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Chapelle seigneuriale, actuellement église Saint-Pierre-ès-Liens

Dossier IA23001657 réalisé en 2009

Fiche

VocablesSaint-Pierre-ès-Liens
Destinationséglise
Dénominationschapelle seigneuriale
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Bonnat
AdresseCommune : Nouzerolles
Lieu-dit : Bourg
Cadastre : 1836 B 197 ; 2008 B 85,86

Actuellement église paroissiale, cette ancienne chapelle seigneuriale est le dernier témoignage bâti d´un château qui existait à cet emplacement au Moyen Age. Les sources sur ce château sont presque inexistantes, il est donc difficile de dater la construction de la chapelle.

Les parties les plus anciennes dateraient du 12e ou 13e siècle. En effet, une source rapporte qu'en 1209 la seigneurie de Nouzerolles appartenait à Pierre Ajasson. Au 15e siècle, elle appartenait à la famille Blanchefort. En 1617, elle est passée à François II de Chabannes qui se qualifiait de Comte de Saignes, Vicomte de Nouzerolles, Seigneur de Boislamy (près de Moutier Malcard) et de Marjol. L'une des filles de Louis de Chabannes a épousé le 1er janvier 1747 le comte Gabriel de la Marche, résidant au château de Puyguillon à Fresselines. La seigneurie de Nouzerolles lui serait alors revenue en dot, puisque dans l´acte de baptême de Gabriel de la Marche le 26 novembre 1749, ce dernier est désigné comme seigneur de Nouzerolles. Ils sont restés seigneurs de Nouzerolles jusqu´à la Révolution.

Une date portée permet par ailleurs de connaître l´année de la réfection de la charpente sur le chœur et la nef : "1684". Cette date, relevée sur un lambris par Louis Lacrocq en 1932, n´a pas été retrouvée.

Le tabernacle, installé dans l'église en 1751, a été restauré par Pierre Cathernault, maître sculpteur et doreur à Boussac. Les notes dans les registres paroissiaux indiquent qu'un tableau et des statues ont été restaurés en 1770.

L´église a été restaurée en 1963 grâce au don d´un mécène originaire de la commune, Arsène Gorgeon, entrepreneur du bâtiment à Paris. La toiture a été remaniée, le crépi restauré, les pierres apparentes jointoyées à l´intérieur. Ces travaux ont également été l´occasion d´électrifier les cloches. Une plaque scellée sous le clocher rappelle cette intervention : "Cette église a été restaurée en 1963 par M. Arsène Gorgeon. J. Vouillon étant curé. Arsène Gorgeon avait déjà financé la restauration de l´église dite chapelle Saint Antoine dans le bourg en 1957".

En 2006, la dépose du plancher bas du clocher a mis en évidence des remaniements : les architectes ont constaté que le plancher reposait à la fois sur les murs gouttereaux par un dispositif de chandelles non contreventées et sur la base de la charpente du clocher reprise par un haut tabouret en appui au sol et peu contreventé. Ils en ont déduit que le clocher, conçu initialement pour une seule cloche, avait été repris vers 1893 pour y loger les deux nouvelles cloches.

Période(s)Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 13e siècle , (?)
Secondaire : 4e quart 17e siècle , porte la date
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates1684, porte la date

Située à l´extrême ouest du bourg, l'église était à l'origine la chapelle du château aujourd´hui disparu.

Les murs extérieurs sont enduits d´un crépi datant sans doute de la restauration de l´église, en chaux hydraulique. Le mur nord et le pignon ouest ne sont pas accessibles puisqu´ils jouxtent une propriété privée close. Le mur gouttereau sud présente trois baies cintrées ornées de vitraux et une porte en tracé brisé, moulurée d´un tore. La couverture en tuile plate a été entièrement remaniée. Le clocher, composé d'une base carrée et d'une flèche octogonale, a été réalisé en bardeaux de châtaignier ouvragés.

A l'intérieur, la chapelle du 15e siècle est voûtée d´ogives ; la retombée se fait sur des culots d´angles dont deux à tête humaine. Les murs intérieurs ont été rejointoyés en ciment, sans doute lors de la réfection. La nef est dotée d'un plafond voûté de bois, avec entraits de charpente et poinçons apparents. Des fragments de fresques sont encore visibles sur le haut du chevet au-dessus du retable et quelques traces d´autres peintures existent sur les voûtes des chapelles.

La sacristie est accolée au chevet de l'église à l'est. Elle est entièrement enduite de ciment.

Mursgranite moellon crépi
bois
ciment
Toittuile plate, bardeau
Plansplan allongé
Couvrementsvoûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
État de conservationinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Bibliographie
  • DAUGER, Georges. Fiche de pré-inventaire : Nouzerolles, le Bourg, église. 13 avril 1980.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges
  • LACROCQ, Louis. Les églises de France : Creuse. Paris : Librairie Letouzey et Ané, 1934. 207 p. : ill. ; 28 cm.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : (23) 726.5 LAC
Périodiques
  • PICHON, Sylvain. Notes historiques des registres paroissiaux, XII, Nouzerolles. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles, Archéologiques et Historiques de la Creuse, 1919, t. XXI (2e et 3e fascicules), p. 229-244.

    p.243 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse - Belzic Céline
Belzic Céline

Chargée de recherche, Conservation du Patrimoine, Conseil départemental de la Creuse, 2008-2010


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- Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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