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Château de la Brosse

Dossier IA86008447 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéesgrange, étable, logement, portail
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
AdresseCommune : Vicq-sur-Gartempe
Lieu-dit : la Brosse
Cadastre : 1827 C1 368 à 372 ; 2010 AV 116

Le fief de la Brosse, cité pour la première fois en 1532 dans les textes, dépendait de la châtellenie de La Roche-Posay. Il appartenait à la famille de Grailly vers 1600. Dans la seconde moitié du 17e siècle (en 1657 ou en 1694 selon les sources), la famille Le Picard de Phélippeaux reçoit par mariage le domaine de la Brosse. Elle conserve le château jusqu'à la Révolution, pendant laquelle il sera vendu comme bien national. Un membre de cette famille, Louis-Edmond Le Picard de Phélippeaux, émigre pendant la Révolution et combat Napoléon auprès des Anglais. Il s'illustre notamment dans la défense de la ville de Saint-Jean-d'Acre en 1799.

Le château de la Brosse est un édifice fortifié d'origine médiévale, dont les éléments les plus anciens datent probablement du 15e siècle. A cette époque, le château était composé d'un corps de logis rectangulaire, constitué de deux pièces carrées, épaulé par deux tours circulaires aux angles sud-ouest et nord-ouest. Seule subsiste aujourd'hui la tour sud-ouest. Il est probable qu'une tour d'escalier à vis, accolée à l'élévation est, desservait à l'époque l'étage. Un mur d'enceinte, totalement disparu aujourd'hui, entourait le logis et les dépendances.

Au 17e siècle, le logis a été doublé en profondeur, nécessitant la construction d'un nouvel escalier. A la fin du 17e siècle ou au 18e siècle, un pavillon carré a été ajouté à l'angle sud-est et la plupart des ouvertures ont été transformées. La porte du logis, sur l'élévation est, date ainsi de cette époque. Parmi les dépendances, certaines datent du 18e siècle, d'autres du 19e siècle. Pendant la Révolution, l'inventaire du château réalisé peu avant la vente en tant que bien national nous renseigne sur les bâtiments : " une maison de maître, composée de trois chambres basses, trois petits cabinets, une petite chambre de jardinier, quatre chambres hautes et cinq cabinets, grenier par dessus. Deux cours, une écurie, un cuvier, une grange, un cellier, grenier par dessus, trois petits toits à cochons, deux granges assez spacieuses, deux chambres basses servant au métayer, une étable à bœufs, un toit à brebis, un autre cellier tenant à la maison du métayer, un petit toit à cochons, une mare dans une première cour devant la porte du logis, un puits, un jardin renfermé de murs, un four et un autre petit jardin ". La mare et certaines dépendances aujourd'hui disparues figurent sur le plan cadastral de 1827.

Les cheminées d'origine ont été remplacées par d'autres cheminées anciennes dans la seconde moitié du 20e siècle. Le portail, qui était situé à côté de la tour circulaire, sous la bretèche, a été vendu en 1989. Il était composé d'une porte charretière et d'une porte piétonne. Le château est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis le 30 avril 1990.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le château de la Brosse, situé à l'extrémité est de la commune de Vicq-sur-Gartempe, est composé d'un logis et de dépendances autrefois ceinturés par un mur d'enceinte. A l'ouest de l'ensemble, le logis de plan rectangulaire est épaulé par une tour circulaire à l'angle sud-ouest et un pavillon carré à l'angle sud-est. Le logis comprend deux niveaux, sans cave. La toiture est très pentue, composée de longs pans et de croupes couverts en tuile plate. La façade est située sur l'élévation est : une porte, couverte en arc segmentaire dont la clé est saillante, est encadrée par deux pilastres cannelés à chapiteaux d'ordre ionique. Au-dessus, deux amortissements s'appuient sur la corniche. Les armoiries aujourd'hui bûchées et déposées étaient sculptées sur une pierre sise entre ces deux amortissements. Cinq fenêtres de différentes tailles, couvertes en arc segmentaire, sont percées sur cette élévation et un oculus a été muré à l'étage. L'élévation nord est percée de quatre ouvertures organisées en deux travées. Près de l'angle nord-est, une porte en anse de panier est surmontée d'une porte haute aujourd'hui transformée en fenêtre. Cette dernière ouverture ouvre sur une pièce dont le niveau est plus bas que les autres pièces de l'étage. Près de l'angle nord-ouest, deux ouvertures plus larges ont remplacé d'anciennes fenêtres à meneaux. Trois travées de fenêtres couvertes en arc segmentaire rythment l'élévation ouest, qui est surmontée de deux lucarnes et d'une souche de cheminée. Enfin, au sud sont percées trois baies en arc segmentaire, alors que deux souches de cheminées s'élèvent au-dessus de l'élévation. La tour circulaire mesure 5,20 mètres de diamètre et s'élève d'un étage supplémentaire par rapport au logis. Couverte d'un toit conique en tuile plate, elle présente quelques baies étroites et plusieurs fines meurtrières. Une bretèche est saillante au sud-ouest en partie haute. Construite en pierre de taille et reposant sur quatre consoles, elle est percée d'une canonnière pour le tir horizontal et d'une fente pour le tir vertical. Une petite lucarne est aménagée dans la toiture de la tour à l'est. A l'angle sud-est, le pavillon carré est coiffé d'un toit en pavillon couvert en tuile plate. Seules deux baies en arc segmentaire ont été percées sur son mur sud. A l'intérieur, un escalier tournant en pierre, à trois volées rampe sur rampe, est situé contre l'élévation est. Une colonne d'ordre dorique s'élève depuis le repos et soutient quatre arcs. La pièce plus basse de l'étage située au nord-est est accessible depuis le repos de l'escalier, après la première volée. Le rez-de-chaussée du corps de logis est divisé en trois pièces. Les deux pièces situées à l'ouest, les plus anciennes, présentent deux portes dans les angles sud-ouest et nord-ouest. La porte au nord-ouest a été murée lors de la destruction de la seconde tour. La porte au sud-ouest permet toujours l'accès à la tour subsistante. Les dépendances sont situées à l'est du logis et sont regroupées en deux bâtiments. Au nord, un ancien logement de métayer et une grange-étable à façade sur le mur gouttereau sont alignés. Au sud, une étable est accolée à une grange-étable à façade sur le mur pignon.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile plate
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans croupe
toit conique
toit en pavillon
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsinscrit MH, 1990/04/30
Précisions sur la protection

Façades et toitures ; escalier : inscription par arrêté du 30 avril 1990.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de protection du château de la Brosse.

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
Bibliographie
  • Ducluzeau, Robert. Histoire de Vicq-sur-Gartempe : Seigneurs et seigneuries à Vicq. 35 pages. Document non publié.

    p. 24-25
  • Durand Philippe, Andrault Jean-Pierre, dir. Châteaux, manoirs et logis, la Vienne. Éditions patrimoines et médias. Niort, 1995.

    p. 170
  • Finot, André. Un poitevin camarade de l’école Militaire et ennemi intime de Bonaparte : Louis-Edmond Le Picart de Phélippeaux (1767-1799). Bulletins de la société des Antiquaires de l'Ouest, 4e s., t. 12, 1973.

    p. 199-216
  • Lavault, Guy ; Lavault, Cathy. Les châteaux de la Vienne. - Poitiers : Brissaud, 1985.

    p. 220-221
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 68 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
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