Dossier d’œuvre architecture IA64002736 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, patrimoine thermal du massif pyrénéen (64)
Chalet Marguerite
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
  • Commune Lurbe-Saint-Christau
  • Lieu-dit Saint-Christau
  • Adresse Route de Saint-Christau
  • Cadastre 2019 0A 28
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Précision dénomination
    Maison de location
  • Appellations
    Chalet Marguerite

Absent du plan cadastral de 1846 et figurant sur une lithographie de Brugasse en 1853, le chalet Marguerite est édifié à l'initiative de la comtesse et du comte de Barraute autour de 1850 dans le but de développer le site thermal de Saint-Christau. Sous le Second Empire et la Troisième République, il figure sur les lithographies publicitaires des années 1860-1870 puis sur quelques cartes postales de l'entre-deux-guerres. Il est le plus emblématique des trois chalets de location (voir les chalets Bleu et Rose) que compte la station.

Comme les trois hôtels du domaine thermal, le chalet Marguerite est réquisitionné durant la Première Guerre mondiale mais pas au cours de la Guerre civile espagnole. Il est ensuite largement détérioré par l'occupation allemande entre 1943 et 1944, dont le montant des dommages s'élève à 400.000 francs sur un préjudice total de près de 5 millions de francs pour l'ensemble de la station. Le récapitulatif des dégâts immobiliers dressé par Fernand Noutary le 15 septembre 1949 révèle que le chalet compte parmi les équipements nécessitant le plus de travaux, après l'hôtel de la Poste (un million de francs) et l'hôtel du Mogol (1.6 millions de francs). Cet édifice élégant mais aux proportions modestes, qui fut probablement investi par les officiers de l'armée allemande habitués à s'installer dans des demeures cossues de leur territoire d'occupation, dépasse même les dégâts occasionnés au casino (317.000 francs). Mais, malgré l'estimation des travaux à prévoir, l'architecte conclut que le chalet est globalement en assez bon état. Aussi de nombreux travaux (peinture, vitrerie, menuiserie etc.) sont-ils effectués entre 1948 et 1953 sous le contrôle de Fernand Noutary.

Depuis le rachat du domaine par la Société Thermale de Saint-Christau en 1951 puis son exploitation et son acquisition par la famille Barthélémy (future Chaîne Thermale du Soleil) à partir de 1964, le chalet Marguerite a été rénové dans les années 2000 et il est toujours inclus au sein de l'offre d'hébergement en tant que meublé de tourisme classé trois étoiles.

Adoptant les caractéristiques du chalet à la mode sous le Second Empire, cet édifice se distingue des autres constructions de la station par son plan en croix grecque qui permet ainsi la présence d'un pignon par façade (soit quatre pignons). Il se déploie sur quatre niveaux, tous spacieux malgré l'impression d'exigüité, avec un soubassement d'un côté en raison de l'adaptation au relief vallonné, un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un dernier niveau sous les combles. Les espaces intérieurs sont divisés en plusieurs appartements à vocation locative.

Le plan en croix grecque favorise un complexe jeu de toitures dont le caractère pittoresque est renforcé par les lambrequins originalement coffrés, sculptés de fleurs-de-lys et peints en blanc, qui font écho aux garde-corps des balcons, également sculptés mais peints couleur vert d'eau. Ainsi les deux élévations principales et opposées sont dotées de deux balcons au premier étage et d'un balcon supplémentaire à l'étage sous comble dans le pignon. Du côté le plus bas, un balcon comportant la même ornementation règne le long de la façade. La présence d'éléments découpés en bois peint renvoie à la fois à l'ornementation des galeries des bâtiments vernaculaires et à la mode des chalets helvétiques de la seconde moitié du 19e siècle.

  • Murs
    • moellon crépi
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan en croix grecque
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours
    • escalier de distribution extérieur : escalier symétrique en maçonnerie
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Fonds Noutary. Dossier Saint-Christau, thermes.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : 20 J 443
  • Saint-Christau, fascicule touristique en langue russe, 1899.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : BIB U 1334-49
  • Établissement thermal de Saint-Christau, fascicule touristique, sans date.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : BIB U 1334-62
  • Fonds de comptabilité de l'établissement thermal de Saint-Christau, 1951-1970.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : 98 J 1-50
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties de Lurbe-Saint-Christau, 1882.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : 3P2 Lurbe 1
  • Matrices des propriétés bâties. Commune de Lurbe-Saint-Christau, 1910.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : 3 P 2 Lurbe 2

Bibliographie

  • MARQUE Raoul. Aperçus historiques sur l'antique station balnéaire de Saint-Christau (Basses-Pyrénées). Pau : impr. Garel-Haristoy, 1927.

Date d'enquête 2019 ; Date(s) de rédaction 2019
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
Articulation des dossiers