Dossier IA86009415 | Réalisé par
Maturi Paul (Contributeur)
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).

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Château de la Trompaudière, aujourd'hui ferme
Auteur
Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).

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Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
  • Commune Coussay-les-Bois
  • Lieu-dit La Trompaudière
  • Adresse 12 chemin de la Trompaudière
  • Cadastre 1833 I 258, 259, 260  ; 2018 ZO 112, 113
  • Dénominations
    château
  • Destinations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    chapelle, grange, cour, sous-sol, étable, porcherie

Cité dans les sources dès le milieu du 15e siècle, le château de la Trompaudière est l'un des logis seigneuriaux les plus importants de Coussay-les-Bois. Siège d'une baronnie dès le 16e siècle, il dépendait de la seigneurie de Loches en Touraine. Le seigneur des lieux était assisté par une petite cour, composée d'un greffier, d'un sergent et d'un notaire, chargés d'administrer la seigneurie en son nom.

Différents nobles se succédèrent en tant que propriétaires des lieux pendant l'Ancien Régime : les Le Groing, les Perdrier et les de Béthisy. De cette période, il subsiste une tour d'escalier de la fin du 15e ou du début du 16e siècle, une ancien porche transformé en chapelle et un logement du 17e ou 18e siècle.

Jusque dans la seconde moitié du 19e siècle, les propriétaires du château de la Vervolière possédaient aussi la Trompaudière. À cette époque, la demeure fut transformée en exploitation agricole.

Les vestiges de l'ancien logis peuvent encore être observés dans la partie sud de l'édifice. Une ancienne tour d'escalier à demi hors-œuvre, abrite encore un escalier en vis qui a conservé une partie de ses marches en pierres. Cette tour arasée est aujourd'hui couverte par un toit à un pan. Une baie à coussiège a été conservée et donne sur la cour. Le linteau chanfreiné de cette fenêtre semble être un remploi, probablement rajouté lors de l’arasement de la tour. La porte d'entrée daterait du 18e siècle : elle est couverte par un arc segmentaire constitué de trois claveaux. La salle du rez-de-chaussée est encore munie d'une cheminée en pierre de taille, dont le linteau est manquant et a entrainé la perte d'une partie de la maçonnerie. La porte donnant accès à cette salle est couverte par une plate-bande et ses encadrements sont chanfreinés, ce qui permettrait de la date de la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle. L'étage du bâtiment est aussi munie d'une salle dont la porte d'entrée aux encadrements chanfreinés et couverte par une plate-bande. Une porte d'entrée, couverte par une plate-bande et un fronton, pourrait dater du 17e ou du 18e siècle. La maçonnerie en pierre de taille laisse supposer un bâtiment important dans l'ancien château. Elle est flanquée par deux fenêtres : celle de gauche est couverte par un arc segmentaires délardé, et celle de droite par une plate bande. Ces deux ouvertures appartiennent chacune à des travées de maçonnerie en pierre de taille qui s'étende sur toute l'élévation du bâtiment. Le reste de la maçonnerie est constitué de moellons de petit appareil, hormis le soubassement réalisé en pierre de taille pour assurer l'assise du bâtiment. Un chaînage permet de séparer cette partie du logis avec la partie gauche. Elle correspond à un mur de refend à l'intérieur. Au droit de ce chaînage, une lucarne gerbière permettait d'accéder au grenier. Elle est munie d'un fronton en bois. Sur la gauche du bâtiment, une porte couverte d'une plate-bande et portant la date de 1909 sur sa clé saillante, permet de dater sa date de percement.

Le bâtiment situé à l'ouest du logis présente aussi des vertiges anciens : la partie gauche de cette étable a très probablement fait office de chapelle seigneuriale vers le 18e siècle. L'existence de cette chapelle est avérée par des registres paroissiaux liées à la Trompaudière en 1724. La porte principale est couverte d'un arc en plein cintre avec clé et sommiers saillants. L'intérieur, voûté en berceau, est éclairé par deux petites fenêtres situées sur le mur sud et entièrement construit en pierre de taille. Au-dessus de ces ouvertures couvertes par des arcs en plein cintre, une petite niche devait autrefois abriter un objet cultuel, statue ou crucifix. Une seconde niche est visible sur le mur ouest. Il semblerait que le niveau du sol ait été abaissé. Une hypothèse vraisemblable est qu'il s'agit d'un ancien porche d'entrée du château, qui formait un passage couvert en berceau pour pénétrer dans la propriété. Cette hypothèse peut être appuyée par le fait que l'entrée nord était auparavant bien plus grande est fut en partie murée. Cette ancienne porte est toujours visible sous la forme d'un grand arc segmentaire situé au dessus de la nouvelle porte en arc plein-cintre. Le mur sud, entièrement en pierre de taille, contraste aussi avec les murs de moellons et aurait pu être ajouté plus tard. La partie gauche de cet édifice a donc probablement été ajoutée plus tard, notamment au 19e siècle, lorsque la propriété a été transformée en exploitation agricole. Cette grange est ouverte sur la cour par une grande porte couverte par un linteau en bois. L'étage, qui servait de grenier est accessible par une lucarne gerbière.

L'accès aux caves voûtées se fait par un bâtiment situé à l'est de la cour de l'ancien château.

À l'ouest une seconde grange présente une porte charretière murée en parpaing de béton et couverte d'un linteau en bois. Au-dessus de cette porte, une petite niche couverte d'un fronton accueille une petite statue de Jésus ou d'un saint.

  • Murs
    • calcaire
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
  • Énergies
  • Typologies
    ferme à bâtiments jointifs
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • chronogramme
  • Précision représentations

    Statue dans une niche au-dessus de la porte d'une grange.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler