Château Capbern-Gasqueton, ancien presbytère
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Estèphe
  • Lieu-dit
  • Adresse rue de Capbern
  • Cadastre 1825 A5 1616 à 1618  ; 2015 OA 1374, 1954, 1955, 1957, 2307, 2308
  • Dénominations
    demeure, presbytère
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    Capbern-Gasqueton
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin, puits, chai, cuvage

Le bâtiment correspond à l'ancien presbytère racheté en 1869 par la famille Gasqueton. Il devient le siège du domaine Capbern.

L'ancienne maison curiale est en mauvais état dès la fin du 18e siècle. En 1792, les dépendances (chai et cuvier) sont vendues. Puis, le presbytère est vendu comme bien national le 7 fructidor an IV (24 août 1796), adjugé 9648 livres à M. Capbern. Une partie revient également à la commune. Sur le plan cadastral de 1825, on distingue ainsi des parcelles bien distinctes, la parcelle 1618 avec la cour des dépendances au sud, et la parcelle 1617 avec la tour au nord ; les chais et cuviers constituent la parcelle 1616.

L'alliance des familles Capbern et Gasqueton remonte au mariage de Julie Capbern et Pierre Gasqueton en 1822.

Dans l'édition de 1850 de l'ouvrage de Cocks et Feret, le cru Capberne (sic) au bourg est mentionné produisant 70 tonneaux ; en 1868, Capbern appartient à Gasqueton et produit entre 50 et 70 tonneaux.

Martial Henri Gasqueton acquiert la partie du presbytère détenue par la commune, le 1er août 1869. Cette vente est l'occasion d'une expertise de l'ancienne cure, réalisée en 1867 : elle dispose d'une grande cave (12 m 40 de long), d'une cave côté nord (11 m 30 de long), d'une grande maison dont la façade côté ouest mesure 7 m 65 de long sur 10 m 54 de haut fondations comprises. La "tour ronde" est indiquée avec un développement en longueur de 10 m 60 et une hauteur de 19 m 54. A l'intérieur sont mentionnés l'escalier, un salon de compagnie, l'entrée, la cuisine, un corridor. La vente comprend également l'ancienne écurie.

Dans l'édition de 1874 de l'ouvrage de Cocks et Féret, le cru Capbern appartenant à Gasqueton produit 60 tonneaux.

Martial Henri Gasqueton meurt en 1888. Son fils, Georges hérite du domaine ; il épouse en 1885 Hélène Berchon ; c'est peut-être leurs initiales entrelacées (G et B) qui figurent sur les lucarnes du château et c'est probablement eux qui réalisent les travaux de transformation de la demeure.

Dans l'édition de 1881 de l'ouvrage Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret, une illustration montre la demeure avant transformations. On note que le corps principal de logis est bien doté de l'imposante tour à étage mais que les ailes de part et d'autre sont en rez-de-chaussée surélevé : pas d'étage, pas de toiture d'ardoise non plus mais une couverture en tuile creuse. La terrasse n'est semble-t-il pas accessible par l'escalier à double volée. L'extrémité nord, composée d'une travée, présente un comble à surcroît percé d'un oculus : cette partie a été, tout comme les ailes en rez-de-chaussée, augmentée d'un étage, tandis que les toitures étaient couvertes en ardoise et la tour coiffée d'un toit en pavillon avec lucarnes. C'est probablement à cette époque également que les intérieurs du château ont été remaniés et redécorés (vestibule et escalier principal en bois, notamment).

Quant au corps de logis secondaire, au sud, il présentait côté jardin un rez-de-chaussée accessible par un escalier à volée centrale puis deux volées divergentes menant à un perron, aujourd'hui disparu ; les deux portes-fenêtres ont été transformées en fenêtres.

