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Cimetière

Chapelle funéraire de la famille Poisson

Dossier IM40007400 réalisé en 2018

Fiche

Dénominationstombeau, chapelle
Appellationsde la famille poisson
Aire d'étude et cantonTartas ouest
AdresseCommune : Rion-des-Landes
Adresse : avenue Frédéric-Bastiat
Emplacement dans l'édificeangle sud-est du carré nord-ouest, à l'intersection des allées longitudinale et transversale

La date 1875 portée sur l'unique verrière, due au Toulousain Louis-Victor Gesta (1828-1894), est sans doute celle de la construction de la chapelle. Elle correspond à la mort de Bernard-Victor Poisson (Soustons 6 août 1828 - Rion-des-Landes 11 avril 1875). Cet industriel natif de la côte landaise s'installa à Rion après son mariage, le 5 septembre 1854, avec Madeleine Dufourcq (1836-1910), fille naturelle de Marie Dufourcq et de Jacques Maque, maire de Rion de 1833 à 1838. Leur fils Albert Poisson (1855-1931) fut à son tour maire de la commune de 1888 à 1925, conseiller général et président de la Chambre de commerce des Landes. La famille possédait à Rion une grande demeure, probablement bâtie par Jacques Maque, dénommée plus tard "château Bellegarde" et devenue en 1997 la mairie de Rion.

La chapelle, certainement commandée par Madeleine Dufourcq-Poisson (son monogramme MDP figure sur la porte) et par son fils à la mort de leur mari et père, abrite leurs dépouilles, celles d'Antoinette Jeanne Marie Courros (1861-1911), épouse d'Albert Poisson, et de plusieurs de leurs neuf enfants, parmi lesquels le Père Louis Poisson (1887-1916), jésuite mort sous les ruines du fort de Douaumont en mai 1916.

L'autel à l'intérieur de la chapelle porte encore une garniture en bronze (croix et quatre chandeliers) dont les modèles figurent au catalogue de l'orfèvre et bronzier parisien Alexandre Chertier en 1878, respectivement à la planche 9, n° 5 (croix) et à la planche 10, n° 4 (chandeliers). Le modèle reproduit une garniture romane d'origine mosellane découverte au milieu du XIXe siècle.

Dates1875, porte la date
Lieu d'exécutionCommune : Toulouse
Lieu d'exécutionCommune : Paris
Auteur(s)Auteur : Gesta Louis-Victor
Gesta Louis-Victor (1828 - 1894)

Né Victor-Louis Fabre, prend le nom de son beau-père Gesta après 1835. Peintre-verrier à Toulouse, où il fonda la manufacture familiale en 1852.


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peintre-verrier signature
Auteur : Chertier Jean-Alexandre
Chertier Jean-Alexandre (1825 - 1890)

Orfèvre et bronzier d'art à Paris, d'abord contremaître de la maison Louis Bachelet avant de fonder en 1857 sa propre entreprise au 7, rue Férou (puis rue Mazarine) à Paris. Son poinçon fut insculpé le 14 avril 1857 et biffé le 16 juin 1890. Son œuvre la plus connue est le ciborium du tombeau de saint Martin à Tours (1864). Source : B. Berthod, G. Favier, É. Hardouin-Fugier, Dictionnaire des arts liturgiques du Moyen Âge à nos jours, Lyon, 2015, p. 191-192.


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bronzier attribution par travaux historiques
Personnalité : Poisson Madeleine
Poisson Madeleine , né(e) Dufourcq (1836 - 1910)

Fille naturelle de Jacques Maque, maire de Rion-des-Landes (de 1833 à 1838), et de Marie Dufourcq ; épouse à Rion, le 5 septembre 1854, Bernard Victor Poisson (1828-1875), conseiller municipal de Rion, dont elle eut Albert Poisson (1855-1931), maire de Rion de 1887 à 1925, et Marthe Marie Madeleine Poisson, Mme Bernard Riquoir.


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commanditaire
Personnalité : Poisson Albert
Poisson Albert (1855 - 1931)

Jacques Bernard Albert Poisson (1855-1931), industriel, fut maire de Rion-des-Landes de 1888 à 1925, conseiller général, président de la Chambre de commerce des Landes et propriétaire du château Bellegarde (actuelle mairie de Rion). Fils de Bernard-Victor Poisson et de Madeleine Dufourcq, il épousa à Taller, le 16 janvier 1882, Antoinette Jeanne Marie Courros (1861-1911), dont il eut neuf enfants.


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commanditaire

Chapelle de style néogothique en calcaire appareillé, sur plate-forme dallée entourée d'une clôture en fer forgé avec portillon à deux battants sur la face est. Porte à battant unique en arc brisé, en fer battu et fonte de fer ajourée ; pignon découvert aigu sur les faces antérieure et postérieure, percé d'un oculus quadrilobé sur la face antérieure et d'une haute fenêtre en lancette cintrée (garnie d'un vitrail figuré) sur la face postérieure ; chacun des murs latéraux percé de deux petites baies jumelées trilobées sur colonnettes, fermées par de simples grillages (remplaçant sans doute des verrières détruites) ; toit en bâtière couvert de dalles de pierre découpées en chevrons. A l'intérieur, dallage en carreaux de céramique blancs et noirs ; contre le mur du fond, un autel en marbre blanc (tombeau droit à pilastres, faux tabernacle encastré dans un gradin à deux redents) ; posée sur l'autel, une garniture en bronze composée d'une croix et de quatre chandeliers.

Catégoriestaille de pierre, sculpture, vitrail, fonderie, ferronnerie, bronze d'art
Structuresplan, rectangulaire élévation, droit battant, en arc brisé
Matériauxcalcaire, appareillé décor en relief, décor dans la masse, décor en ronde bosse, décor rapporté
fonte de fer, ajouré
fer, forgé
verre transparent, peint
plomb, réseau
marbre uni, blanc gravé
bronze, fondu
Précision dimensions

Verrière : h = 141 ; la = 28. Autel : h = 100 ; la = 114,59 (tombeau) ; h = 29 (faux tabernacle). Croix d'autel : h = 58 ; la = 21,5. Chandeliers d'autel : h 41,1.

IconographiesVierge de douleur
ornementation, chapiteau, gable, quadrilobe, pinacle, croix, fleuron, crochet, fleur de lys
Précision représentations

L'ensemble de la chapelle est orné d'un décor sculpté de style néogothique : colonnettes à chapiteau feuillagé et arc d'archivolte à feuilles de chou frisé et fleuron sommital sur culots à roses et feuilles de vigne pour la porte d'entrée ; gâble à crochets percé d'un oculus quadrilobé et amorti d'une croix pattée et nimbée en ronde bosse sur les faces antérieure et postérieure ; arc trilobé et colonnettes à chapiteau feuillagé pour les fenêtres latérales ; frise faîtière de fleurs de lys au sommet du toit en bâtière ; pinacles à remplages, crochets et fleuron sommital aux quatre angles.

La clôture en fer forgé est décorée de piques et de volutes. Le battant en fer de la porte porte un décor forgé de volutes affrontées formant des motifs cordiformes, encadrant des médaillons circulaires avec croix fleuronnée et monogramme ; ce décor se répète sur le tympan ajouré.

La verrière de la fenêtre du mur postérieur est peinte d'une Vierge de douleur percée des sept glaives, sur fond damassé bleu, sous un dais architectural à gâble fleuronné, toit de tuiles et tourelle sommitale.

A l'intérieur de la chapelle, l'autel en marbre est gravé, sur la face du tombeau, d'une rosace à volutes, fleurettes et feuilles ; sur le faux tabernacle, d'une croix grecque tréflée et nimbée ; sur le gradin, de rinceaux.

Inscriptions & marquesinscription concernant l'iconographie, peint
signature, peint
date, peint
inscription, gravé, sur partie rapportée
inscription concernant le commanditaire, monogramme, forgé
inscription, gravé, sur partie rapportée
Précision inscriptions

Inscription concernant l'iconographie, signature et date (au bas de la verrière du mur ouest) : MATER DOLOROSA / L.V. GESTA Toulouse 1875.

Monogramme du commanditaire (forgé sur le battant de la porte) : MDP (= Madeleine Dufourcq-Poisson).

Inscription commémorative (sur une plaque de marbre blanc apposée à l'intérieur, sur le mur de gauche) : A la mémoire de / Louis Joseph Jacques POISSON / de la Compagnie de JÉSUS / sergent du 34ème de ligne / MORT POUR LA FRANCE / enseveli sous les ruines / du FORT de DOUAUMONT / le 23 Mai 1916.

État de conservationmauvais état
manque
Précision état de conservation

Il manque sans doute des verrières aux fenêtres des murs latéraux. La croix sommitale du gâble de la façade antérieure et le fleuron sommital du pinacle nord-est sont brisés et déposés à l'intérieur de la chapelle. La pierre de l'arc d'entrée est très érodée, la sculpture du chapiteau et du culot d'archivolte à gauche a entièrement disparu.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • CHERTIER Alexandre. Catalogue de la maison Chertier, fabrique spéciale travaux d'art religieux, orfèvrerie et bronzes religieux A. Chertier, 7, rue Férou, près St-Sulpice, Paris. Paris : imprimerie G. Hurtel et Cie, 1878.

    pl. 9 et 10

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe