Dossier d’œuvre objet IM40003921 | Réalisé par
  • inventaire topographique, patrimoine mobilier des Landes
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Dax sud
  • Commune Candresse
  • Emplacement dans l'édifice nef ; mur sud

Le style de cette chaire permet de la dater des années 1670-1690. L'élément le plus remarquable est la rampe, dont le décor ajouré, d'une grande qualité, est certainement inspiré de recueils d'ornements dans le goût des Frises et ornements à la moderne de Jean Lepautre (1618-1682) et des Frises propres pour les peintres, sculpteurs, orfèvres, &c. de Paul Androuet du Cerceau (1630-1710). Les représentations de saints sculptées sur la cuve dérivent sans doute aussi d'images gravées. Décrit en 1846 comme "un objet d'art dégradé par l'effet du vandalisme", le meuble a subi avant 1853 plusieurs remaniements et réfections peu heureux (remplacement partiel du dorsal, ajout d'un pied en balustre sous la cuve, mutilation de l'abat-voix). L'ensemble ainsi "restauré" fut verni en 1872 par un nommé Brunache, pour 18 francs (A.P. Candresse, livre de comptes de la fabrique, 1846-1892), puis peint couleur faux bois par le peintre dacquois A. Pouyllau en 1932 (A.D. Landes, 2 O 442). La chaire est signalée dans l'inventaire de 1906 comme meuble "représentant un caractère artistique (...) paraissant dater de la fin du XVIe siècle".

L'église voisine de Narrosse conserve un élément de tabernacle (réf. IM40003991) au décor de putti dans des rinceaux très similaire, sans doute attribuable au même praticien.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle
  • Stade de création
    • copie interprétée d'estampe
  • Auteur(s)
    • Auteur de la source figurée :
      Lepautre Jean
      Lepautre Jean

      Graveur parisien, baptisé le 28 juin 1618, mort à Paris le 2 février 1682 ; fils du menuisier Adrien Lepautre et de Jeanne Fessart ; frère des architectes Antoine et Jean Lepautre ; père des graveurs Pierre et Jacques Lepautre.

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      graveur, d'après (incertitude)
    • Auteur de la source figurée :
      Androuet du Cerceau Paul
      Androuet du Cerceau Paul

      Graveur né vers 1630 et mort le 1er février 1710 à Paris (rue Saint-Jean-de-Beauvais), inhumé au cimetière de la paroisse Saint-Benoît ; fils de Jacques Androuet du Cerceau, commissaire aux gabelles originaire Verneuil-sur-Oise ; marié à Marie Chevrolle (morte en 1695), dont il eu au moins un fils, Guillaume-Gabriel, dessinateur du roi. Paul Androuet du Cerceau est l'auteur d'une quarantaine de pièces d'ornements, réunies dans plusieurs ouvrages, parmi lesquels : Frises propres pour les Peintres, Sculpteurs, Orfèvres, &c. ; Frises propres pour les Orfèvres, Sculpteurs, Marqueteurs, &c.

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      graveur (incertitude)

Chaire fixe, adossée ; cuve hexagonale sur culot en pyramide renversée, reposant sur un pied en balustre (moderne) ; panneaux de la cuve doublés intérieurement ; escalier droit à départ de plan carré, rampe sculptée et ajourée, débouchant à gauche dans le chœur ; dorsal panneauté, couronné d'un abat-voix hexagonal. Les reliefs de la cuve, en planches verticales jointoyées, sont sculptés dans la masse ; le relief ajouré de la rampe de l'escalier est constitué d'un unique panneau à revers plat ; le décor du panneau central du dorsal est sculpté dans la masse en très faible relief ; les chutes végétales de la cuve et du dorsal et les festons de l'abat-voix sont rapportés.

  • Catégories
    menuiserie, sculpture
  • Structures
    • plan, hexagonal
  • Matériaux
    • chêne, mouluré grand cadre, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, ajouré, tourné, peint, faux bois
    • pin
  • Précision dimensions

    Hauteur totale approximative : h = 470 ; cuve sans le culot ni le pied : h = 87 ; la = 121 ; pr = 103 ; cuve avec le culot : h = 145 ; culot : h = 58 ; pied : h = 86 ; panneaux-cadres de la cuve : h = 60,5 ; la = 43,5 ; dorsal : h = 223 ; la = 110 ; escalier : h = 230 ; la = 150 ; pr = 57 ; rampe : pr = 10.

  • Iconographies
    • saint Pierre apôtre, clé, coq
    • sainte Eugénie, palme, tournesol
    • saint Paul de Tarse, épée, livre
    • saint Jean-Baptiste, agneau, croix
    • la Croix, coeur
    • ornementation, chute végétale, feuille de laurier, guirlande, feston, feuille d'acanthe, tournesol, culot
  • Précision représentations

    Reliefs sur quatre pans de la cuve, dans des encadrements rectangulaires simples, de gauche à droite : saint Pierre, sainte Eugénie (avec un tournesol à ses pieds, symbole de l'élévation de l'âme vers Dieu), saint Paul, saint Jean-Baptiste. Culot de la cuve sculpté dans la masse de larges feuilles d'acanthe disposées sur deux rangs ; course de laurier rubanée sur la moulure inférieure de la cuve et sur le limon de l'escalier ; quatre anges enfants (dont deux au buste issant de feuilles en corolle) jouant dans des rinceaux et des culots d'acanthe sur la rampe de l'escalier ; croix latine flanquée de deux rameaux d'olivier sur le panneau du dorsal ; chutes de fleurs (roses, marguerites et tournesols) et d'acanthe aux angles de la cuve ; chutes de fleurs, de fruits (pommes et poires) et de draperie accrochées à des consoles en volute de part et d'autre du dorsal ; festons des mêmes fleurs et fruits accrochés par des tournesols à l'abat-voix ; frises de denticules sur la moulure supérieure de la cuve, de la rampe de l'escalier et de l'abat-voix.

  • État de conservation
    • partie remplacée
    • manque
  • Précision état de conservation

    La cuve, originellement suspendue et terminée par un motif en pendentif (boule ou pomme de pin ?) a été étayée au 19e siècle (sans doute entre 1846 et 1853) par un pied tourné en balustre ; deux marches ont en outre été ajoutées au bas de l'escalier pour surélever le meuble. Le dorsal en pin, dont le décor est d'une qualité très inférieure à celle de la cuve et de l'escalier, est une réfection, de même que le motif d'amortissement du départ de l'escalier. Il manque une chute végétale rapportée à l'angle antérieur gauche de la cuve, un relief (colombe du Saint-Esprit) sur le plafond de l'abat-voix, le couronnement de celui-ci (sans doute des volutes adossées portant une croix) et probablement des ailerons de part et d'autre du dorsal. Les visages des saints Paul et Jean-Baptiste sculptés sur la cuve, ainsi que l'agneau de ce dernier, sont bûchés ; il manque le bras droit (sans doute en haut relief) du Baptiste. Deux festons de l'abat-voix, manquants en 1992, ont été rétablis avant 2011. La chaire, qui ne semble pas avoir été polychromée à l'origine, fut "vernie" en 1872, puis recouverte d'une patine faux bois très foncée.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre objet, 1912/11/05
  • Référence MH

Documents d'archives

  • Église, presbytère, cimetière, 1818-1932.

    Archives départementales des Landes : 2 O 442
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 24 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 78/8
  • Livre de comptes destiné à constater les recettes et les dépenses de l’église de Candresse, 1848-1892.

    Eglise paroissiale, Candresse

Bibliographie

  • PREAUD Maxime. Inventaire du fonds français. Graveurs du XVIIe siècle. Tome 12. Jean Lepautre (deuxième partie). B.N.F., 1999.

    p. 178 et 183, ill. 1621-1624 et 1639
Date d'enquête 2011 ; Date(s) de rédaction 2011
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel