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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Vivien-de-Médoc
  • Lieu-dit la Loubie
  • Adresse route du Port
  • Cadastre 1833 F1 243 à 247  ; 2014 F1 842, 843, 844
  • Dénominations
    demeure
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    Le Port, La Loubie
  • Parties constituantes non étudiées
    écurie, logement, jardin, portail

Un plan de la 2e moitié du 18e siècle indique "le logis de M. Laloubie". Sur la carte de Belleyme, seul le lieu-dit "le Port" est mentionné. Cette famille Laloubie est alliée par mariage à la famille Morin, pour laquelle on distingue deux branches, les Morin de Rupsan et les Eyquard (ou Eycard) de Morin.

Les bâtiments figurent sur le plan cadastral de 1833 au lieu-dit le Port. Une partie de la demeure est construite au 18e siècle, comme l'indique la date portée 1773. L'avant-corps central est remanié dans la 2e moitié du 19e siècle, en 1868, date inscrite dans un cartouche sculpté sur la fenêtre centrale de l'étage. Ces travaux ont peut-être été menés par l'architecte Édouard Bonnore. La toiture du corps central a été remaniée dans la 2e moitié du 20e siècle ; une couverture à croupes en tuiles creuses remplace la toiture brisée en ardoise d'origine, attestée par des cartes postales du début du 20e siècle.

L'un des bâtiments de dépendance visible sur le plan cadastral de 1833 et abritant les écuries est encore conservé.

L'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks et Féret mentionne A. de Morin et Eycard de Morin produisant chacun 10 à 12 tonneaux de vin. En 1874, le Port, appartenant à Adrien Eycard de Morin, produit 800 hectolitres de blé et 12 tonneaux de vin.

Ce sont probablement les armoiries de cette famille qui sont sculptées sur les façades.

La propriété a subi de nombreux dommages lors des bombardements du printemps 1945. Des cartes postales du début du 20e siècle attestent de la présence d'ailes de dépendances, abritant peut-être les chais, dans le prolongement et de part et d'autre de la demeure, ainsi que d'un pigeonnier, également représenté sur le plan cadastral de 1833. D'anciennes étables et des hangars agricoles sont aujourd'hui en ruine au nord de la demeure.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 18e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1773, porte la date
    • 1868, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bonnore Jean-Édouard
      Bonnore Jean-Édouard

      FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

      "BONNORE (Jean-Edouard)

      Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."

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      architecte attribution par source

La demeure est composée d'un corps central à étage carré, encadré de deux ailes en rez-de-chaussée avec comble à surcroît. Le décor se concentre sur le corps de bâtiment principal organisé selon trois travées. Les baies sont en arc segmentaire avec chambranle mouluré à crossettes. Des agrafes sculptées ornent porte et fenêtres : motifs végétaux, mascarons avec figures humaines et médaillon avec armoiries. La fenêtre centrale, à l'étage, présente dans un cartouche la date 1868. Les ailes en rez-de-chaussée sont percées de fenêtres en arc segmentaire : la plus au sud porte la date 1773. Le surcroît est éclairé par des oculi et séparé du rez-de-chaussée par un bandeau mouluré.

La façade postérieure, sur le jardin, présente le même ordonnancement et un décor sculpté, avec les agrafes ornées et les mascarons, d'une facture différente et enrichi de motifs de fruits, de fleurs et de feuillage.

A l'intérieur, un vestibule accueille l'escalier désaxé : la cage conserve un décor peint de faux-marbre. Le salon est aménagé avec un sol en carreaux de Gironde, tandis que la salle à manger présente un plancher en bois.

Le bâtiment de dépendances, construit en moellons, est composé d'un rez-de-chaussée et d'un comble à surcroît percé d'oculi et accessible par une porte haute. Il abrite les écuries et un logement.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • mascaron, tête de femme, cuir découpé, corne d'abondance, fruit, fleur, feuillage, armoiries, ruban

Estuaire

  • TRAVEE 7
  • FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; crossettes (porte) ; crossettes (fenêtre) ; agrafe ornée (porte) ; agrafe ornée (fenêtre)
  • POSRUE en alignement
  • POSPARC en retrait
  • POSTOPO marais
  • ORIENT nord-ouest
  • VUE vue bornée
  • CLOT piliers de portail
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Biens communaux (1857-1878).

    Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : 2 O 3650

Bibliographie

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 172-173
  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde : Classification des vins, quantités récoltées par chaque propriétaire et prix de vente 1874. Dessins. Eugène Vergez. Bordeaux : Féret, 1874.

    p. 557
  • FERET Edouard. Personnalités et notables Girondins de l'antiquité à la fin du XIXe siècle. Bordeaux : Féret et L'Entre-deux-mers, 2009, fac-similé de l'édition de 1889.

    p. 82
  • LAROZA Olivier (mgr). Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 19

Documents figurés

  • Plan de divers tènements dans le Médoc, s.d. [2e moitié 18e siècle].

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 849

Annexes

  • Documentation complémentaire
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2014
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde