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Château fort dit tour du Boucher (vestiges)

Dossier IA23001691 réalisé en 2010

Fiche

AppellationsTour du Boucher
Dénominationschâteau fort
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Bonnat
AdresseCommune : Nouzerolles
Lieu-dit : le Boucher
Cadastre : 1836 F 102 ; 2008 C 76

L'origine de ce fief n'est pas connue. Au milieu du 12e siècle, la seigneurie appartenait à la famille de Malval mais suite à un démembrement au 13e siècle elle en a été séparée au profit de la famille de Saint-Julien. En 1407, une donation en faveur de l'abbaye d'Aubepierre indique que Le Bouchet était à nouveau propriété des Malval. Peu avant la mort de Marguerite de Malval en 1443, le château a été cédé à la famille Cléret, qui en 1539 a vendu le fief à Jehan du Boys, seigneur de Villemonteix. Attaqué et ruiné en 1569 par l'expédition de Wolfgang de Bavière destinée à venir en aide aux protestants français, le château devait déjà être en mauvais état lorsqu'il a été acquis par la famille de la Barre. Il est ensuite passé aux mains des du Mosnard et des Tournyol, et appartenait aux Rogier des Essarts à la Révolution. Localisé sur le cadastre de 1836 (deux tours apparaissent sur le plan au sol de l´époque, une seule est toujours debout), le bâtiment ne figure plus sur celui de 1933.

Période(s)Principale : 12e siècle , daté par source
Secondaire : 3e quart 16e siècle

Du château féodal, il ne reste qu'une tour située au dessus d'une plate-forme sur la rive droite du ruisseau de Lavaud, affluent de la Petite Creuse qui sépare la commune de Nouzerolles des communes de Chambon-Sainte-Croix et de Lourdoueix-Saint-Pierre. Le promontoire forme une butte protégée autrefois par la forêt à l'ouest et par le ruisseau à l'est. Au plus haut, le promontoire mesurait entre cinq et six mètres de hauteur. Le château comprenait la tour qui subsiste au nord-est du site, ainsi qu'une seconde tour située au sud-ouest et reliée à la première par un corps de bâtiment central très large. Derrière ce bâtiment existait une cour, au sein de laquelle se trouve encore une salle souterraine voûtée à l'ouest. Cette salle, d'environ cinq mètres de long sur un peu moins de trois mètres de large, est bâtie en pierre de taille et voûtée en arc segmentaire. L'accès se fait au nord-est par une petite entrée en arc segmentaire, dont l'encadrement a en partie disparu mais dont il reste les arcs de décharge composés de pierres (schiste) disposées sur le flanc. Cette salle et la tour nord-est sont les derniers vestiges du château, puisqu'il ne reste que quelques ruines recouvertes par la végétation. La tour de plan circulaire est flanquée par deux départs de murailles arrachées, une au nord, l'autre au sud-ouest en direction de la deuxième tour. Elle présente trois niveaux : le rez-de-chaussée et deux étages. Un bandeau plus clair ceinture la tour au niveau des assises les plus basses. L'appareil, en moellon de granite et de schiste avec quelques blocs de quartz résiduels, montre encore cinq bouches canonnières dont trois visibles à l'intérieur de la tour. Trois d'entre elles sont dotées d'un ébrasement extérieur : deux sur la face nord-est et une au sud. L´intérieur présente la forme d´un hexagone régulier. Toutes les ouvertures comportent des encadrements en pierre de taille (granite) ; la plupart sont harpés, chanfreinés et dotés de trous signalant la présence de goujons ou de barreaux. La face nord-ouest est munie d'une travée de trois portes alignées, une par niveau. Ces portes indiquent que cette travée donnait sur l'intérieur du corps de logis principal. Cela explique par ailleurs l'absence d'escalier à l'intérieur de la tour : l'accès aux étages se faisait par le nord-ouest, c'est-à-dire par le logis. La porte donnant sur le rez-de-chaussée est surmontée d'un linteau massif orné du blason des Cléret. La troisième, donnant sur le dernier niveau, est ornée d'un linteau à accolade et de jambages légèrement arrondis. La face sud-est est éclairée par une travée de trois fenêtres alignées et chanfreinées, offrant à l'intérieur un ébrasement et un linteau en arc segmentaire. Les embrasures des baies du rez-de-chaussée et du premier étage sont accompagnées d'un coussiège, tandis que la fenêtre du deuxième étage est dotée d'un meneau. Des réfections en pierre blanche ont été repérées au niveau du coussiège du premier étage et d'un des corbeaux du rez-de-chaussée. Les trous des poutres des planchers existent toujours, ainsi que tous les corbeaux dans les angles (sauf un au sud), ce qui permet de distinguer facilement les trois niveaux à pièce unique. Seule la pièce du premier étage présente des murs recouverts par un enduit. Il s'agissait sans doute d'une pièce réservée aux seigneurs, pièce pourvue d'une cheminée au nord-est et de latrines au sud accessibles par une porte dont l'encadrement est chanfreiné. La cheminée desservait aussi le deuxième étage. Une seconde cheminée existe dans la tour : située au sud-ouest, elle donne sur le rez-de-chaussée. Les deux cheminées comportent des pierres taillées ouvragées à hauteur de l'entablement et sont jouxtées par une canonnière à embrasement. Ainsi, en dehors des canonnières, les ouvertures vers l´extérieur ne se trouvent qu'au sud-est (travée de fenêtres) et au nord-ouest (travées de porte). Une porte apparaît à l'intérieur au niveau du deuxième étage, au sud-ouest : elle devait donnait soit sur la partie haute du corps de logis central, qui dans ce cas était surmonté par une coursive, soit sur une bretèche qui jouxtait la jonction avec le mur. L'arrachement du mur au sud-ouest semble indiquer que le corps de bâtiment situé entre les deux tours était aussi haut que ces dernières.

Mursgranite pierre de taille
schiste maçonnerie
granite maçonnerie
Typologieschâteau
État de conservationvestiges
Techniquessculpture
Représentationsarmoiries
Précision représentations

Le blason des Cléret est figuré sur le linteau de la porte du rez-de-chaussée au nord-ouest : d'or à fasces ondées de sable.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • DAUGER, Georges. Fiche de pré-inventaire : Nouzerolles, le Boucher, tour féodale. 13 avril 1980.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse - Belzic Céline
Belzic Céline

Chargée de recherche, Conservation du Patrimoine, Conseil départemental de la Creuse, 2008-2010


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- Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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