Dossier d’œuvre architecture IA33001660 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Château Beaumont
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
  • Commune Cussac-Fort-Médoc
  • Lieu-dit Beaumont
  • Cadastre 1826 C2 2284, 3386  ; 2010 AL 30
  • Dénominations
    demeure
  • Précision dénomination
    château viticole
  • Appellations
    château Beaumont
  • Parties constituantes non étudiées
    chai, cuvage, parc, château d'eau, écurie, portail

Selon Edouard Guillon, il existait une ancienne maison noble de Beaumont. Aucun bâtiment n'est représenté sur les cartes du 18e siècle ; en revanche des bâtiments figurent à cet emplacement sur le cadastre de 1826.

Toutefois le château a été reconstruit en 1854 par Julien Alexandre Alphonse Bonnin, propriétaire à partir de 1849 : les matrices cadastrales indiquent en effet à cette date une maison démolie et la construction d'une nouvelle (parcelle C3386). Cette construction est attribuée à l'architecte Henri Duphot.

Le château passe en 1864 entre les mains du comte de Gennes, nouveau propriétaire mentionné dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks. Puis, des aménagements y sont apportés par Jean Victor Herran qui acquiert Beaumont en 1872. En 1873, une augmentation de construction du château est indiquée dans les matrices cadastrales. Les bâtiments de dépendance sont également transformés. Une augmentation de construction est indiquée en 1879 sur la parcelle C3388, là où se trouvent aujourd'hui les écuries. Sur la parcelle C3384 correspondant au chai, trois constructions nouvelles de maisons sont indiquées en 1875 ainsi qu'une cuisine des vendanges en 1865. Des dates portées inscrites dans des cartouches sur les tourelles du château (ANNO 1854 ; ANNO 1872) confirment les deux étapes de construction du château. On trouve également des initiales des propriétaires, correspondant aux familles Bonnin et Herran. En observant l'illustration publiée dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks, on note que la travée centrale de la façade sud était coiffée d'un toit en pavillon brisé qui n'existe plus aujourd'hui. Les chais sont datés 1894 ; ils ont été construits par le propriétaire de l'époque Joseph Germain qui acquiert le domaine en 1890. L'édition de l'ouvrage de Cocks de 1898 mentionne "son nouveau cuvier [qui] est un modèle d'installation spacieuse et pratique où tout le travail de la vinification est fait mécaniquement d'une façon aussi rapide que parfaite, réalisant ainsi un progrès considérable".

Le château adopte un plan en U, avec un corps principal orienté au sud, doté d'une tour sur sa façade postérieure et deux ailes en retour d'équerre côté nord. L'édifice est en rez-de-chaussée surélevé entouré sur ses trois façades d'une terrasse à balustrade à laquelle on accède par des escaliers droits en pierre. L'étage de comble est ouvert de lucarnes à volutes et surmontées de frontons à rampants incurvés et motif de coquilles. Sur les quatre angles de la demeure sont greffées des tours polygonales à étage carré ouvertes de petites baies aux frontons ornés de coquilles ou de cuirs découpés avec des initiales entremêlées. La façade sud est organisée selon sept travées, la travée centrale formant un avant-corps de forme trapézoïdale à trois travées. Les fenêtres à chambranle mouluré sont encadrées de pilastres à chapiteaux composites. Entre chacune d'elles une niche cintrée abrite une vasque et est surmontée d'une table décorative. La porte principale en plein-cintre avec agrafe moulurée est encadrée de doubles pilastres. L'ensemble de la façade est surmonté d'une corniche à denticules et d'une balustrade d'attique. La lucarne qui surmonte la porte présente un fronton ajouré abritant une statuette. Les façades est et ouest sont composées de cinq travées et reprennent le même type de décor que la façade sud. La travée centrale percée d'une porte en plein-cintre est coiffée d'un toit en pavillon. La façade nord présente en son centre une tour polygonale à étage carré, coiffée d'un toit terrasse avec balustrade. Cette façade ainsi que les façades des ailes en retour sont traitées de manière plus sobre. De ce côté se trouvent les vestiges du château d'eau (soubassement en pierre de taille) et les anciennes écuries construites avec une alternance de brique et de pierre de taille. Côté est, un parterre avec des arbres a été aménagé. Les chais sont situés au sud du château et sont notamment composés d'un vaste cuvier en rez-de-chaussée, dont le pignon présente un décor sculpté avec le nom du domaine, la date de construction (1894) et la silhouette du château. A l'intérieur, la charpente en bois avec tendeurs métalliques est conservée. A proximité se trouve un logement qui devait être celui du régisseur du domaine ou du gardien. Deux allées mènent aujourd'hui au domaine : l'une à l'est, plantée d'arbres ; l'autre au sud traversant les parcelles de vigne.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée surélevé, étage de comble, 1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans brisés
    • toit en pavillon
    • toit polygonal
    • croupe brisée
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • coquille
    • pilastre
    • fronton
    • monogramme
  • Précision représentations

    Les initiales entremêlées sculptées sur les façades du château correspondent aux propriétaires du château :

    - AB : Alphonse Bonnin

    - VH : Victor Herran

Estuaire

  • TRAVEE 7
  • FORBAIE plate-bande (fenêtre) ; arc plein-cintre (porte) ; agrafe (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; pilastres (fenêtre) ; pilastres (porte)
  • POSRUE en alignement
  • POSPARC en retrait
  • POSTOPO coteau
  • ORIENT sud
  • VUE vue bornée
  • CLOT piliers de portail ; allée d'arrivée bordée de feuillus
  • Statut de la propriété
    propriété privée