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Bourg de Lencloître

Dossier IA86013586 réalisé en 2019

Fiche

Dénominationsbourg
Aire d'étude et cantonLencloître
AdresseCommune : Lencloître

Le bourg se structure autour du prieuré fondé au début du XIIe siècle par Robert d'Arbrissel sur des terres données par le vicomte de Châtellerault Aymeri Ier. Les rues de l'Ancien Pont et de la Franchise sont les plus anciennes.

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Les témoignages bâtis antérieurs à la Révolution sont rares dans le bourg.

La rue de la Franchise conserve ainsi une fenêtre avec un arc en accolade qui peut dater du 15e ou 16e siècle. Jusqu’en 1845, les maisons du bourg construites en pierre de tuffeau apparente ou recouverte d’un enduit, sur trois niveaux, présentent un décor essentiellement constitué de pilastres plats et de chapiteaux.

La massive bâtisse édifiée à l'angle du champ de foire et du rond-point du 11 novembre 1918 en est un bon exemple. Construite en moellon enduit et pierre de tuffeau elle comprend un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Les seuls éléments de décor sont les bandeaux moulurés séparant les niveaux et la corniche denticulée. La porte d'entrée est une porte bâtarde surmonté d'une imposte vitrée : ce type de porte se rencontre dans plusieurs maisons du bourg notamment sur la place de l'hôtel de ville et celle de l'église (maison portant la date 1830).

La crue de l’Envigne de juin 1845 amorce une reconstruction dans le bourg : les maisons construites après cette date gagnent en hauteur et en largeur. Les travées sont bien lisibles et le décor se concentre sur les linteaux des portes et des fenêtres (8, Grand Rue ; 16, Grand Rue ; 10, place du Champ de Foire).

Dans les rues qui prolongent le bourg au nord et au sud, quelques maisons présentent une structure de type semi-rural avec un rez-de-chaussée surmonté d'un comble en surcroît éclairé par une ou plusieurs boulites (9 et 11 rue du Huit mai 1945 ; 8, 10, 12 rue des Sables). Vers 1880 et jusqu’en 1914 environ, des modèles de constructions plus urbains s’imposent (fenêtre à gâble, lucarnes en zinc ; 1, 2 et 4 route de Châtellerault). L’enrichissement architectural est lié à l’arrivée d’industriels et de notables qui se font construire des maisons ou villas entourés d’un jardin. Les maisons sont plus hautes, avec fermes débordantes en bois et plate bande sculptées.A partir de 1920, l’habitat du bourg est moins groupé et s’éloigne du bourg. Les maisons présentent souvent une façade en avant-corps ou un pignon couvert d’une ferme débordante (6 rue des Sables ; 15 route de Châtellerault).

Après 1945, outre les lotissements au Pied-Breton ou aux Tuileries, réalisés par la commune dans les années 1960, le pavillonnaire se développe et quelques constructions se démarquent par leur style (maison au 4, rue de Boussageau ; rue Louis Pasteur). Dans la Grand’Rue, plusieurs façades sont modifiées pour accueillir des commerces ou des services (maison Bichier en 1966, cinéma l’Étoile en 1970). Les pavillons édifiés au début des années 2000 et 2010 se concentrent aujourd'hui dans les hameaux.

Murspierre moellon enduit
Toittuile, ardoise
(c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Lorieux Clarisse
Lorieux Clarisse (1980 - )

Chercheuse-associée au service régional de l'inventaire de la Nouvelle-Aquitaine (site Poitiers et Limoges), attachée à l'Agglomération de Grand Châtellerault à partir de septembre 2018 pour conduire l'inventaire du patrimoine du Grand Châtellerault.


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