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Château de Peyraux

Dossier IA24001405 réalisé en 2011

Fiche

Appellationsde Peyraux, de Peyraud
Parties constituantes non étudiéeschai, jardin d'agrément, canal de jardin, basse-cour, écurie, grange, étable, cuvage, cellier, tour, tour porche, pigeonnier, terrasse en terre-plein, écurie, bergerie, ferme
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonVallée de la Vézère - Terrasson-Lavilledieu
AdresseCommune : Le Lardin-Saint-Lazare
Lieu-dit : Peyraux
Cadastre : 1825 B 548, 554 ; 1987 K1 127-130

"Peyrals" en 1411 et "castrum de Peyralibus" en 1486 sont les mentions les plus anciennes rencontrées dans les documents du fonds Lespine (Gourgues). Ce n'est donc qu'à la fin du XVe siècle qu'un édifice important, un "castrum", est attesté dans les lieux, toutefois il y a toute raison de penser qu'un édifice existait auparavant : Peyraux appartient assurément à ces nombreux fiefs créés lors de la grande vague de féodalisation des campagnes de la vallée de la Vézère du XIIIe siècle.

Au XVe siècle, Peyraux appartient à la famille Flamenc (ou Flamenche, Flamencha) : en 1451, Jaubert Flamenc se dit seigneur de Condat (près de Brantôme) et de Peyraux (il est qualifié de "feu haut et puissant seigneur" dans un acte du 12 juin 1464) ; Guillaume Flamenc en est ensuite détenteur jusqu'à sa mort vers 1488. En 1502, dans un mémoire rédigé par les officiers du comte de Périgord portant sur l'état de ses vicomté de Limoges et comté de Périgord, le texte précise : "Dans les fins d’icelle [paroisse de Bersac], les seigneurs de Peyraulx, de Muratel, de Vilhac, de Merbec [sic pour Mellet], de La Salle [à Saint-Lazare], de la Cassanhe [i.e., La Cassagne], Mesmy, Monfreliou, de Momege [i.e., Montmège], de la Marche, l’abbé de la Chastres, le commendeur de Condat, le curé de Bersac, le seigneur du lieu Jehan Lambert et les heritiers de feu Jehan Papoisat, chacun […] tiennent en fondalité plusieurs heritages villages, maison, etc., [...] ; par raison de quoy, levent tous ensemble 50 charges de froment, 20 charges de segle, 18 charges d’avoine, 45 livres tournois de rente, 60 gellines, etc." La mort de Guillaume Flamenc laisse une fille prénommée Françoise seule et unique héritière de tous ses biens. Après un premier mariage avec Pierre de Pompadour seigneur de Château-Bouchet le 29 septembre 1497, celle-ci, en épousant en secondes noces le 18 octobre 1508 Gauthier de Badefol, seigneur du lieu, fait finalement entrer Peyraux dans cette famille. Le couple sera seigneur de Badefols, de Peyraux, de Muratel et de Murat, de La Salle, de "Fayes, Beauconnaire", de "Bouyer" et de Saint-Rabier.

Le bâtiment principal actuel fut sans nul doute construit peu après le premier mariage de Françoise Flamenc, travaux qui se sont peut-être poursuivis jusqu'à sa seconde union. De plan rectangulaire allongé flanqué de grosses tours circulaires en façade postérieure (ouest) et d'une tour d'escalier en vis en façade sur cour (disparue), le corps de logis adopte en effet un type de plan très couru en Périgord à ce moment-là : il se retrouve aux châteaux de Lanquais (1498), des Bories à Antonne-et-Trigonant (vers 1498), de Marzac à Tursac (vers 1500) ou encore de l'Herm à Rouffignac (vers 1500). A ce premier élément de datation s'en ajoutent d'autres essentiellement concentrés dans la partie nord du bâtiment, relativement mieux préservée que le reste de l'édifice : appuis de fenêtre de profil gothique flamboyant et croisées ou fenêtres, soit à petit chanfrein droit, soit à listels. Le bâtiment présentait alors un étage de soubassement abritant de grandes caves (des chais), un rez-de-cour, un premier étage ouverts par de larges fenêtres (des croisées à listel, très remaniées par la suite), et un étage de combles. Il est fort probable que l'organisation générale du château était alors une cour de plan carré cantonnée de tours circulaires et bordée à l'ouest par le bâtiment principal ; une vaste basse-cour, également fortifiée, précédait cette cour et en défendait l'accès.

Des fragments et éléments caractéristiques de la décennie 1520 ou de la suivante sont en remplois en plusieurs endroits du château et attestent qu'une campagne de travaux a bel et bien eu lieu peu après le mariage de Françoise Flamenc et Gauthier de Badefols : une lucarne à fronton circulaire meublé d'une coquille sur le logement des dépendances dans la basse-cour, des fragments de médaillons circulaires ornés de fleurs ou de visages dans les murs de soutènement de la basse-cour et dans la maçonnerie de la tour à l'angle sud-est de la cour du château. Faut-il voir dans un acte de donation passé par Gauthier de Badefols et Françoise Flamenc, "au chasteau de Peyraux" le 22 novembre 1535 le terminus ante quem des travaux ? Rien n'est moins sûr. C'est d'ailleurs encore "au lieu et chastel de Peiraux" qu'est passé l'acte de mariage du fils unique de Gauthier et de Françoise, Jean de Badefols, le 2 décembre 1541. Quoi qu'il en soit, tous ces travaux, qu'il s'agisse de ceux de la grande campagne de construction ou de ceux de la phase de modernisation qui suivit, doivent assurément être attribués à Françoise Flamenc, la "dame de Peyraux", dernière descendante des Flamenc.

A la fin du XVIe siècle, Henri de Navarre, futur Henri IV, comte de Périgord et vicomte de Limoges, considérablement endetté par les guerres, dépossède progressivement plusieurs châtellenies de son domaine de leurs prérogatives en vendant à des gentilshommes du voisinage de nouveaux droits. C'est ainsi que Guy de Badefols, seigneur de Peyraux, acquiert la justice haute, moyenne et basse de la paroisse de Bersac (dans le territoire de laquelle se trouve alors le château de Peyraux), détachée de la châtellenie d'Ans, par acte passé à Périgueux le 8 août 1600 ; cet acte fait ainsi de Peyraux le siège d'une seigneurie haut-justicière, la plus éminente du territoire, éclipsant toutes les autres. Nous sommes tentés d'attribuer à Guy de Badefols et de dater de ce moment précis une nouvelle campagne de travaux, qui a semble-t-il principalement touché le bâtiment principal : percement de grandes canonnières "à la française" côtés vallée et au nord pour protéger le château d'éventuelles attaques ; aménagement d'une cuisine dans l'étage de soubassement ; reprise des grandes fenêtres ; reprise des parties hautes avec établissement de nouveaux chemins de ronde au sommet des tours et de lucarnes (disparues) sur consoles à ressauts en terminaison des travées de fenêtres côté vallée (comme au château de Roucaudou à Manaurie) - au profil difficilement imaginable avant les années 1540. Plusieurs pierres ornées de motifs d'entrelacs gravés en réserve, qui sont aujourd'hui maçonnées dans le parapet de la tour nord-ouest du bâtiment principal, datent vraisemblablement de cette période : leur décor est très proche de celui réalisé par Nicolas Rambourg à l'extrême fin du XVIe siècle aux parapets des tourelles du château d'Excideuil.

