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Château, actuellement ferme

Dossier IA86008433 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Destinationsferme
Parties constituantes non étudiéeslogement, grange, hangar, portail
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
AdresseCommune : Vicq-sur-Gartempe
Lieu-dit : Jeu
Cadastre : 1827 C2 1060 à 1062 ; 2010 ZP 212, 214, 215, 457 à 460

Jeu était le siège d'un château dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges. Guillelmus de Joco, probablement un seigneur du lieu, est cité dès 1284. En 1409, le seigneur de Jeu est "Jehean Berlant, escuyer, sieur de Jeu à cause de la Dame de Jeu, sa femme". La famille Berlant conserve le fief durant les 15e et 16e siècles. Au début du 17e siècle, la propriété passe aux mains de la famille Izoré de Pleumartin. Une description du domaine est rédigée en 1644 : "La seigneurie de Jeu [...] comprenant une maison noble, droit de fief, dixme, terrages, boys de haute-futaye, garenne, taillis, fuye et mestairyes, moulins, prés, vignes et autres choses qui en dépendent avec les pêches du boucheau du moulin, port et passage". En 1650, René Izoré fait réparer "un corps de grange de basse-cour du château de Jeu". En 1652, Louis XIV érige les terres de Pleumartin en marquisat, Jeu relevant alors de ce marquisat aux mains de René Izoré. En 1753, Nicolas-Victor Izoré, criblé de dettes, est arrêté pour avoir tué des gendarmes. La seigneurie de Jeu passe alors aux mains de la famille de Gréaulme. Pendant la Révolution, Alexandre-Prosper de Gréaulme émigre et les terres de Jeu sont vendues comme biens nationaux.

Une grosse tour circulaire arasée, difficilement datable car elle ne présente aucune ouverture ancienne, est probablement l'élément le plus ancien et n'est pas postérieure au 15e siècle. Cet ensemble fortifié comprenait aussi un logis, aujourd'hui disparu, et un portail défendu par une autre tour, dont les vestiges sont encore visibles. Le logis figure sur le plan cadastral de 1827. Il s'agissait d'un bâtiment rectangulaire flanqué de deux tours d'angle circulaires au nord-ouest et au sud-ouest. Sur ce même plan, la grosse tour était déjà découverte et dénommée "masure". En 1828, la propriété appartenait à la veuve d'Hillaire Mantin demeurant à Poitiers. Une porte cochère fermait le domaine et le logis ne comprenait que trois portes et fenêtres. Le champ sur le coteau à l'ouest du château était alors un bois et des plantations de vigne étaient situées au nord. Le logis tombe probablement peu à peu en ruine et en 1876, selon les matrices cadastrales, René Rouet le démolit pour construire un nouveau logement, probablement l'habitation actuelle. La cave de l'ancien logis a cependant été conservée. Plusieurs granges ont vraisemblablement été construites lors de cette même période, à la fin du 19e siècle. Une ancienne grange, figurant au nord-est du logis sur l'ancien cadastre, a été détruite dans les années 1990.

Période(s)Principale : 15e siècle , (?)
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1876, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le château de Jeu était situé sur le coteau de la rive droite de la Gartempe, face au bourg de Vicq. Au sud du château, une grosse tour circulaire mesure approximativement dix mètres de diamètre et les murs semblent faire plus de deux mètres d'épaisseur. Arasée et couverte en sifflet, elle ne présente aucune ouverture ancienne. Au nord de cette tour isolée, la cave est le seul vestige de l'ancien logis. Elle occupait l'angle sud-ouest de ce bâtiment et elle était accessible par un escalier intérieur en pierre. On y accède toujours par cet escalier, composé de deux volées de cinq et douze marches. La cave voûtée en berceau brisé est fermée par une porte dont le couvrement irrégulier est légèrement brisé. Un soupirail est percé à l'extrémité de la cave. Aucun vestige en élévation du logis n'a été repéré, mais le mur postérieur du logement actuel semble bâti à l'emplacement du mur pignon est de cet ancien logis, ce qui permet d'envisager la présence d'éléments anciens sous l'enduit. Au nord sont conservés les piédroits en pierre de taille du portail. A l'est de cette entrée, le mur légèrement concave d'une petite dépendance, percé d'une canonnière, est le vestige d'une ancienne tour défendant ce portail. La ferme actuelle comprend plusieurs bâtiments jointifs (logement et granges) accolés au nord de la grosse tour. Plusieurs dépendances (étables et hangars) sont également disposés à l'ouest de ces bâtiments. Deux logements alignés sont construits en bordure de route à l'ouest du portail.

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • États de sections des propriétés non bâties et bâties, sections A-F (1828).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 3460
  • Augmentations et diminutions (1829-1914).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 3462
Bibliographie
  • Ducluzeau, Robert. Histoire de Vicq-sur-Gartempe : Histoire des moulins de Vicq. 18 pages. Document non publié.

  • Ducluzeau, Robert. Histoire de Vicq-sur-Gartempe : Histoire de Vicq au Moyen-Age. 10 pages. Document non publié.

  • Ducluzeau, Robert. Histoire de Vicq-sur-Gartempe : Seigneurs et seigneuries à Vicq. 35 pages. Document non publié.

    p. 3-7
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 218 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
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