Dossier IA00044795 | Réalisé par ;
Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Château fort, dit château de Pruniers
Copyright
  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Arrondissement de Montmorillon - Montmorillon
  • Commune Pindray
  • Lieu-dit Prunier
  • Cadastre 1840 B5 1216 à 1218  ; 1936 B5 624, 625  ; 2016 B5 624, 1095, 1096
  • Dénominations
    château fort
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, chapelle, communs, pigeonnier

Les différentes campagnes de constructions du château se sont déroulées du 11e siècle au 15e siècle, avec des remaniements à la Renaissance. L'enceinte remonte au 12e siècle.

Le château féodal est construit sur l'emplacement de vestiges gallo-romains. Lors des travaux d'aménagement d'une fosse sceptique en 1974, des fragments de conduite gallo-romaine ont été retrouvés. Cette conduite était de direction Nord-Sud, et se trouvait au centre de l'enceinte actuelle. Les diverses parties de la rigole, à bords bien redressés, étaient rendus étanches dans leur raccord par une feuille de plomb, encastrée dans une petite cavité aménagée à l'extrémité de chaque pierre. Il existait également dans le réduit du rez-de-chaussée qui donne accès au souterrain-refuge un pan de mur en petit appareil caractéristique de la période gallo-romaine. Dans la chapelle est conservée une colonne romaine en grès qui provient des environs immédiats.

L'« hébergement » de Pruniers est cité en 1290, lorsque Egide de Villemort procède à un échange avec Jean Merlin. L’édifice se présentait dans son état primitif comme une forteresse avec donjon central et cour délimités par des fortifications parés aux angles de tourelles pleines. En 1323, la seigneurie est placée sous l'autorité de Pierre de La Roche, puis en 1372 sous celle des Giliers. En 1579, le château est vendu à François de Fore qui effectue des travaux. Il échoit par héritage en 1717 à Charles de Moussy, issu d'une grande famille de seigneurs de la région, la famille de Moussy de la Contour. Au 19e siècle, le château revient aux Aymer de la Chevalerie puis à la famille du Hays, toujours par héritage. Il est vendu en 1969 aux propriétaires actuels.

Le château, alors très dégradé, est relevé de ses ruines au cours de années 1970 ; la toiture et les planchers sont complètement refaits. Depuis 1973, il fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques pour les façades et les toitures du logis et pour son pigeonnier.

Sis sur un coteau, le château s'élève à quelques mètres de la Gartempe qu'il surplombe.

De plan régulier, il est flanqué de quatre tourelles en hors-œuvre avec toit en poivrière. Les murs, en moellon, sont enduits partiellement. La toiture, couverte en tuile plate, se divise en trois parties : deux toitures à longs pans avec croupes sont disposées parallèlement au nord et au sud de l'édifice, tandis qu’un autre toit à longs pans s'intercale entre les deux perpendiculairement. Des lucarnes ont été ajourées lors de la restauration des années 1970.

L'élévation nord est percée de l'entrée principale, dans sa partie droite. Celle-ci est surmontée d'un tympan en arc brisé, qui reçoit un blason réemployé. A sa gauche, au rez-de-chaussée, se trouve une petite fenêtre. Une plus grande croisée en bois apparaît au premier étage. L'élévation orientale est celle qui compte le plus d'ouvertures : quatre baies au rez-de-chaussée, trois aux premier et deuxième étages. La première travée est légèrement excentrée. L'élévation sud est presque aveugle ; elle ne comporte qu'une archère, peu visible, dans la partie droite. L'élévation ouest, enfin, comporte une travée de deux ouvertures, excentrée sur la droite.

Le pigeonnier se trouve au sud du château. De plan circulaire, il est construit en moellons. Un bandeau se trouve au 7/8e de l'élévation. 1024 boulins ont été percés à l'intérieur ; ce nombre correspond à la surface du domaine foncier de l'ancien seigneur de Pruniers. Il a perdu sa couverture.

  • Murs
    • moellon enduit partiel
  • Toits
    tuile plate, tuile creuse
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit conique
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier droit
    • escalier intérieur : escalier en vis sans jour
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1973/04/18
  • Précisions sur la protection

    Façades et toitures du château ; restes du pigeonnier (cad. B 624, 625) : inscription par arrêté du 18 avril 1973.