La construction de la tour sud-est (en place) et de la chapelle attenante (disparue) du château est intervenue un peu plus tard et doit être attribuée au dernier représentant des Badefols à Peyraux, Louis. En effet, les fenêtres qui éclairent les pièces de cette tour, à simple chanfrein en ébrasement et sans traverse, les petites ouvertures de tir circulaires pour armes à feu légères (certaines dans un petit ébrasement extérieur carré) dans la maçonnerie ou dans les allèges des fenêtres, semblables à celles du château de Sauvebœuf, bâti à partir de 1624, suggèrent une datation voisine de celui-ci. Un dernier argument, décisif, emporte la conviction : le 19 juillet 1622, la (nouvelle) chapelle du château est bénite, sous l'invocation de "la benoiste Vierge Marie et de Monsieur saint Loys", après que Louis de Badefols eut obtenu l'autorisation de l'évêque de Périgueux François de Béraudière le 4 juillet 1622. Cette date est assurément le terminus ante quem à l'achèvement de cette campagne de travaux, à laquelle il faut vraisemblablement attacher le creusement du canal dans l'avant-cour et l'aménagement de celle-ci, comme nous allons le voir.

Le 23 juin 1627, Louis, dernier héritier mâle de la famille, meurt sans postérité. Celui-ci avait fait son héritier François-Charles de Ferrières, enseigne dans la compagnie du régiment des gardes, mais celui-ci décède de la peste en septembre 1630. Le 24 avril 1608, Philibert de Royère avait épousé Marguerite de Badefols : ce mariage et la mort prématurée de François-Charles de Ferrières consacraient l'installation d'une branche de la famille de Royère à Peyraux ; elle ne le quittera plus et en est encore propriétaire de nos jours. Issue de chevaliers du château de Noblat (de Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne), la famille de Royère, qui prend pleinement possession de la seigneurie de Peyraux en 1630, est connue depuis le XIIe siècle. Elle a possédé en Limousin les fiefs de Brignac et de Lons, puis en Périgord ceux de Peyraux et Muratel.

Toutefois, au début de 1635, le fils du couple, François de Royère, seigneur de Peyraux, Badefol et La Tour de Lons, en tuant sur la place du bourg de Beauregard un avocat du parlement de Bordeaux, Antoine Magrand, entraîne une suite de mésaventures pour le château. Selon le Livre de Raison des Raffailhac, qui relate les faits (transcrit sur l'original en 1899 et publié en 1900 par J.-B. Champeval) : "M. du Verdier, conseiller au parlement de Bordeaux, vint au pays, et fit conduire une piesse de campaigne de M. de Losse devant Peyraux, avecq quelques faulconneaux, et acistés de forsse noblesse, 7 ou 800, auroit faict tirer 5 coups contre les escueryes le 25 octobre 1635, et fait conduire le gros canon de Montignac ; mais on capitulla, et les assiégés sortirent avec tout ce qu'ils en purent porter, et le comissaire à ce député [à l'exécution de l'arrêt] se mist dans la maison, laquelle il remit entre les mains de M. de Savignac, fils de M. de Vilhac de Miramond, [...] légataire sur la maison de Peyraux de 20 000 écus par testament de feu Louis de Badefol, leur oncle." L'histoire n'en reste pas là puisque le 18 mai 1636, pour reprendre son château, François de Royère, accompagnés de plusieurs gentilshommes, "lors de l'élévation [célébration] de la messe qui se disoit [à Bersac], sont entrés dans Peyraux avec des eschelles par la tour du canard [sic pour canal]" - sans doute la tour sud-est du château, proche du canal. Après des pourparlers entre les deux parties, un accord est finalement trouvé : Savignac obtient de François de Royère la jouissance du domaine de Peyraux pour une durée de quatre ans, durée au cours de laquelle François et son épouse résident au château de Badefol. De ces épisodes, il faut surtout retenir que le canal bordant l'avant-cour à droite était déjà creusé en 1636. Il est peu probable qu'il fut creusé entre 1627 (date de la mort de Louis de Badefol) et 1636, car cette période, où le domaine changea de mains à plusieurs reprises et très rapidement, fut peu propice à de tels travaux. Selon toute vraisemblance, il l'a été avant 1622, au moment des travaux menés par Louis de Badefol. Il faut aussi retenir de ces mentions que les bâtiments de l'avant-cour, notamment les écuries, furent bombardés : en conséquence, ils furent probablement réparés après 1640, date du retour des Royère à Peyraux ; ils le furent encore à la fin du siècle - l'aile orientale des dépendances présente côté nord, sur l'arc de porte, le millésime 1688 gravé.

Le bâtiment principal a été considérablement repris à diverses époques par la suite, tout spécialement au XVIIIe siècle : on doit à cette période de travaux la reprise complète de la façade sur cour, sans scansion et largement ouverte par de grandes fenêtres.

Après la Révolution, à la suite de l'émigration de Jean-Marc et François de Royère, le domaine fait l'objet d'un inventaire et d'une estimation. "Le château de Peyraux, avec ses dépendances, allées, jardins, vignes, prés, bois et autres objets ne faisant qu'une seule pièce", et les "fours [anciennement banaux] de Beauregard" sont estimés à la somme de 100 000 livres, sans comprendre les autres domaines et métairies attenants : la totalité monte à la somme considérable de 294 400 francs. En outre, les "pressoir à vin de Peyraux [et] celui du Peuch, dix-huit cuves et quatre-vingt barriques" sont estimés à eux seuls 3 585 livres. On apprend aussi qu'avant la Révolution, cinq domaines et métairies, de "la Combe", "le Peuch", "la Boissière", "la Roche" et "Lons", dépendaient de Peyraux, ainsi que deux moulins : les moulins Haut et Bas, dits moulins de Peyraux, sur le Cern - seul subsiste le moulin Haut.

La chapelle, encore mentionnée en 1794, a fait l'objet de travaux au XIXe siècle, qui touchèrent également le mur de clôture attenant, transformé en portique néo-gothique couvert en terrasse. Les communs semblent eux aussi avoir été modifiés, tout spécialement la grange, en 1880, comme l'indique un millésime gravé au-dessus d'une porte cochère.

Période(s)Principale : 13e siècle , (?), , (détruit)
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : 2e quart 16e siècle
Secondaire : limite 16e siècle 17e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 1er quart 17e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1622, daté par source
1688, porte la date
1880, porte la date
Auteur(s)Auteur : Flamenc (ou Flamenche) Françoise de
Flamenc (ou Flamenche) Françoise de (14.. - 15..)

Fille unique et seule héritière des biens de son père, Guillaume Flamenc, qui meurt en 1481. Elle est ensuite dite "dame de Peyraux" dans tous les actes la concernant. Elle épouse en premières noces Pierre de Pompadour, seigneur de Châteaubouchet, le 29 septembre 1497. Veuve, elle se marie en secondes noces à Gauthier de Badefols. Elle était encore vivante en avril 1553 et ne l'est plus en février 1578.

Elle commandita sans doute des travaux au château de Peyraux dans les années 1520-1530.

Sources

AD de Dordogne, archives du château de Peyraux, fonds 10 J 48-51 ; "Généalogies limousines et marchoises", volume XVII, p. 249-396.


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auteur commanditaire attribution par travaux historiques
Auteur : Pompadour Pierre (Hélie) de
Pompadour Pierre (Hélie) de (1480 (vers) - 1506/1507 (vers))

seigneur de Château-Bouchet et de Peyraux pour sa femme.

Sources

Jean-Louis Ruchaud, Fernand Gaudy, Robert Auclair, Gilles de Blignères, Thomas Schneider, Régis de Chauveron, Antoine Lachaud-Durand, "Généalogies limousines et marchoises", Mayenne, Éditions régionales de l'Ouest, 2009, tome XVII, notice "Hélie de Pompadour" p. 353-354.


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auteur commanditaire (?), attribution par travaux historiques
Auteur : Badefols Gauthier de
Badefols Gauthier de (1479 - 1554)

Seigneur de Badefols, et de Peyraux et Saint-Rabier par sa femme. Dans un acte du 16 avril 1554, "Messire Gautier de Badefol, seigneur de Badefol, de Peyraux et Saint-Rabier" se dit âgé de 75 ans ou environ (Archives Gontaut-Saint-Geniès, Fonds privé de la famille Morand du Puch, cote D 7).