En 2010, un nouveau cuvier est construit, au sud de la cour de dépendances, avec 37 cuves en inox compartimentées pour s'adapter au parcellaire du domaine.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 4e quart 18e siècle

L'ensemble des bâtiments qui forment le château Capbern-Gasqueton, situé à l'est de l'église, est composé :

-d'un corps de logis principal avec pavillon central et toiture en ardoise ;

-d'un corps de logis secondaire dans le prolongement du précédent, présentant un plan en L au sud, couvert d'une toiture en tuile creuse ;

-une cour de dépendances au sud-ouest accessible par un porche ;

-des chais et cuviers au nord-est ;

-un vaste jardin clos à l'est.

Le logis principal présente une façade occidentale de 8 travées : le pavillon central à trois travées est équipé d'une lucarne portant sur son fronton cintré les initiales G et B. Un escalier double à volées convergentes donne accès au perron et au rez-de-chaussée surélevé. Cette façade est entièrement appareillée en pierre de taille avec bandeaux et corniches comme simples décors. On note la dissymétrie des travées avec 3 travées latérales d'un côté et seulement deux de l'autre, qui traduit le remaniement d'un noyau plus ancien.

Côté est, on distingue les deux corps de logis accolés. Outre la rupture de toiture et la différence des matériaux de couverture, on remarque la différence entre les corniches et le décalage des bandeaux médians moulurés. Les fenêtres des rez-de-chaussée sont également différentes : à plate-bande pour le corps de logis sud, en arc segmentaire pour le corps de logis principal. L'ensemble est construit en moellons enduits, contrairement à la façade occidentale.

C'est la massive tour centrale qui marque la façade orientale du corps de logis principal. Percée de trois portes-fenêtres, elle est encadrée de deux portes-fenêtres complémentaires donnant sur une terrasse accessible par deux volées d'escalier. Les fenêtres à l'étage de la tour présentent des arcs segmentaires, comme l'ensemble des ouvertures du rez-de-chaussée. Elles ont été remaniées, occultées en partie basse, leurs appuis d'origine moulurés étant encore visibles. Une corniche à modillons couronne cette tour, également équipée d'une lucarne portant les initiales GB, comme sur la façade opposée.

Le corps de logis secondaire est organisé selon un plan en L : la façade sur jardin se trouve dans le prolongement du corps de logis principal, composée de 4 travées. La façade latérale sud compte trois travées ; l'accès s'effectue par une porte percée sur la façade postérieure, complétée par une aile en retour. Un niveau de soubassement est percé de plusieurs baies de gabarit irrégulier. Un bandeau médian et une corniche à modillons règnent sur l'ensemble des façades. Les fenêtres sont à linteau droit ou plate-bande ; seule la porte présente un encadrement mouluré.

L'aile en retour se poursuit avec le porche d'accès à la cour des dépendances et les bâtiments de dépendance, probablement composés de logements d'ouvriers, d'un hangar agricole ou d'une grange.

Le cuvier et les chais au nord conservent une partie de leurs ouvertures d'origine, notamment sur la façade sud, les anciennes baies de décharge, aujourd'hui condamnées, qui permettaient de réceptionner la vendange dans le cuvier ; la partie abritant les chais, plus basse, présente sur le mur nord de petites ouvertures permettant de moduler aération et éclairage.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise, tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit en pavillon
    • toit à longs pans croupe
    • toit conique
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval en maçonnerie
    • escalier intérieur : escalier en vis avec jour en charpente
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • volute, monogramme

Estuaire

  • TRAVEE 8
  • FORBAIE arc segmentaire (porte) ; plate-bande (fenêtre)
  • POSRUE en alignement
  • POSPARC sur rue
  • POSTOPO coteau
  • ORIENT est
  • VUE vue sur estuaire
  • CLOT
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898.

    Archives municipales, Saint-Estèphe

Bibliographie

  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 221
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 175
  • FERET Édouard. Supplément à la statistique générale de la Gironde, partie vinicole, Bordeaux-Paris, 1880.

    p. 47
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 113
  • GUILLIER Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne-Bordeaux, s.d. [vers 1910].

    planche 77

Annexes

  • Ventes des biens nationaux
  • Documentation sur l'ancien et le nouveau presbytère de Saint-Estèphe
  • Éléments de généalogie familles Capbern et Gasqueton
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde