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Château de Beauregard

Dossier IA23001880 réalisé en 2009

Fiche

AppellationsChâteau de Beauregard
Parties constituantes non étudiéesferme, grange, écurie, logement, puits, jardin, fournil, pigeonnier
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Dun-le-Palestel
AdresseCommune : La Chapelle-Baloue
Lieu-dit : Bourg
Cadastre : 1825 C 362, 363, 364, 366  ; 2008 A 304, 306, 943, 944

Au cours de l'Ancien Régime, la famille Rancé exerçait son influence sur la châtellenie, leurs armes figurant d'ailleurs sur la porte de communication entre l'église et la cour du château. Néanmoins, les dépenses excessives du comte de La Chapelle-Baloue, Jean Tiercelin de Rancé, et de son épouse Louise-Henriette Appelvoisin, mariés en 1679, ont provoqué l'endettement de la famille et appauvrit de façon certaine le fief. A la fin du 17e siècle, les terres valaient plus de 20 000 livres de rentes mais les dettes étaient nombreuses. Après la mort du comte en 1692, sa mère Jeanne-Marie Turpin de Crissé a tout mis en oeuvre pour que le domaine reste entre les mains de la famille, et ce grâce au mariage en 1697 de sa petite-fille Marie-Louise Tiercelin de Rancé avec le comte de Châteaudriers en Macônnais, Louis de Foudras, capitaine aux gardes. En 1773, le comte de Turpin était toujours seigneur du lieu. Le domaine a été décrété Bien National en 1791 et mis en vente. La vente à l'amiable des terres a été décrétée le 7 mai 1792. La famille Beauvais-Blanche en est devenue propriétaire en 1828 et a entrepris de construire plusieurs bâtiments, notamment la métairie avec le pigeonnier. L'aile ouest du château, formant un L, a été réalisée en 1835. Un "Plan géométrique des Domaines de Beauregard, de Peston et la réserve", signé par le géomètre Lablanche le 20 octobre 1845 et conservé par les propriétaires actuels, permet de connaître le nom et les qualités du propriétaire à cette date : il s'agissait de Jean-Baptiste Beauvais, entrepreneur de travaux publics et propriétaire demeurant à Paris. Ancien maçon, Jean-Baptiste Beauvais avait fait fortune à Paris en créant sa propre entreprise dans le bâtiment. Le document renseigne sur les bâtiments qui existaient déjà à cette époque. La maison appelée "Le Chalet" a été créée en 1860 par la grand-mère du propriétaire pour accueillir le chien de leurs amis. Le bâtiment en "L" situé au sud-est du château est un ajout des années 1870, qui abritait les remises pour les calèches, un atelier, un bûcher, deux écuries et des logements pour les brassiers dans l'aile sud. L'une des remises a depuis été transformée en salle d'orgue.

Période(s)Principale : 15e siècle , (?)
Principale : 17e siècle , daté par source
Secondaire : 2e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 3e quart 19e siècle , daté par source
Dates1835, daté par source

Le domaine se situe dans le bourg, il jouxte l'église Notre-Dame de Lorette au nord et à l'ouest. Un passage permettait autrefois d'accéder directement à l'église. Le passage se fait désormais au sud sur le parvis de l'église par un grand porche en granite mouluré en anse de panier. Une autre entrée moins usitée existe au nord, donnant sur la place Marcel Poitrenaud : elle est composée de quatre piliers en granite et brique, d'une grille en fer forgé centrale flanquée de deux passages d'homme. L´ensemble se prolonge de chaque côté par le mur en pierre taillé qui ceinture le domaine en totalité. Le château comporte deux parties : un bâtiment ancien, de six travées sur trois niveaux, auquel a été accolé perpendiculairement un bâtiment plus haut, de cinq travées sur trois niveaux. Les deux bâtiments sont entièrement recouvert d'un enduit.

La partie ancienne, bâtie sur cave vivrière, présente des ouvertures asymétriques avec des encadrements chanfreinés en granite et des portes à impostes. Elle est couverte d'une toiture à deux pans en tuile plate ouverte par des lucarnes à croupe de petite dimension. Sur le pignon nord-est sont visibles des réfections en brique. La façade nord-ouest se distingue par la présence d´une tour d'escalier carrée de trois niveaux couverte d'un toit à quatre pans.

La partie plus récente présente une façade ordonnancée. Le solin, les encadrements, les bandeaux et les chaînes d´angle sont en pierre de taille. Sur la façade sud-est, une corniche en zinc surplombe la corniche en granite moulurée. La toiture est en partie brisés sur la partie haute et à croupe à l´angle nord-ouest. Elle est couverte en ardoise et doté de cheminées en brique. L´étage sous toit est ouvert sur l'extérieure par des lucarnes à fronton. Le pignon sud est doté d´une tourelle d´escalier de plan arrondi en brique, coiffée en poivrière et couverte en ardoises disposées en écaille. Cette tourelle est sommée d´un épi de faîtage en zinc (socle en boule et pointe). Une pierre à mil octogonale et une vasque ancienne (dont la fonction originelle demeure inconnue) se trouvent au pied de cette tourelle. Une terrasse a été aménagée contre le pignon sud-ouest. Au sud-est du château se trouve le bâtiment en L qui abritait les calèches, le bûcher et des logements pour les journaliers. Sur l'aile nord, un passage central permettait d´accéder à la cour des logements aménagés dans l´aile sud. Il est surmonté sur la façade nord-ouest d'un auvent triangulaire en bois couvert en ardoise. L´appareil du bâtiment est recouvert par un enduit qui ne laisse apparaître que les encadrements et les chaînes d´angles en pierre de taille ainsi qu'une frise en brique et pans de bois sur la partie haute des façades. L´étage sous toit est ouvert sur l'extérieur par à des lucarnes à croupe sur l´aile nord et des lucarnes passantes à fronton sur l´aile sud. Toutes les lucarnes sont couvertes en ardoise comme le reste de l´édifice. A l'est, deux bâtiments renfermaient pour l´un une métairie, pour l´autre une étable et une porcherie. Le premier était doté de boxes pour l´élevage des canards et des poules. Le second était accompagné d´un pigeonnier de plan hexagonal refait en brique et d´une pièce spécifique pour la préparation de la marmite des cochons. L´étage servait de grenier pour le stockage des grains. Les boulins du pigeonnier sont carrés et les encadrements en bois. Le pigeonnier se caractérise par une porte haute en arc brisé. A l´extrémité est du domaine, en contrebas de ces deux édifices, se trouve un hangar servant de bûcher et qui renferme l´ancien four à pain du bas du bourg. Bâti en moellon de granite recouvert d´un enduit, il est couvert d´une toiture à deux pans en ardoise et présente des encadrements en brique et bois.

Mursgranite pierre de taille
granite moellon enduit
bois
brique
Toitardoise, tuile plate
Plansensemble concerté
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans demi-croupe
toit à deux pans croupe
toit à deux pans croupe brisée
toit à deux pans
Typologieschâteau
État de conservationremanié
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Périodiques
  • BRIQUET, Charles. Copie de l'acte de décès de Jean Tiercelin, seigneur de la Chapelle-Baloue, mort en 1662. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles, Archéologiques et Historiques de la Creuse, 1943, t. XXVIII (3e fascicule), xxxvi.

    p. xxxvi Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
  • BASIN, Michel. La maison de La Chapelle-Baloue au temps du Roi-soleil, des Tiercelins aux Châteautiers. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, 1998, t. XLVI (3e fascicule), xxxvii.

    p. xxxvii-xxviii Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
  • BASIN, Michel. La splendeur de la maison de La Chapelle-Baloue. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, 1996, t. XLVI (1er fascicule), vi.

    p. vi Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
  • BASIN, Michel. Une maison noble marchoise au temps du roi-soleil (I). Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, 1996, t. XLVI (1er fascicule).

    p. 57-72 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
  • BASIN, Michel. Une maison noble marchoise au temps du roi-soleil (II). Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, 1997, t. XLVI (2e fascicule).

    p. 276-289 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse - Belzic Céline
Belzic Céline

Chargée de recherche, Conservation du Patrimoine, Conseil départemental de la Creuse, 2008-2010


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- Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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