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Chapelle Saint-Martin de Cadourne

Dossier IA33006678 inclus dans Hameau de Cadourne, ancienne paroisse Saint-Martin réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

  • Maison
    Saint-Seurin-de-Cadourne, Cadourne, rue de Cadourne
VocablesSaint-Martin
Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche) - Lesparre
AdresseCommune : Saint-Seurin-de-Cadourne
Lieu-dit : Cadourne
Adresse : route de
Cadourne
Cadastre : 1831 A1 152 ; 2014 A 278

Selon Didier Coquillas, ne subsistent de l'ancienne église Saint-Martin, "que quelques pans de muraille transformés en chai. On remarque encore quelques éléments caractéristiques de cette époque comme des colonnes". Cette église dépendait du prieuré Saint-Vivien de Saintes. Elle constituerait le siège primitif de la paroisse de Saint-Seurin-de-Cadourne. Elle est signalée dès le début du 12e siècle (1101) au moment de sa donation au prieuré de Saint-Vivien. L'abbé Baurein tente d'éclaircir le rapport entre les deux églises, et d'établir l'antériorité de l'une par rapport à l'autre. Celle de Cadourne se serait développée en lien avec le port de la Maréchale, tandis que Saint-Seurin aurait été établie dans un second temps, en lien avec le port de Mapon. La seconde serait une succursale de la première. Un hospice y aurait également été installé pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle ou de Notre-Dame de Soulac. L'abbé Baurein en fournit une description vers 1784-1785 : "Son église, faite en forme de croix, est d’une architecture gothique ; la nef en est étroite ; le clocher, qui est placé, et qui forme un gros massif carré, n’est pas élevé en proportion de l’épaisseur de ses murailles".

En 1822, le conseil municipal reconnait l’église de Saint-Seurin comme chef lieu, "étant le point central de la commune". La cloche et l'autel de l'église de Cadourne y sont alors transférés. L'édifice figure encore sur le plan cadastral de 1831. D'après le registre des augmentations et diminutions du cadastre, la chapelle qui en évoque le souvenir est construite en 1884 au bord de la route, sur un terrain appartenant à Vouet, au sud-ouest de l'ancienne église abandonnée.

Le terrain anciennement occupé par l'église de Saint-Martin de Cadourne et le cimetière est cadastré 279.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1884, daté par source

La chapelle est située au bord de la route principale traversant le hameau de Cadourne du sud au nord. Orientée, elle présente un vaisseau unique couvert d'une toiture à longs pans en ardoise.

La façade pignon est percée d'une porte en arc brisé ; le pignon découvert forme un fronton orné d'un motif de quadrilobe et aux rampants assisés en sifflets.

Les élévations nord et sud sont rythmées par des contreforts et percées de fenêtres en arc brisé.

Intérieur non visité.

Murscalcaire pierre de taille
Toitardoise
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Techniquessculpture
Représentationsquadrilobe
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Documentation complémentaire

    BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .p. 179-182.

    Saint-Martin de Cadourne.

    Cette paroisse est placée dans le Bas-Médoc et dans le district de l’Archiprêtré de Lesparre. Son église, faite en forme de croix, est d’une architecture gothique ; la nef en est étroite ; le clocher, qui est placé, et qui forme un gros massif carré, n’est pas élevé en proportion de l’épaisseur de ses murailles. Il existe dans cette Paroisse une autre église, érigée sous l’invocation de Saint Seurin, et qui est à la distance d’environ une demie-lieu de la précédente. On assure que c’est une église succursale (…).

    Les mémoires qu’on a reçus sur cette paroisse font mention d’une donation faite par un Archevêque de Bordeaux, de l’église de Cadourne, au prieuré de Saint-Vivien de Saintes. On prétend qu’il résulte de l’acte de cette donation, que les Chanoines réguliers de l’Ordre de Saint-Augustin y avaient dès-lors un hospice dépendant de ce prieuré. On ajoute que cet hospice était destiné pour y recevoir les pèlerins qui allaient ou venaient de Soulac (…).

    (…) ce lieu était anciennement le grand abord des pèlerins qui y traversaient la Saintonge pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle, ou pour aller visiter les lieux saints.

    AD Gironde. 2 O 3574. Église paroissiale. Transfert des objets de culte et de la cloche dans l’église de Saint-Seurin, 7 mai 1822.

    Extrait des registres des délibérations du conseil de fabrique de l'église de St Seurin, du 6 janvier 1822.

    (...) Les lois ont rendu aux fabriques tous leurs biens non aliénés, nous sommes donc possesseurs de l’église de Cadourne qui, loin d’être profitable [à la fabrique], lui est de toute inutilité. L’église de Saint Seurin ayant été reconnue chef lieu, étant le point central de la commune, c’est là seulement où se font et doivent se faire les cérémonies religieuses ; par ce motif celle de Cadourne devient totalement superflue au besoin du culte. Les besoins de la Fabrique exigeraient il est vrai impérieusement la vente de cet édifice mais tout bon chrétien doit apporter le plus grand respect aux lieux saints où reposent depuis un temps immémorial les os de ses pères. Loin de ressembler à ces vendales (sic) modernes qui se font un jeu d’anéantir tout ce que les hommes ont de plus sacré, gardons nous bien de les imiter, mais demandons seulement la suppression de tout culte dans cette église, et soyons autorisés à faire porter dans celle de Saint Seurin seule conservée tous les objets de décoration intérieure, et même la cloche, le tout étant absolument inutile à Cadourne, et très nécessaire à l’église de Saint Seurin (…).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Vente de l'église de Cadourne, 7 mai 1822.

    Archives départementales de la Gironde : 2 o 3574
  • Remise du produit de la vente de l'église de Cadourne, 15 juillet 1833.

    Archives départementales de la Gironde : 2 o 3574
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer