Dossier IM40006655 | Réalisé par
Buste du Christ, dit "Christ aux outrages", Église paroissiale Notre-Dame
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Audignon
  • Dénominations
    buste
  • Titres
    • Christ
  • Appellations
    Christ aux outrages

La version originale du Buste du Christ d'Auguste Clésinger (1814-1883), sculptée à Rome en 1858, fut présentée au Salon parisien de 1859 (n° 3145) avec un succès mitigé - Alexandre Dumas, par exemple, tout en louant "l'exécution large et simple", admira "plus le praticien que l'artiste" ("la main l'emporte sur le cerveau, ce n'est ni le Christ-Dieu, ni le Christ-homme ; c'est, si l'on veut, la tête d'un martyr") ; Henri Dumesnil jugea l'œuvre "traitée avec un sentiment personnel" ; Baudelaire et Henri Delaborde, en revanche, laudateurs de l'Eve présentée au même Salon, passèrent le Christ sous silence.

Ce demi-succès n'empêcha pas le sculpteur de multiplier par la suite les répliques et variantes de sa composition, série dont la chronologie n'est pas exactement établie. La version d'origine, qui appartint au célèbre fondeur Ferdinand Barbedienne, est traditionnellement identifiée avec le marbre conservé (avec une Vierge en pendant) en l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Villeneuve-le-Roi (réf. IM94000635), signé et daté de Rome en 1858. Un autre exemplaire, portant les mêmes inscriptions, passé en vente chez Sotheby's Londres en décembre 2013, revendique toutefois le même statut d'original (mais le catalogue de la vente semble ignorer l'existence du buste de Villeneuve-le-Roi). Un autre marbre, repéré par Barbara Sibille à l'église de Paleyrac (Dordogne), correspond au même modèle.

L'exemplaire d'Audignon porte la mention gravée "3e étude", qui désigne certainement son rang dans la série de ces Christs. Comme celui du musée de la Vie romantique (daté 1867), il présente d'importantes variantes par rapport au modèle original (abaissement des épaules, orientation plus frontale de la tête, présence de deux mèches de cheveux retombant sur le torse au lieu d'une). L'une et l'autre versions furent éditées en bronze, en diverses tailles, par les maisons Barbedienne et Poussielgue-Rusand (un bel exemplaire de cette dernière au Museum of Fine Arts de Boston, inv. n° 1983.158).

Le buste d'Audignon, sur lequel les archives de la paroisse sont muettes, a sans doute été offert (ou prêté ?), comme d'autres objets conservés dans l'église, par les marquis de Galard, propriétaires du château de Captan. A la suite de travaux de réfection intérieure menés dans l'église Notre-Dame, le buste a été déposé le 25 juin 1996 au château de Captan, son probable lieu de provenance, où il se trouvait toujours au moment de la présente enquête (comm. de Vincent Matéos, CAOA adjoint des Landes, septembre 2017).

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , (incertitude)
  • Dates
    • 1859
  • Stade de création
    • version de sculpture
  • Auteur(s)

Buste à la française (coupé aux épaules et à mi-poitrine) en marbre blanc de Carrare, fixé sur un piédouche circulaire du même marbre, mouluré en cavet renversé. Travail au ciseau droit et au trépan (pour les boucles de la chevelure, les extrémités bifides de la barbe et la couronne d'épines).

  • Catégories
    sculpture
  • Structures
    • revers sculpté
  • Matériaux
    • marbre uni, blanc taille avec mise au point, mouluré, poli
  • Mesures
    • h : 65 (hauteur du buste avec le piédouche)
    • la : 43
  • Iconographies
    • en buste, Christ souffrant, La couronne d'épines
  • Précision représentations

    Buste du Christ souffrant, la tête baissée couronnée d'épines et les yeux mi-clos. Le titre traditionnel de Christ aux outrages paraît illustrer le moment de la dérision de Jésus par les soldats de Pilate, immédiatement après le Couronnement d'épines. Toutefois, le catalogue du Salon de 1859 mentionne simplement une Tête de Christ. D'autre part, dans la première version de la composition (Rome, 1858), les épaules soulevées désignent sans ambiguïté un Christ suspendu à la Croix. Il en est sans doute de même pour la variante ici étudiée.

  • Inscriptions & marques
    • signature, gravé
    • inscription, gravé
  • Précision inscriptions

    Signature (gravée au revers, sur la coupe de l'épaule dextre) : CLESSINGER (sic). Inscription (gravée au revers) : 3e étude.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune (incertitude)
    propriété d'une personne privée (incertitude)
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre objet, 1984/09/05

Bibliographie

  • DUMAS Alexandre. L'art et les artistes contemporains au salon de 1859. Nouvelle édition augmentée. Arvensa Éditions, 2015.

    p. 56
  • DUMESNIL Henri. Le Salon de 1859. Paris : Veuve Jules Renouard, 1859.

    p. 212
  • Le Second Empire, essor des Landes, 1852-1870. Catalogue d'exposition, Mont-de-Marsan, 1980-1981.

    p. 10, n° 9 (repr.)

Périodiques

  • AMANN A. H. "Les Expositions au Musée de Mont-de-Marsan". Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1981, 1er trimestre.

    p. 80 (repr.)
Date d'enquête 2016 ; Dernière mise à jour en 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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