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auteur commanditaire (?), attribution par travaux historiques
Auteur : Badefols Guy de
Badefols Guy de

Marié le 1er mars 1588 à Isabeau de Pierre-Buffière, fille de Jean de Pierre-Buffière, seigneur du lieu et premier baron du Limousin, et de Marguerite de Bourbon ; le couple n'eut qu'un seul fils, Louis de Badefols. Le 25 juin 1599, Guy de Badefols, écuyer, seigneur de Peyraux, est déclaré héritier de tous les biens de feu Pierre de Lioncel, seigneur de la Cour, par le parlement de Bordeaux. Le 8 août 1600, Guy de Badefols, chevalier, seigneur de Peyraux, de Muratel et de La Cour, a acquis tous droits de justice, haute, moyenne et basse, sur les seigneuries de Badefols, Saint-Lazare et Saint-Nicolas, dépendantes de la châtellenie d'Ans pour 5 275 écus par les commissaires d'Henri IV, du consentement de sa sœur, Catherine de Bourbon, duchesse de Lorraine, comtesse de Périgord, vicomtesse de Limoges.

Sources

AD Dordogne, 10 J 48 Fonds du château de Peyraux.

R. de Villepelet, "Le roi Henri IV et le comté de Périgord suivi d'un inventaire des liasses Q171-175 des Archives nationales", dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1916, tome 43, p. 64.


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auteur commanditaire (?), attribution par travaux historiques
Auteur : Rambourg Nicolas
Rambourg Nicolas ( - 1649)

Voir : Simone Gendry, "Nicolas Rambourg, architecte et sculpteur en Périgord (1559 ? - 1649)" Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1969, tome 96, p. 31-69.


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architecte (?), attribution par analyse stylistique
Auteur : Badefols Louis de (ou Jean-Louis de)
Badefols Louis de (ou Jean-Louis de) (1590 (vers) - 1627)

Seigneur de Peyraux, Badefol, la Cour et autres places. Louis teste le 23 juin 1627.

Sources

AD Dordogne, 10 J 48.


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auteur commanditaire attribution par travaux historiques

Situé à moins de 700 mètres au nord du bourg du Lardin-Saint-Lazare, sur le coteau ouest du "Poujelou", le château se compose d'un grand corps de logis et de dépendances séparés par une avant-cour bordée d'un bassin. Le logis est un bâtiment rectangulaire construit en pierre de taille comportant un étage de soubassement abritant des chais voûtés en plein-cintre et les vestiges d'une ancienne cuisine (cheminée et sol en pisé), un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. A l'ouest, le logis est flanqué de deux tours cylindriques à base talutée, percées de canonnières à la française et couronnées de mâchicoulis. D'autres corbeaux de mâchicoulis se remarquent à l'aplomb des quatre travées de la façade ouest percée de fenêtres à croisée. Très développée en hauteur et munie de lucarnes au sud et à l'ouest, la toiture est à longs pans et croupes. La tour sud possède un toit en partie polygonal, la tour nord un toit conique. L'ensemble est couvert en ardoise. A l'est du logis s'élève les vestiges d'une tour d'angle cylindrique couronnée de mâchicoulis et ayant perdu sa couverture. Au rez-de-chaussée, elle abritait un fournil ; aux deux niveaux supérieurs, des chambres de plan carré, munies de cheminées (disparues) et de latrines (en place), étaient desservies par un escalier en vis circulaire dans-œuvre. Elle est reliée au logis par une colonnade sans couvrement qui remplace un ancien portique (visible sur les cartes postales anciennes). Bâtis en moellon de calcaire, les communs sont constitués de deux ailes en rez-de-chaussée se développant de part et d'autre d'un corps central en pierre de taille. Celui-ci abrite au rez-de-chaussée un porche à double portail permettant l'accès à la cour du château, et une chambre au premier étage. Le pignon de l'aile ouest, ancienne écurie transformée en logement, ouvre sur une petite cour fermée desservant un four à pain et le pigeonnier. Ce dernier, de plan circulaire est équipé d'une randière et couvert en lauze. Une baie a été aménagée en place de l'ancienne fenêtre d'envol. L'aile orientale abrite une grange et une cave en partie creusée dans le rocher. Au sud, un escalier en pierre dessert le grenier et la chambre haute du porche. Au nord de l'aile orientale se développe un bâtiment agricole en retour d'équerre. Il est coiffé d'un toit brisé. Les toits des dépendances sont à longs pans couverts en ardoise. Le porche possède un toit à croupes. L'aile orientale affiche, sur l'arc des portes, les millésimes 1688, côté nord, et 1880, côté sud. Dans la cour, à l'est du bassin, un mur de soutènement situé à proximité du puits est orné de pierres sculptées d'époque Renaissance en remplois.

Murscalcaire moyen appareil
calcaire moellon
Toitardoise, calcaire en couverture
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
Couverturestoit à longs pans croupe
toit conique
toit polygonal
toit à longs pans brisés croupe brisée
Escaliersescalier dans-oeuvre : en maçonnerie
Techniquessculpture
Représentationsarmoiries
Précision représentations

Au-dessus de la porte latérale sud du château figurent les armoiries de la famille de Boysson : d'argent au chef d'azur aux trois étoiles d'or, au chevron de gueules, surmonté de deux croissants de même, au buisson terrassé de sinople en pointe, et de la famille de Royère : de gueules à trois fasces de vair. Ces armoiries ont vraisemblablement été rapportées en 1924 pour célébrer le mariage unissant les deux familles. Une porte sur cour du bâtiment des communs porte le blason des Aubusson : d'or à une croix ancrée de gueules, et la date 1688.

Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsinscrit MH, 1948/12/06
inscrit MH, 1974/05/15
Précisions sur la protection

château (cad. k 130) : inscription par arrêté du 6 décembre 1948 ; façades et toitures des communs (cad. k 130) : inscription par arrêté du 15 mai 1974.

Annexes

  • ANNEXE I : Certificat de fondation de la chapelle seigneuriale de Peyraux, 20 juillet 1622.

    Transcription : « Le dix et neufiesme juilhet 1622, la chapelle de Peyraux fut beniste par le pere guardien du couvent des cordelliers de Montignac du nom de la benoiste Vierge Marie et de Monseigneur St Loys, et ce suivant le mandement de reverent pere Francoys de la Beraudière, evesque de Perigueux, donné au Chasteau-L'evesque le quatriesme juilhet a la requeste d'honorable seigneur Loys de Badefou, seigneur dud. lieu, Peyraux, La Cour et autres places ; et en memoyre de ce dessus, j'ay escript et signé la presante memoyre ce vingtiesme juilhet aud. an 1622.

    [Signature :] J. Servientis, vicaire de Bersac. »

  • ANNEXE II : Inventaire des biens meubles du château de Peyraux, 17 pluviôse-23 ventôse an II de la République [5 février-13 mars 1793] (Arch. départ. de la Dordogne, Q. 768).

    Transcription : « Aujourd'huy 17.e pluviose, l'an 2e de la République française, je soussigné commissaire nommé par le Directoire du district de Montignac à l'effet d'apposer les scellés sur les meubles et effets des prêtres déportés et des parens émigrés, me suis transporté au lieu de Peyraud, commune de Beauregard ou Bersac, dans la maison du citoyen Royère-Peyraud et en présence des officiers municipaux de ladite commune appellés pour assister à mon opération et ay procédé à l'état et description desdits meubles et effets comme s'en suit :

    Nous sommes entrés dans la cuisine et nous y avons trouvé neuf casseroles de cuivre rouge et une aussi de cuivre rouge qui sert à tramper la soupe, un passe purée, une poissonnière, deux tourtières de cuivre et les couvercles de sole, deux sceaux de bois, un godet de fer, une lèche-frite de tole ; trois bassinoirs, deux poëles, trois bassins de cuivre jaune, un cocamard en cuivre rouge, sept ports et une grande marmite, une brazière de fonte, deux cloches de fonte, un tourne broche avec sa broche, une pinte et une roquille d'étain, trois grandes tables, une plaque en fonte de la longueur de quatre sur la hauteur de deux pieds et demi, deux grands chenets en fonte de la pesenteur d'environ quarante livres, deux petits chandeliers pour la lampe et il y avoit même une lampe dessus, et cinquante cinq livres d'étain en grands plats, assiettes creuses, écuelles et cuillères à manger la soupe, une pelle à feu, des pincettes, douze fers à passer le linge, un armoire à quatre battans, trois bancs pour la table, un cuvon pour la vaisselle ; un achevaut pour la cuisine, trois lampes ou chaleix, un mortier de fonte, deux grands coffres et un petit, une salière en bois. Et comme la nuit s'approchoit, nous avons levé scéance jusqu'après demain à cause de la décade, signés Gaultier, officier municipal, Chose, officier municipal, Janssen, notable, et moy Rupin, commissaire.

