sculptées. Trois lucarnes avec ailerons à volutes et fronton cintré sont aménagées dans la toiture brisée en ardoise. Celle-ci est couronnée par une crête de toit en zinc.

La façade postérieure au nord présente une maçonnerie enduite et des encadrements de baies en pierre de taille. Ceux du rez-de-chaussées sont traités en bossage avec une plate-bande en bâtière ; les fenêtres de l'étage sont surmontées d'une corniche. On retrouve le même type de lucarnes que sur la façade antérieure.

Mursbrique brique et pierre
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couverturestoit à longs pans brisés croupe brisée
Techniquessculpture
Représentationsvolute, quadrilobe

Estuaire

TRAVEE3
FORBAIEplate-bande (porte) ; plate-bande (fenêtre) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; agrafe (fenêtre)
POSRUEen alignement
POSPARCen retrait
ORIENTsud
VUEvue bornée
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Documentation concernant la famille Bonie

    -AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Acte d'acceptation de l'asile de Leyssac, 1873/12/14.

    Donation à la commune de St Estèphe de François Bonie et son épouse Anne Marie Toussaint Leroy (Château de la Commanderie) d'un bâtiment situé au lieu de Jean Seguin, village de Leyssac et désigné dans l'acte de donation et connu sous le nom de salle d'asile de Leyssac.

    -AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Acte d'acceptation de l'asile de Leyssac, 1874/01/18.

    La création de la salle d'asile de Leyssac remonte à l'année 1843. Elle a été fondée à cette époque par Mme Merman mère ; en 1855 Madame Bonie a été nommée dame patronnesse et depuis s'en ait occupée. Primitivement un local avait été loué dans le village de Layssac pour y établir la salle d'asile mais ce local ayant été vendu par son propriétaire, il a fallu songer à le remplacer. Aucun immeuble convenable n'a été trouvé pour cela et pour conserver le bienfait de cette création ?? qui permet aux mères de famille de vaquer à leurs travaux sans se préoccuper du soin de leurs enfants, il a été nécessaire de construire l'immeuble actuellement existant à Leyssac (...). M. le colonel Bonie a acquis tous les terrains occupés par l'immeuble à l’exception de celui de M. Bonifet et fait construire et établir le bâtiment et ses dépendances servant aujourd'hui de salle d'asile, école de filles et chapelle. Donation à la commune par acte du 8 décembre 1873.

    -AD Gironde, 2 O 3117, Lettre du sous-préfet au préfet concernant la donation de M. et Mme Bonie et par M. et Mme Bonifait à la commune d'un immeuble situé au village de Leyssac servant de salle d'asile et d'école de filles, 7 février 1874.

    Donation faite par acte du 20 janvier 1873 : François Bonie, colonel d'artillerie à la retraite et Anne Marie Toussaint Leroy son épouse demeurant au château de la Commanderie, commune de St Estèphe ; Marie Seguin, épouse séparée de corps et de biens de M. François Bonifet : bâtiment situé à Jean Seguin près Leyssac. Cet immeuble appartenait à M. et Mad. Bonie sauf une partie sur laquelle se trouvaient autrefois trois rangs de vigne qui est la propriété de Mad. Bonifet ; donation faite à charge de la commune de conserver l'affectation actuelle : salle d'asile, salle de classe de jeunes filles, chapelle et logement occupé par 3 religieuses de l'ordre de St Joseph ; bâtiments édifiés par M. Bonie après acquisition des terrains en 1867.

    -Portrait de Madame Bonie mère, huile sur toile, musée des Beaux Arts de Bordeaux.

    par Duvergier (?), 2e quart 19e siècle (n° d'inventaire : Bx M 1539).

    voir base de données Joconde : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr

    -Magali Simon (sous la direction de Robert Coustet), Le musée Bonie, une collection bordelaise au XIXe siècle (mémoire d'histoire de l'art), université Michel de Montaigne-Bordeaux III UFR Lettres et Arts, 1995.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 222
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 175
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

    p. 190-191
  • FERET Edouard. Personnalités et notables Girondins de l'antiquité à la fin du XIXe siècle. Bordeaux : Féret et L'Entre-deux-mers, 2009, fac-similé de l'édition de 1889.

    p. 78-79
  • PARINAUD Marcel. Meymac-près-Bordeaux, "de la bruyère à la vigne". Editions du Ver Luisant, 2008.

    p. 209
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire