Dossier IA17047046 | Réalisé par
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Cale de carénage
Auteur
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
  • Commune Marans
  • Lieu-dit
  • Adresse quai du Maréchal Foch
  • Cadastre 2016 AR

Jusqu'en 1860, une simple grève ou "grave", située au lieu appelé "la Grave", servait de cale de carénage et de construction. Ce lieu se trouvait au creux d'une boucle de la Sèvre, sur la rive droite du fleuve, là même où le bassin a ensuite été creusé. Il incluait un chantier de construction et une habitation, rachetée par l'Etat pour en faire la maison du garde du port et un magasin de matériel des Ponts et chaussées.

En 1834, on envisage déjà de déplacer la cale, sujette à envasement, de l'autre côté de la Sèvre, au bout des magasins qui se trouvent alors le long de la rive gauche du port. En 1845, dans son projet de réaménagement du port qui prévoit le creusement d'un bassin à flot, l'ingénieur Marchegay propose la création d'une cale de radoub sur la rive nord du bassin, pour remplacer la cale de la Grave, engloutie par le bassin. Les travaux du port, incluant la cale, sont adjugés en 1859 à l'entreprise Aubert Frères, de Niort. Le 28 juillet 1862, la cale accueille son premier bateau en carénage.

Dans les années 1880, la transformation du bassin du port en bassin à flot (par la construction du canal maritime et de son écluse) entraîne une modification profonde de l'utilisation de la cale, en arrêtant l'effet des marées. Jusqu'ici, les bateaux pouvaient accéder à la cale à marée haute, ce qui est désormais impossible. Dès lors, en 1889, A. Bureau, propriétaire du chantier naval, équipe la cale de cabestans et de glissières pour hisser les bateaux.

Cette grande cale empierrée, de forme trapézoïdale, mesure 63 mètres de long à la base, et 22 mètres de large. Elle est inclinée à environ 10 %. Son pavage, en grande partie conservé sur sa partie sud-ouest, plus dégradé dans la partie nord-est, s'intercale entre des cloisonnements en bois reposant sur des pilotis. Chaque cloisonnement forme un rectangle de 5 mètres sur 4, contenant environ 835 pavés chacun. Les pavés sont des moellons venus de Niort pour la partie supérieure de la cale, de Marans pour la partie inférieure. Le tiers central de la cale est occupé par un "slipway" ou gril de carénage mobile, en métal, monté sur quatre rails.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • bois
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Informations, documentation, photographies et notes de dépouillements d'archives fournies par M. René Durand (1924-2018), Marans.

Documents figurés

  • 1820 : plan cadastral de Marans.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5065
  • 1806, 10 janvier : Plan du port de Marans, traversé de la riviere de Sèvre avec le projet de redressement des quays et curement de son lit, par l'ingénieur en chef des Ponts et chaussées Tréton-Dumousseau.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 S 14/3
  • 1849 : Plan de terrains appartenant à l’État à affermer pendant les années 1849,1850 et 1851, par l'ingénieur Marchegay.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 S 601/1
Date d'enquête 2016 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Suire Yannis
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Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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