    Et advenant, me suis transporté le 19.e du même mois pluviôse, accompagné de deux officiers municipaux et là étant, nous sommes montés dans une chambre en haut appellée la chambre grise et nous y avons inventorisé les effets qui s'y sont trouvés : un lit garni d'une coitte, matelas, paillasse, d'une couverte pignée, le dessus d'indienne, ayant les rideaux de serge grise et le dedans d'indienne ; plus, une couchette garnie d'un matelas et de deux couvertes, une jaune et l'autre bleue, deux tables, une grande et une petite, deux tapis et nous avons de suit <et nous avons placé les effets dans cette même chambre> fait de faire autres deux chambres dont nous avons posé les scellés sur la porte, ladite chambre est tapissée d'une tapisserie en laine grise, deux rideaux d'indienne devant la croisée ; et nous avons inventorisé les effets qui se sont transportés : 1° une glace de vingt pouces d'hauteur sur quinze de large, deux coëttes, deux matelas de siamoise bleue, et un petit matelas fait de toile, un traversin, une couverte de satin, avec [fol. 1v°] le ciel, le dossier et les bonnes grâces, une autre petite couverte de soye, le dossier du lit en soye de différentes couleurs, deux petites couvertes, une d'indienne et l'autre de coton, quatre rideaux rouges, un petit cussin, deux bonnes graces rouges, deux petits rideaux jaunes, une grande couverte de soye, autres deux rideaux de fenêtre jaunes, quatorze verres à pied, un petit ciel de lit à brodequin en soye avec son ferrement se tenant ensemble, dix-sept bouteilles d'angletaire, trois poquaux de verre gris, quatre compostières de verre, une lampe de verre, une paire d'huillières, sans pied, un solitaire de verre, un pot à l'eau de fayance, deux grands plats de fayance, un porte-huillière en porcelaine et quatre cafetières de fer blanc, trois barettes de fer pour un lit à lange, une bergère garnie d'un petit matelas, deux paires de chenets de fer, huit tapisseries en papier cramoisi et le dessous de toile, une autre morceau de tapisserie de papier couleur bleue, quatre portes vitrées, huits fauteuils garnis, une vache de cabriolet qui est fermé en clef, dont nous n'avons pas la clef. Comme la nuit s'approchoit, nous avons levé la scéance jusqu'au lendemain et les scellés ont été posés sur la porte et la clef a été remise entre les mains de Dujaric, officier municipal, qui se rend garant desdits effets qui a signé avec nous ainsi signé Dujaric, officier municipal, Janssen, notable. Et moy, Rupin, commissaire.

    Et advenant le 21 ventôse l'an 2.e de l'ère républiquaine, sommes entrés dans le salon à manger où nous avons trouvé un poile, un buffet, ++ [ajout marginal :] deux jattes de fayance servant à mettre de l'huile, six tasses de terre de gré et une cafetière, un plateau de tole vernis, deux cuillères à caffé d'argent, un gobelet d'argent.++ et deux tables, une mauvaise fontaine d'étain, deux moulins à caffé, un petit souflet, trois cafetières dont deux de fayance et deux de fer blanc, deux pots à eau de fayance, deux petites maits à pétrir, trois fauteuils garnis, trois chaises, une petite table de nuit, une pele à feu, deux rideaux de toile après la fenêtre dudit salon qui est boisé, cinq dessus de porte en tableaux et cinq autres de grands et deux portraits, plus six chandeliers autrefois argentés, quatre de cuivre et deux d'étain.

    Du salon à manger, sommes entrés dans le salon à compagnie où avons trouvé deux chenets de fer, deux paires de pincettes, une pele, onze fateuils montés de tapisserie ou de soye et six mauvais fauteuils de paille garnis de siamoise, trois chaizes, six pièces de tapisserie, un miroir, deux tables de jeu couvertes de drap verd, deux coffres, un tierson d'eau de vie qui n'est pas ouillé et s'en faut à peu près de quatre doigts qu'il soit plein, un faleau [sic] de fer blanc vitré, une vieille table de bois, un lit fait en cabinet, avec matelas, aureillier, quatre rideaux de siamoise couleur jaune, devant les deux croisées [fol. 2r°] une male cachetée dont les cachets sont intacts et posés par moi-même, commissaire, trois dessus de porte, une table longue et un tapis de Turquie dessus.

    Du salon à compagnie sommes entrés dans la chambre attenant où avons trouvé deux grands lits garnis de mauvaise indienne, chacune une coite et deux matelas, les rhideaux bleus, une petite couchette, les rideaux bleus, matelas et coite, deux tables de nuit, cinq pièces de vieille tapisserie, sept mauvais fauteuils de paille garnis de siamoise, trois tables de bois dont une couverte d'un tapis rayé, six mauvaises chaizes, une commode, un vieux armoire dont le tiroir d'en haut est cacheté, deux autres petites tables, un chause-pied, une petite male couverte de fer blanc, un vieux miroir garni de bois noir, un rideau de fenêtre bleu, trois dessus de porte de vieille indienne, une paire de chenets, deux pincettes et deux peles à feu, une caisse sous le lit où il y a des hardes que j'ay aussi cacheté de même que le bas du vieux armoire porté ci-dessus où est le linge du ci-devant vicomte de Peyraud ; le cachet et celuy de la municipalité de Beauregard, trois salières.

    A côté est un petit cabinet où il y a une paire de bottes, les embouchoirs dedans, un fauteuil de paille garni d'indienne, une paire de guêtres de cuir, une croupière, trois fouets, un vieux mord de bride, trois vieux éperons, deux poches de cuir, deux plats à barbe, quelques rasoirs dedans, deux chandeliers de cuivre argenté en girandole, un seulier argenté, un autre petit chandelier de composition, un paquet de petits clous jaunes, trois sacs de clous d'ardoize, à peu près deux cents grands clous, un petit bureau cacheté, une petite table dans la fenêtre.

    Dans les lits de différents appartements il y a sept couvertures de laine et quatre de coton.

    A côté de ladite chambre est celle des servantes où nous avons trouvé une vieille garde-robe, où il y a dix-huit douzaines de serviettes trelisées unies, mauvaises ou bonnes, dix-huit nappes de la même façon, quinze paires de draps de brin, dix-neuf draps de brin usés, quatre paires de méladis, vingt-trois paires de draps d'étoupe tant bon que mauvais, une armoire que ferme la veuve de Peyraud où sont ses hardes, trois couvres-pieds, quelques serviettes environ une douzaine et demi, trois mauvais lits ou couchetes, coites, coussins, les rideaux jaunes, trois mauvaises couvertures piquées, [fol. 2v°] une paire de chenets, tenailles, pele, deux males, il y dans une deux auriliers et l'autre vuide, deux mauvaises commodes contenant le linge des servantes, un petit armoire renfermant les hardes du petit, un coffre renfermant les hardes d'une des servantes, quatre mauvaises chaises, un chaufe-pied, trois ratières, des planches attachées avec des crampons des deux côtés de la fenêtre, un mauvais tapis, quatre ou cinq livres de fil, une paire de mouchettes, une grande table, une seringue, un bassin d'éteing pour les malades, dans un placard est une chaise percée, deux pelotons de cordes pour faire sécher le linge, deux mauvais porte-mantaux jaunes, six cafetières, un mauvais écran couvert de papier.

    Dans un placard du salon à manger sont quatre douzaines d'assiettes de fayance de gré, deux douzaines d'assiettes creuses même terre, dix petits plats idem, sept petits plats longs et deux ronds de fayance commune, deux terines de fayance blanche et une de fayance brune, une soupière de fayance blanche, une paire d'huillères asses mauvaises, une grande bouteille remplie d'eau de vie et quatre caraffes, quatre pots de fayance.

    Dans un placard attenant sont quatre mauvais plats de fayance, une douzaine de mauvaises assietes, trois saucières de fayance, deux mauvais plats et une écuelle, une cafetière de fayance.

    Dans un buffet du même salon sont une sucrière, une cafetière à la manche avec son assiette, une aiguière de verre, une autre de fayance de gré, une tayère de fayance, une écuelle de même fayance, une douzaine de verres à liqueur, deux compotes de verre, trois topetes de christal, une grande cafetière de cuivre jaune blanchi, une bouteille clissée.

    Dans une petite cave sont cinquante une bouteilles de vin pleines, deux buguets, quatre comportes à huile, huit planches, un bac de pierre neuf cerclés de fer pour barriques, un grand pot de terre, la marguelle du buguet et trente six bouteilles vuides.

    Dans la chambre sur le four sont quatre douzaines de planches ou environ de fonçailles, deux bancs de menuzier, une mauvaise caisse et quelques autres morceaux de bois.

    Dans la chambre par dessus est un placard avec ses battans battans renfermant six pots de terre bons ou mauvais.

    Dans le bas du vieux corps de logis, nous avons trouvé quatre tas de planches que nous n'avons pû compter un tas de poutres et chevrons, un cuvon de bois, quatre douzaines de cercles pour barricots, une vieille et bien mauvaise litière, une mauvaise barrique défoncée, une vieille chaise percée, quatre bries, trois ou quatre douzaines de cercles de barrique, une sivière, quatre bâtes et différents morceaux de bois.

    [fol. 3r°] Dans la boulangerie nous avons trouvé un cuvon de pierre, une chaudière de fonte bâtie pour la lessive, un autre peyrol de fonte, un peyrol de cuivre rouge, un petit peyrol de cuivre rouge contenant un sceau d'eau, deux maits à pétrir, quatre tamis, un trépied de fer, une porte de four de tole, quatorze planches peuplier ou chêne, deux balances de bois soutenuës par des cordes, deux petits cuvons de bois, une pele de fer la queuë de bois, deux douzaines d'écuelles de bois, deux grioles et un panier, deux chaises, deux petits bancs soutenant trois planches, cinq peles de fer, une petite caisse sans couvercle.

    Dans le colidor [sic] de l'entrée, avons trouvé une table longue avec un tiroir de bois d'hormeau, une mauvaise armoire fermant à clef qui sert à mettre des clefs et des oeufs, une grande caisse vuide qui sert à mettre le linge sale, un baignoir de bois, trois paniers, deux tables longues à supports brisés, plus des morceaux de tables tout brisés. La nuit s'approchant, nous avons remis l'opération au lendemain, le tout a été fait en présence de Jean Dujaric et de la citoyenne Léonarde du Coux qui répond de la conservation des objets qui restent entre les mains ainsi signés Coux, veuve Royère, Dujaric, officier municipal et moy, Rupin, commissaire.

    Advenant le 22 ventôse l'an 2 de l'ère républicaine, somme entrés dans un petit office à l'entrée de la cuisine où avons trouvé une table de bois, un petit armoire sans rien dedans, un fauteuil et une chaise.

    Dans un autre office avons aussi trouvé deux bacs à huile, l'un rond, l'autre long, y ayant dans un un quarteron d'huile, plus un pilon de pierre, plus un autre très petit pilon de fonte.

    Il faut ajouter à l'article du colidor à l'entrée, vingt-six livres de graisse et douze pots de terre vuides, un garde-manger.

    Dans un autre office au bout du colidor sont une table, un buffet à trois battans servant à mettre le pain des domestiques, plus une armoire à deux battans fermant à clef où il y a une petite cloche, une pâtisserie de fayance, trois cuvettes, un pot à eau, une grande quantine servant à mettre l'huile, un moulin à caffé, plus trois benisses de paille, dix-huit torchons de cuisine bons ou mauvais, plus un potager où il y a trois grilles de fer.

    Dans une autre chambre attenant dont la porte étoit fermée le cachet de la municipalité sur la serrure que Dujaric officier municipal a reconnu intact, et levé sommes entrés et avons trouvé douze planches de peuplier, une pele de bois, un vieux coffre dans lequel est un carreau couvert de vieille panne rouge et un tas de bled qui avoit été mesure par la municipalité qui monte suivant le raport du citoyen Dujaric, officier municipal, quatre-vingt-quatre quartons vané ou non dont la municipalité a livré à la citoyenne Coux onze quartons le 17 ventôse à déduire des quatre-vingt-quatre quartons, [fol. 3v°] plus un grand armoire composé de huit tiroirs cachetés par moy même commissaire et cinq qui ne le sont pas, un pressoir de fer composé de deux vis et leurs veroux.

    Dans un petit cabinet à côté, nous avons trouvé des vieux fers de voiture, un petit moulin à faire le beurre, des mauvais bois de fenêtre, une petite caisse où il y a de la feraille, un panier où il y a douze coupes pour fromages, huit couvercles de terine.

    Dans la cave avons trouvé dans la petite cave <à l'entrée, avons trouvé> d'entrée huit barriques dont six de pleines et deux servant pour l'ordinaire de la maison, deux desquelles sont d'environ quatorze charges et les autres de huit à quatre charges, un banc, deux petits baquets sous les barriques, un catonnoir.

    Dans la cave attenant sont neuf barriques pleines, contenant environ chacune neuf charges, plus sept barriques contenant chacune neuf charges ou environ, plus une petite de quatre charges et demi, plus une vinaigrière presque pleine, plus une barrique vuide de la contenance de trois charges et demi, plus quatre barriques pleines chacune sept charges l'une portant l'autre et deux de vuides de la même contenance à peu près, un bac de pierre ronde vuide avec son couvercle, plus cinq barriques de mesure dont deux de pleines, plus deux petites barriques où il y a un reste de vin à peu près, une charge plus trois pleines contenant chacune huit charges, plus une barrique de mesure pleine, plus cinq de trois charges et demi dont trois de pleines, plus trois de mesures pleines, plus un barricouti défoncé, deux poutres et trois planches, un entonnoir de cuivre jaune, plus une cuvette pour écouler le vin, une ouillette petite de fer blanc, plus la petit baril, 3 barils dont l'un de huit pintes, l'autre de dix et le dernier de trois pintes, un autre baril pour mesurer le vin.

    Dans le cuvier, nous avons trouvé neuf cuves dont deux de grandes écoulant quarante charges ou environ dont une foncée et pleine de vin, une autre petite presque pleine de demi-vin ; une autre grande et carrée écoulant environ soixante charges, les autres de vingt à trente, une barrique neuve où il y a environ une charge de vin ; autres trois barriques d'environ de quatre à cinq dont une pleine de vinaigre et une autre de demi-vin, un banc de menuzier, un baquet de bois, une fourche de fer, un scie de main, quatre taraires, un timon de charrette, un essieu, un joug, un entonnoir, une douzaine de petits cercles, des mauvais montans de chaises, un passe-partout, quatre petites roues de brouettes, un grand pressoir avec ses planches, trois petits sceaux défoncés neufs, une grande porte neuve, deux grandes planches d'environ dix pieds chacune, trois grands cercles de barrique, une grande hache à couper la vendange, trois demi planches de sapin jointes ensemble et ledit cuvier est plancheyé de quelques planches <servant à mettre la> paille, trente-sept comportes, une autre baquet pour mettre sous le pressoir.

    [fol. 4r°] Plus, sommes entrés dans un cellier à côté du quel cellier le citoyen Dujaric, nous a ouvert la porte après avoir vérifié et levé les scellets, nous avons trouvé trois grosses barriques pleines contenant chacune environ, quatre quatorze charges, l'une dans l'autre neuf autres pleines environ cinq à six charges, une rouë usée et ferrée de voiture, un petit baquet, quatre boutons de charrette et sur le cuvier sont quelques cercles de cuve et six planches, un autre baquet et sceau.

    En montant l'escalier avons trouvé une pendule à poids, une mauvaise échelle.

    Plus, sommes entrés dans une chambre en haut de l'escalier où avons trouvé une mauvaise couchette, matelas, coite et mauvaise couverte, ladite couchette garnie d'étofe de pays grise, six pièces de mauvaises tapisseries (le susdit officier municipal a préalablement vérifié et levé le cachet qui étoit sur la porte) ; plus, deux tables quarrées avec un tiroir chacune, un vieux cabinet à quatre battans dont deux fermés que nous n'avons pu ouvrir faute de clef. Dedans, sont quelques fioles, vieille rape, dix faucilles, une écritoire de fayance, une chaîne de fer, une cheville de fer, un cizeau, une gouge et différents morceaux de fer, quatre boites de charrette, deux porte-manteaux de bois, deux palfers, un de fer et l'autre de fonte, un demi-cercle de fer de barrique, une espère de corniche, sept fléaux bons ou mauvais, sept mauvaises chaises, trois planches, un mauvais panier, une mauvaise scie sans arc, une poulie, un entonnoir de fer blanc, des instrumens d'ardoiseurs, neuf comportées de pommes de terre suivant Dujaric, officier municipal.

    Au haut de l'escalier, sommes entrés dans le charnier où avons trouvé soixante-six livres de lard vieux et quelques pièces de salé dans un baquet, une table à saler, deux autres cuvons dessous, une comporte où sont deux jambons vieux, trois mauvaises chaises, quatre petites planches, quelques oignons et ails, un crible, une salière, un crochet couvert de toile.

    En sortant du charnier avons trouvé trois cercles de fer, un grand et deux petits, trois châssis de fenêtre ou porte, une porte de toile ferrée, deux petits bancs de table, une petite table rompuë, deux pliants, deux gages très vieux de tisserand, des [...] avec leurs baquets et quelques morceaux de bois.

    Dans le colidor au haut de l'escalier, une corniche de bois de cheminée, deux petites tables dont une à tiroir, un mauvais coffre où il n'y a rien dedans, le bois d'une bien mauvaise barrique, trois châlits démontés, les boisures d'une chambre, une porte, des portes de placard avec leur serrure et clef, de mauvaises tapisseries en cinq pièces, trois paillasses et une [fol. 4v°] mauvaise bala[n]cière, une bergère de paille, une porte de toile, une petite scie avec son arc, un coffre dont les draps qui sont dedans ont été portés cy-dessus, un chevalet pour peindre, un mauvais carreau de bergère, une male bien mauvaise ne contenant rien, des émouchoirs de cheval, mauvais ; deux armoires dont l'un appartient à la citoyenne Royère de long et l'autre à sa femme de chambre, un banc à peigner le chanvre, deux chaises et beaucoup de morceaux de bois et 4 dévidoirs.

    Dans la chapelle, trois petits bancs et trois petits coussins, une petite commode où il y a deux [...], deux nappes, trois ornemens, un noir et deux de couleur, deux amicts et une boîtes pleines de petit linge, un missel, deux bourses et un petit drap mortuaire, un carreau, deux cordons, trois cartons, deux petits rideaux bien mauvais, 4 petits pots de fleurs, 5 petits images, un grand tableau et quatre petits, deux burettes et une clochette, un rideau de fenêtre, une serviette qui sert de vitre.

    Dans une chambre au haut de l'escalier, un lit garni d'un bon matelas et coite, la garniture du lit d'indienne neuve, les rideaux de serge jaune, trois fauteuils garnis de soye jaune, trois fauteuils de siamoise blanche, trois chaises, un mauvais sofas, deux tables dont une petite, un grand miroir cassé, six pièces de tapisseries, deux coites, un matelas, une paillasse, une mauvaise couverte, un coussin, des rideaux verds, un dossier verd, le dedans de mauvaise soye, cinq barrettes de fer, quatre chenets, une pele et un petit mauvais souflet, deux rideaux de siamoise à la croisée.

    Dans un cabinet à côté, un petit lit de siamoise jaune, deux couvertes dont l'une jaune et l'autre d'une autre couleur, un matelas et une coite, une table de nuit.

    A côté est une chambre où sont deux couchettes, 2 coites et deux paillasses, deux mauvaises couvertes, des rideaux verds et des pots de chambre sous les lits, un devant de cabriolet.

    Dans une chambre des domestiques sont deux couchettes, deux coites, deux mauvaises couvertes et coussins et rideaux, le tout très mauvais ; un cadre de bois une mauvaise table avec tiroir une chaise.

    Dans une autre chambre des domestiques sont quatre mauvaises couchettes, garnies de coites, de mauvais rideaux, une male de lambris remplie de linge de domestique, deux mauvaises chaises, un coffre rempli de hardes des domestiques.

    Dans une autre chambre sont un lit garni de deux matelas et une coite, deux couvertures d'indienne piquée, le dedans du lit en vieille soye, les rideaux ras verd ; plus, autre petit lit, les rideaux gris, deux matelas et une coite, le dedans du lit en indienne, [fol. 5r°] couverture d'indienne piquée, une commode qui appartient à la citoyenne de Lons, deux mauvais fauteuils carrelés, une petite table à tiroir, un vieux armoire, une lampe de fer blanc, une male où il n'y a rien dedans, deux paires de bottes et embouchoirs, une table de nuit, deux chenets de fer, deux rouleaux de toile sirée, une mauvaise caisse, un tabouret garnie de toile, six pièces de mauvaise tapisserie et trois dessus de porte de tapisserie.

    Dans le cabinet à côté sont deux habits verds uniformes, un gillet, une culotte de peau, un mauvais gillet de soye noire, tous les harnois d'une voiture pour un cheval simplement, deux paires de renes de voiture, la bride garnie, un mord dégarni, une paire d'éperons d'argent, un autre de fer, un mouchoir, une marotte, une housse rouge, une mauvaise valise, une paire de bottes de jument, tout le tour du cabinet sont des morceaux de bois servant de porte-manteau une chaise, un rideaux à demi-usé pour la croisée.

    Dans la chambre des quatre citoyennes filles de Peyraud sont trois lits dont deux garnis de deux matelas, dans chaque lit, une coite, dans chaqun une couverture à chaqun blanche, les rideaux de mauvais ras verd et l'autre garni de deux matelas, un traversin et une couverture piquée sans rien ; plus, deux males remplies de hardes des citoyennes susdites et une caisse remplie de tableaux, un tiroir sous un lit où il y a des guenilles, un armoire à coulisses servant à mettre les hardes des filles de citoyenne Royère, un autre vieux armoire rempli du linge des mêmes citoyennes, une bibliothèque des mêmes citoyennes, les deux armoires noirs ne leur appartiennent pas, deux petites commodes des mêmes citoyennes, remplies de linge leur appartenant, trois caisses où sont des instrumens de musique, le tout leur appartenant ; plus, une mendoline, deux tables avec tiroir, une table de toilette, deux miroirs, deux fauteuils, sept chaises, une autre petite table, les trois tables sont de la maison et la table de toilette leur appartient, deux métiers à broder leur appartenant.

    Dans un cabinet à côté de la chambre des citoyennes est un armoire garni des hardes des mêmes citoyennes, deux carreaux de marbre avec molette, une épinette à la citoyenne Claris, une table qui n'est aux mêmes citoyennes, un écran, un damier, des tablettes, une caisse, une vièle ; le linge qui est dans la chambre et cabinet des citoyennes filles de la citoyenne Coux leur appartient tout.

