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Château des Gonthières

Dossier IA17012449 réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale.
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  • Parties constituantes

    • mur de clôture
    • cour
    • portail
    • dépendance
    • parc

Dossiers de synthèse

AppellationsLes Gonthières
Parties constituantes non étudiéesmur de clôture, cour, portail, dépendance, parc
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération de La Rochelle
AdresseCommune : Périgny
Lieu-dit : Rompsay
Adresse : 7 rue des
Ecoles
Cadastre : 2003 ZD 269, 271, 274

« L´histoire de cet édifice aussi appelé maison noble de Sainte-Catherine, relevant de la vicomté de Fronsac est encore mal connue. Au début du XVIIIème siècle, il appartenait à Patrice de Misset, écuyer, maréchal des camps et armées de Sa Majesté Catholique d´Espagne gouverneur d´Alicante et de Cathagène. Il était mort avant 1722, lorsque sa fille, Jeanne de Misset épousa Jacques-Gabriel Dunoyer, seigneur de Goupillon, conseiller du roi, receveur général des domaines et bois de La Rochelle, l´un des soixante quinze conseillers de l´hôtel de ville de Poitiers, fils d´Isaac, procureur au présidial de Poitiers, auquel elle apporta le domaines des Gonthières. En 1772, Jeanne de Misset, veuve, et ses enfants, Louis Dunoyer, bourgeois de La Rochelle, Jeanne-Marie-Marguerite, épouse d´Onézime Augias, ingénieur en chef de la marine au port de Rochefort et Marie-Suzanne-Charlotte Dunoyer, demoiselle, arrentèrent moyennant 900 livres formant un capital de 18000 livres, la maison noble, fief et seigneurie des Gonthières, située au village de Rompsay, consistant en un logement de maître, différentes servitudes, une cour, un jardin, un bois et une chapelle domestique, à François Croizet, avocat en parlement et au présidial de La Rochelle. L´acte précisait qu´il fallait prévoir des réparations urgentes au logis, notamment « la réfaction d´un grand mur du côté de l´occident lequel (était) hors de son aplomb et (menaçait) ruine, le rétablissment de la charpente et couverture de ce côté de ladite maison où elle se (trouvait) affaissée et (causait) la pénétration et chute de l´eau pluviale dans l´appartement de ce même côté, la réparation ou rétablissement du lambris de la chapelle qui (menaçait) également ruine, ainsi que le mur de la porte d´entrée» et différents travaux aux servitudes. En 1788, Jeanne-Catherine Leboeuf, veuve de François Croizet devenu depuis conseiller du roi, rapporteur du point d´honneur au gouvernement de La Rochelle et titulaire de l´Académie royale des Belles-Lettres, conjointement avec ses gendres, Paul-Guillaume-Joseph Delavergne, écuyer, avocat en parlement, conseiller du roi, greffier en chef au bureau des finances et chambre du domaine de la généralité de La Rochelle, et Remy-Renard Cambois de Cheneussac, négociant, subrogèrent tous leurs droits sur les Gonthières exprimés dans le contrat de 1772, en faveur de Conrad-Achille Weis, écuyer, capitaine honoraire au régiment d´Ehinger « consul général de Sa Majesté Impériale et Royale en Aunis » époux de Jeanne-Magdelaine Bernon. Dès 1796, ils mirent le domaine en vente. Deux annonces parues dans les Affiches de La Rochelle décrivent « une maison nouvellement construite composée d´un vestibule, salle, salon, bibliothèque, chambre de bain, office, cuisine, cabinets, et au-dessus plusieurs chambres à coucher donnant sur la cour et jardins ». Les dépendances consistaient en chais, pressoirs, greniers à blés et à foins, remises, écuries, étable, laiterie, poulailler, boulangerie et divers autres bâtiments, « le tout dans le meilleur état ». Les jardins « dans le genre anglais (étaient) ornés de bosquets, cabinets, chaumière meublée, orangerie, colombier, salle de billard et billard garni, terrasses, gazons, boulingrins, quantité de vases de faïence pour arbrisseaux et environ 2000 arbres fruitiers tant en espaliers qu´en plein vent, grande et belle allée d´ormes et de frênes, le tout renfermés de murs». En 1799, le domaine trouva acquéreur en la personne de Joseph-Pierre Desmarêts, propriétaire qui cherche à le vendre aussitôt. C´est alors une cascade de propriétaires qui achètent puis revendent les Gonthières, en 1805, 1806, 1813, 1816 et enfin 1818, date à laquelle le logis est acheté par Antoine Motte-La-Grange, inspecteur des contributions directes et du cadastre, époux de Vistoire-Emma Weis. (viennent ensuite Frédérisc-Charles-Jules Vincent, conseiller de préfecture, en 1823, le baron Matthieu de Roddes en 1828, Auguste de Théronneau en 1834, Marie-Adèle Charruyer en 1836). De tous ces actes de vente, c´est celui de 1799 qui retient le plus l´attention, car il permet de préciser, grâce à l´inventaire du mobilier qui y est joint, l´aspect du jardin anglais et l´esprit des aménagements intérieurs. On y mentionne en particulier une salle de spectacle située dans le parc avec « un théâtre, coulisse et chassis garnis en toile et papier peint (et) six bancs », ainsi qu´un pont chinois sur lequel on trouvait une grande pyramide peinte en vert, « quatre pilastres, quatre vases et quatre grands timbres ». A l´intérieur de « la chaumière », il y avait, « deux grands tableaux de la constitution et droits de l´homme ». Aux beaux jours on devait entendre les chants d´oiseaux exotiques dans le parc, comme le prouvent les huit cages et le baton à perroquet entreposés dans un grenier. Tous ces éléments montrent un jardin pittoresque de la fin du XVIIIème siècle, influencé par ceux de la région parisienne et les traités du marquis de Girardin et du duc d´Harcourt. De toutes ces splendeurs, il reste aujourd´hui les fondations d´une petite fabrique octogonale, les ruines d´un temple grec, un observatoire construit au siècle dernier, les vestiges d´un labyrinthe et une pièce d´eau asséchée. Quant au logis, il n´offre qu´un intérêt limité côté rue, les extrémités des ailes de communs, la grille et la toiture du corps de bâtiment principal ayant été remaniés au siècle dernier. En revanche, la façade postérieure présente encore une belle unité. Curieusement, le corps de logis, souligné par une importante corniche à denticules portant des balustres fait une légère saillie sur les deux gros pavillons qui l´encadrent. Il faut sans doute attribuer la décision de sa reconstruction à Conrad-Achille Weis, à la fin du XVIIIème siècle. Seule la toiture à combles brisés a été rajoutée au siècle dernier. [...]". Le domaine a été "transformé par l'Union des femmes de France, entre 1915 et 1918, en centre de soins pour tuberculeux". "On peut supposer à juste titre qu'il s'agissait d'une réalisation du grand architecte paysagiste Pierre-Adrien Pâris, lequel entretenait des relations à la fin du XVIIIème siècle avec les frères Chevallier" (auteurs probable des lambris à pilastres du salon). Texte extrait de : Chasseboeuf Frédéric ; Châteaux, manoirs et logis « La Charente-Maritime » ; APP. ; Niort ; 1993 ; pp. 437-438 ; rééd. 2008, p. 260-261.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'ensemble décrit dans l'historique, après une période de relatif abandon, a fait l'objet d'une importante opération immobilière (construction de la résidence "Le Trianon" et d'un lotissement) dans le courant des années 1990. Du château, seuls subsistent le corps de logis central, les ailes qui le prolongent côté cour, ainsi que la grille de clôture et le portail. Le décor intérieur, avec ses lambris à pilastres ioniques et à guirlandes de fleurs et de feuillages, a été détruit à cette même occasion. Les dépendances accolées au corps de logis central, de même que le jardin pittoresque du XVIIIème et ses composants tels que décrits en 1799, ont également fait les frais de ces phases successives d'abandon et de remaniements. Cela est d'autant plus dommageable que ce parc constituait très certainement l'un des jardins les plus intéressants des environs de La Rochelle. La petite fabrique en pierre de taille en forme de temple grec (une petite pièce rectangulaire dont les deux entrées en pignons sont précédées d´un portique de quatre colonnes) était en cours de restauration en 2005 ; moellon ; enduit ; pierre de taille ; ardoise ; tuile creuse ; ensemble sur cour.

Mursenduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise, tuile creuse
Typologiesensemble sur cour

Une visite de la propriété a été réalisée en 1995 avant les travaux de construction de la résidence. Une série de clichés permet de se rendre compte de l'état du château à cette époque.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle - Cussey Yann