    [fol. 5v°] Dans le grenier, il y a vingt-quatre quartons de cernaux et à peu près quinze sacs comme le pensent les municipaux présents ; vingt comportes de bled d'Espagne dont il faut ôter douze sacs pour semence, trois quartons et demi d'avoine, une grande table ronde, une mauvaise porte, deux palisses pour ensemencer le bled, cinq ou six planches, sept bénisses dans une desquelles sont cinq quartes de grains de lin vu par la municipalité, deux mauvaises barriques, un râteau, un fléau, quelques pièces de bois, un châlit de lit avec des cordes.

    Dans la cour sont quarante livres de plume de cuisine suivant les municipaux, une carte de fèves, trois girouettes, la serpentine et chaperon de chaudière, une comporte et barrette de fer, quelques morceaux de bois, une échelle, une mauvaise bergère, un mauvais chenet rompu, un qarton, un picotin pour mesurer, vingt-quatre sacs, trois cribles de fer, un bon et deux mauvais et trois de clisses.

    A côté du colidor du grenier sont trois bats de cheval, bourre grise, un petit de monture, un harnais de charrette d'un cheval, collier, poitral et espèce de bât, deux mauvaises selles, deux autres selles de litière, deux autres mauvaises selles de litière, différents harnais, 4 émouchoirs de cheval, le derrière d'un émouchoir avec un petit galon en or, un mauvais mord de bride et dans une male de vieille feraille, un essieux, un métier à faire des cordes, un coussin, une housse de velour avec un galon en or, un vieux armoire rien dedans, un moulin à tabac appartenant à la citoyenne de Lons, avec les tamis de la même citoyenne, la chaîne d'un chariot à deyx chevaux, un étaux, une rape, quatre pales et quelques ferailles, un cabesson et un bridon, onze douzaines et sept autres serviettes de différent ouvrage, quinze nappes grandes ou petites même ouvrage, le tout demi usé, dix-huit linceuils tant bons que mauvais.

    Plus, un lit à tombereau garni de rideaux jaunes et une mauvaise couchette, la citoyenne Coux, veuve, nous ayant exposé que les meubles de la maison pouvoient luy être utiles pour le service de la maison, nous les avons mis sous la survaillance de concert avec la municipalité, elle est chargée de les produire quand elle en sera requise excepté ceux qui sont à la surveillance du citoyen Dujaric, officiel municipal, qui sont renfermés dans la chambre grise, [fol. 6r°] les scellés étant posés sur la porte. La clef du grenier où est le bled, les noix et bled rouge, a été livrée à la citoyenne Coux de concert avec la municipalité dont elle s'oblige aussi de représenter ce qui luy a été livré quand elle en sera requise ; le lard et graisse et huile reste entre les mains de la même citoyenne Coux-Royère, tout comme le linge qui demeure à la charge de ladite veuve Royère, ainsi signés Coux veuve Royère, gardienne des effets ci-dessus et de l'autre part Dujaric, officier municipal, Larrivière, maire, Chose, officier municipal, et moy, Rupin, commissaire.

    Nous sommes entrés dans une remise où nous avons trouvé une voiture fort propre avec les harnais, coussin dans ladite remise, un tas de planches et morceaux de bois de la douelle pour sept à huit comportes, deux panaux et deux aubardes, un petit baquet.

    A côté est l'étable à bœufs où il y a deux paires de bœufs, une vache et une velle, deux jougs et jouilles, trois bonnes charretes ferrées et garnitures, deux écheles.

    A côté dudit étable sont deux couchettes sans rideaux, les coites garnies de bale, 2 traversins garnies de linge de domestique <deux mauvaises chaises, 4 arraires garnis, un petit coffre, une petite liette garnie de linge de domestique>, quatre fourches ferrées, trois daillettes, un grand tas de foin, un panier de clisse servant à semer.

    Dans l'écurie est une aubarde pour cheval, un bridon, un cabesson, un menteau gris d'étofe de pays à demi-usé, un jeune cheval gris et un autre rouge fort vieux presque aveugle, une étrille, une broche, deux petits bâts de bourrique, une mauvaise couverte de cheval avec son surfaix.

    A côté de l'écurie est une chambrette où il y a une couchette sans rideaux où il y a un matelas, traversin, deux mauvaises couvertes, l'une en soye, l'autre en laine, deux selles dont l'une est de maître sans étrieux et l'autre de porte-manteau, un mauvais émouchoir, quatre liettes et un coffre pour mettre l'avoine, lesdites liettes contiennent le linge des domestiques, des planches cousuës après des morceaux de bois après lesquelles il y a des ciseaux à couper la paille, trois chaises, trois serpettes et quelques planches.

    [fol. 6v°] Dans le grenier à paille, il y a un <grand> tas de paille, cinq planches et quelques douelles et deux au bas de l'escalier, quatre brouettes, un banc, ledit grenier est plancheyé jettées les unes devant les autres.

    A côté de la porte d'entrée de la basse-cour, il y a un tombeau pour cheval, de grandes poutres, un vieux armoire servant pour les domestiques, des râteliers de moutons et autres morceaux de bois et quelques planches, une chaudière avec sa barrique, un cercle de fer, deux bourriques et un petit cuvon.

    Et dans l'étable à brebis, nous y avons trouvé 7 agneaux, 14 brebis.

    Dans une autre écurie, il y a un lit garni de bale des mauvais rideaux, deux pêles neuves pour bêcher, six à demi-usées, une mauvaise chaise, deux planches.

    A côté est un étable à cochon, où nous avons trouvé deux cochons assés en bon état.

    A côté encore sont quatre mauvais lits avec de mauvais rideaux, quatre mauvaises coites avec leurs traversins et une mauvaise couverte sur chacun, un coffre que ferme un domestique, deux mauvaises liettes que ferment les petits domestiques, deux mauvaises chaises, deux planches.

    Dans la cour, il y a vingt-deux tronches de peuplier.

    Sortant du ci-devant château de Peyraud, sommes arrivés à la métayrie de La Roche [lieu-dit à 500 mètre au nord-est du château] où avons trouvé dans un étable à bœufs, cinq vaches et quatre veaux, une échelle, une couchette sans rideaux, une coite de bale et une mauvaise couverte, quatre planches, une mauvaise chaise, quatre pioches et trois bigots.

    Dans la maison du métayer, il y a un coffre fermé par un domestique, une échelle à main, un mauvais bois de lit avec une coite de plume, une porte, un très mauvais, un armoire, un bayard, une planche de peuplier.

    Nous étant transportés à Beauregard, dans la maison du citoyen Royère-Peyraud, avons trouvé quatre comportes, un vieux armoire à deux battans. Dans le grenier de ladite maison, avons trouvé deux mauvaises caisses.

    [fol. 7r°] Et dans le bas, un tas de bois et mauvaises poutres et les planches d'un pressoir, deux grandes planches en madrier et une petite, deux comportes défoncées, une porte, un banc d'église, une table longue, deux chenets de fonte, une partie de bois de lit.

    Dans la chambre qu'habite Liennot, une couchette, le bois seulement, et un armoire vieux.

    Dans le cuvier, trois cuves bonnes, trois grands vaisseaux dont deux cerclés de fer, deux petites barriques vuides et une autre, plus qu'à demi-pleine de vin, deux grandes échelles, un banc, un entonnoir, un grand pressoir à huile, quatre comportes, un bac à huile sous le pressoir, un quarteron dedans, un autre grand bac de pierre avec couvercle de bois avec un quarteron et une mesure de bois, un autre mauvais banc, un esprot, une poile de fonte à huile.

    Lesquels susdits effets avec ceux qui n'ont pas été mis sous la surveillance de la citoyenne Coux-Royère, et qui sont à Peyraud restent à la garde du citoyen Lafon, officier de santé et municipal, lequel nous a été présenté par la municipalité dont nous avons agréé le choix, il s'oblige de présenter ces effets quand requis sera et a signé avec les officiers municipaux et moy commissaire ainsi signés, Larrivière, maire, Dujaric, officier municipal, Choze, officier municipal, et moy Rupin, commissaire.

    Et advenant le vingt-trois ventôse, l'an 2.e de la république, me suis transporté dans la métayrie appellée Le Peu, [lieu-dit situé à 1,73 km à l'ouest/nord-ouest de Peyraux] et suis entré dans la maison du métayer et je l'ay sommé de me représenter les effets qui appartiennent au citoyen Peyraud-Royère, et m'a répondu que les effets qui y estoient luy appartenoient. Et sommes entrés dans la grange qui se tient avec la maison et y avons trouvé deux bœufs, deux vaches suitées de deux jeunes veaux, une barrique, une cuve, une charrette garnie, un joug garni de ses jouilles et l'araire appartenant au métayer, une échelle de main.

    Et sommes entrés au même instant dans un étable à cochon et y avons trouvé une truie pleine, et sommes entrés dans un [fol. 7v°] étable à brebis et y avons trouvé douze moutons ou brebis et deux agneaux. Et sommes entrés dans le cuvier et y avons trouvé cinq grandes cuves trois tonneaux vuides et une petite barrique, un baquet pour mettre sous les cuves, un entonnoir une ouillette, quatorze comportes, un pressoir garni, une échelle, deux sercles de cuve, et deux chevrons et deux bancs.

    Et sommes entrés dans le cellier, la porte étoit fermée, le cachet de la municipalité étoit sur la serrure qui a été reconnu par les officiers municipaux, dont on l'a trouvé intact et sommes entrés et avons trouvé huit barriques d'environ dix charges la pièsse et deux petits barriques dont il y en a un de plein et l'autre vuide.

    Nous so nous sommes transportés <au même instant> dans le moulin appellé de Peyraud et y avons trouvé deux moulins garnis avec une mait sous chacun, un pas fer, une grande caisse à mettre le bled, une échelle, un lit garni d'une coite de plume, couverte et un autre mauvais châlit, une grande table à deux tiroirs, un mauvais armoire, deux bancs de table et un de menuzier, une comporte, six piches, un achevau et un pot de fonte, une crémaillière.

    Nous étans transportés à La Boissière, dans la grange joüye par Jean Lavayssé, nous y avons trouvé deux bœufs et une vache pleine, une charrette garnie, un joug avec ses jouilles, un arayré garni. La maison où habite led. métayer ainsi que les effets qui y sont luy appartiennent dans la dite grange il y a un grand tas de foin et un autre tas de paille.

    Nous nous sommes transportés au même instant dans la maison appartenant au citoyen Royère-Peyraud, habitée par Jean Decombel, dit Laborie, et y avons trouvé une petite table, une petite caisse de lembris.

    Nous nous sommes transportés dans la grange et y avons trouvé deux bœufs et une vache, une charrette garnie, un joug garni de ses jouilles et un [fol. 8r°] aroyré aussi garni.

    Lesquels susdits effets portés aud. inventaire restent entre les mains du citoyen Lafon, officier de santé et officier municipal de ladite commune, lequel nous a été présenté par ladite municipalité et nous avons agréé le choix et s'oblige ledit gardien de représenter les effets quand il en sera requis et a signé avec nous officiers municipaux et moy commissaire, ainsi signés Choze, officier municipal, Larrivière, maire, Rupin commissaire.

    [Signature :] Rupin, commissaire. »

Références documentaires

Documents d'archives
  • (Cahier relié, en vélin). Inventaire des archives de la Maison d'Albret conservées aux châteaux de Nérac et Casteljaloux [fait en 1544].

    Fol. 51 r° (copie de la liste des hommages rendus en 1541). Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E. 14
  • Hommages rendus à Henri II, roi de Navarre, sire d'Albret, comte de Périgord, 1541.

    Hommages rendus par Gauthier de Badefols des maisons nobles Badefols, "Fayes" et "Beauconnaire" et de sa femme [Françoise Flamenc] pour "la maison de Peiraulx, la Salle et Bouyer et Sainct-Rabier", 1541. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : B 1791
  • AD Dordogne. 5 MI 54605 (registres paroissiaux de Bersac, puis de Beauregard-de-Terrasson ; Baptêmes-Mariages-Sépultures), 1617-1728.

    Fol. 8r° : Bénédiction de la chapelle du château, 19 juillet 1622. Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 5 MI 54605
  • Domaines nationaux, époque révolutionnaire. Inventaire des meubles et effets du château de Peyraux par le commissaire Rupin, 5 février-13 mars 1793.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : Q 768
  • Fonds de Royère (Archives du château de Peyraux). Déposé par Mme de Royère le 12 septembre 1977. Communication au public réservée.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 10 j 1-101
  • Seigneurie et château de Peyraux, rentes et moulin de Peyraux, 1630-1830.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 10 J 12
Documents figurés
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Planche 16. Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral de la commune du Lardin-Saint-Lazare. Dessin, encre et aquarelle, par Lafargue, 1825.

    Section B. Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 3P3 2519-2526
  • Carnet de dessins n° 48. Dessin à la mine de plomb, par le dessinateur Anatole de Rouméjoux, 1900.

    Page 24 : 29 septembre 1900. Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 41 Fi 01
  • Dordogne, Le Lardin, château de Peyraux, carte postale (éditeur PDS : Pierre Daudrix à Sarlat), vers 1900.

    PDS 639. Collection particulière
  • Dordogne, Le Lardin, château de Peyraux, carte postale ((phototypie Bessot et Guionie, éditeurs à Brive), vers 1904.

    Collection particulière
  • Dordogne, Le Lardin, château de Peyraux, façade de l'entrée, carte postale (éditeur PDS : Pierre Daudrix à Sarlat), vers 1920.

    Collection particulière
  • Vue d'ensemble des communs depuis la cour. Photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
  • Aile est des communs, photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
  • Le logis vu du nord, photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
  • Tour sud-est et extrémité de la galerie, photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
  • Tour, galerie et logis, photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
  • Logis, galerie et tour est vus du sud, photographie du service territorial de l'architecture et du patrimoine de la Dordogne, vers 1975.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux : 24-00248/d02
Bibliographie
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    Page 209-210.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    Pages 233.
  • FROIDEFOND DE BOULAZAC Alfred. Armorial de la noblesse du Périgord. 2 tomes. Périgueux : Jouve, 1891, Marseille : Laffitte Reprints, 2006.

    Tome I, page 436.
  • SECRET Jean. Le Périgord, châteaux, manoirs et gentilhommières. S.l. : Tallandier, 1966.

    Pages 223-224.
  • BOLARD Laurent. La Renaissance en Périgord, châteaux et civilisation. Périgueux : Fanlac, 1996.

    Page 188.
  • LAFON Amandine. Centenaire du Lardin-Saint-Lazare. Une commune se penche sur son passé. Malemort : Maugein imprimeurs, 2006 (ouvrage non publié).

Périodiques
  • LE NAIL François. "Excursion : le château de Peyraux." Bulletin de la société d'Art et d'Histoire de Sarlat et du Périgord Noir, n° 69, 1997.

    Pages 77-80.
  • MOURCIN Joseph de. "Notes de voyage en Périgord (1824-1828)". Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, tome IV, 1877, p. 211.

    Page 211.
  • "Liste ancienne des gentilshommes taxés en Périgord. Diocèse de Sarlat (1550)". Bulletin SHAP, tome XIII (1886), p. 186-191.

    Mention de "Me Gaultier de Badefol, ecuyer, sr dud. lieu, et Peirault, tant pour son chef, que comme mary et conjointe personne de dame Françoise Flamanche, sa femme, 20 l.t.", 2 janvier 1550 (n.st.).
  • CHAMPEVAL Jean-Baptiste. "La Peste et la guerre autour d'Ayen (1630-1652)", Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de Corrèze. Tome XXII (1900), p. 261-276.

    Pages 263-268.

Liens web

(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Marabout Vincent - Pagazani Xavier